vendredi 12 septembre 2014

Trajectoire



Trajectoire

Dès que je réfléchis, il me faut très peu de temps pour que la question primordiale recommence à me tarauder : Pourquoi ? Quel est le sens de ma vie ?
Et me voilà embarqué vers des horizons sans cesse visités et jamais découverts.
Et le cortège de questionnements reprend son cours : d’abord, y a-t-il un sens à trouver ou ne sommes-nous que des expériences d’amas cellulaires spontanés ?
Y a-t-il un plan, une direction, un chemin à trouver et à emprunter, ou bien devons-nous nous laisser porter par la vague en attendant qu’elle nous engloutisse ?
En fait, pour tenter de comprendre, il faut revenir en arrière et refaire une lecture de sa vie depuis sa naissance à aujourd’hui ; à ce moment-là se dessine une direction, une trajectoire qui nous permet de voir le chemin parcouru par le nouveau-né, l’enfant, l’adolescent, l’adulte, l’âge mur et la vieillesse.
Et peut-être, à partir de là, peut-on espérer saisir un sens qui soit une compréhension globale de notre réalité apparente et des réalités masquées qui nous conditionnent.


La vie est un trajet jalonné de carrefours qui nous amène à faire des choix, et chaque fois que nous sélectionnons une option, nous en éliminons plusieurs autres possibles. Ce que nous avons retenu va se manifester dans notre vie réelle; les autres options ne sont pas perdues, elles poursuivront leur chemin dans d'autres vies, qui nous échappent.
Nous sommes acteurs dans des jeux de rôles qui s’affranchissent des barrières du temps et l’espace qui brident notre troisième dimension ; ailleurs, nous existons toujours, dans des vies différentes où nous faisons d’autres expériences.
Un même objet peut se trouver à plusieurs endroits différents, ce que nous révèle la mécanique quantique en démontrant qu’une particule microscopique peut exister simultanément dans un mélange de plusieurs états. Cela signifie qu’un électron peut posséder à la fois deux vitesses, ou être à deux ou plusieurs endroits différents à la fois.
A notre échelle, ce phénomène peut se retrouver dans les facultés de dédoublement, de bilocation ou d’ubiquité qui semble être réservées aux saints et à certains mystiques, comme Padre Pio.
Pour expliquer ce phénomène, Einstein avait formulé cette définition : « La distinction entre passé, présent et futur est une illusion, malgré tout persistante. Le temps n'est pas ce qu'il semble être. Il ne s'écoule pas simplement dans une seule direction, et le futur existe simultanément avec le passé. »
Ce qui implique que la mort n’existe pas dans un monde sans temps et sans espace. Après la mort de son vieil ami, Albert Einstein a déclaré : « Désormais Besso s’en est allé de ce monde étrange un petit peu en avance sur moi. Cela ne veut rien dire. Les gens comme nous … savent que la distinction entre le passé, le présent et le futur n’est qu’une illusion persistante et têtue. »

Tout récemment, une équipe de scientifiques de l'Université d'Oxford a prouvé que les mondes parallèles existent.
La théorie de ces mondes est apparue en 1950. Hugh Everett a proposé que chaque nouvel événement dans l'univers, peut-être, provoque sa séparation. Ainsi, le nombre d'univers alternatifs tend vers l'infini. La théorie avait été reconnue comme tenant du fantastique et oubliée. Cependant, à l'université d'Oxford l'équipe a conclu qu’Everett était sur la bonne voie.
Les calculs montrent que les structures arborescentes en formes de buissons, qui se forment au cours de la désagrégation de l'univers en versions parallèles de lui-même, expliquent les résultats de la nature probable de la mécanique quantique. Les scientifiques affirment qu'il est inévitable que nous vivions dans l'un de ces nombreux mondes parallèles, et non pas dans un monde unique.

De fait la réincarnation devient un terme inapproprié à remplacer par "multiples incarnations simultanées" dans différentes époques, lesquelles existent ensemble dans l'instant présent ; nos réincarnations expriment notre être profond, notre entité, évoluant constamment en se créant plusieurs rôles, plusieurs personnalités.

L’Entité est le Soi total qui prend plusieurs identités distinctes dans de multiples densités de troisième, quatrième ou ixième dimensions.
En rêve ou en méditation, chacun entre en contact avec d’autres versions de lui-même, du Soi total ou supérieur. Chacun peut aussi contacter ces autres versions à l’état de veille, à l’état conscient, car la communication est permanente. Le frein à cette communication permanente est le mental, l’ego.
La glande pinéale semble être l’organe biologique de connexion entre le plan physique, les plans subtils et notre Soi supérieur. Ce canal énergétique, appelé Anthakarana en sanscrit, s’active durant les exercices de méditation ou pendant les rêves, c’est-à-dire lorsque l’être arrive à se déconnecter de son mental.

Par ce biais nous abordons la perception extrasensorielle, appelée aussi sixième sens ; cette perception se situe au-delà des cinq sens habituels soit la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat et le goût.
Cette perception extrasensorielle peut se manifester, selon les individus, de façon diverse :
La Télépathie, ou communication d'esprit à esprit, permet d’envoyer ou recevoir des pensées avec une autre personne.
La Voyance est la perception d’un événement sur le point de se produire
La Précognition consiste à percevoir des événements futurs avant qu'ils ne se produisent.
La Clairsentience est la capacité de se ressentir la présence d’entités d’autres dimensions autour de nous.
La Clairaudience est la capacité d'entendre des messages de nos guides spirituels, ou d’autres entités.   
La Psychokinésie est la capacité de déplacer des objets, à distance, sans aucun contact.

Autant d’outils mis à notre disposition pour pouvoir explorer d’autres dimensions et avoir enfin une vision exhaustive des réalités qui nous entourent à notre insu.
Tout n’est que sens et mouvement à travers une dynamique existentielle qui nous échappe en conscience ; c’est seulement quand la trajectoire s’achève, que la cible est atteinte et que l’immobilité s’installe qu’il nous est donné de comprendre enfin ce que nous avons fait et qui nous sommes.
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« La conscience est tout à la fois la source et le moyen de percevoir les différentes dimensions de la réalité. Telle que vous la connaissez, elle est hautement spécialisée. Les sens vous permettent de percevoir le monde tridimensionnel, et pourtant, en raison de leur nature particulière, ils peuvent inhiber la perception d’autres réalités également valables.
 Pour la plupart, vous vous identifiez à cette dimension de vous-mêmes orientée vers l’existence physique. Vous ne penseriez pas à vous assimiler à une partie de votre corps à l’exclusion des autres et pourtant, c'est ce que vous faites quand vous vous imaginez que le soi égotiste porte le fardeau de votre identité.
 Je vous dis que vous n’êtes pas un sac cosmique composé de chair et d’os, le tout jeté dans un mélange chimique. Je vous dis que votre conscience n’est pas un produit destructible, formé accidentellement à travers l’interaction de composants chimiques.

L’ego extérieur et l’ego intérieur opèrent ensemble, le premier pour vous permettre d’agir dans le monde que vous connaissez, l'autre pour vous apporter ces délicates perceptions sans lesquelles votre vie physique ne pourrait se maintenir.
Quoi qu’il en soit, c’est une part de vous, l’identité profonde, qui forme à la fois l’ego intérieur et l’ego extérieur, qui décide que vous serez un être physique ici et maintenant. C’est le noyau de votre identité, la graine psychique à partir de laquelle vous êtes nés, la personnalité multidimensionnelle dont vous faites partie.


Le soi que vous connaissez n’est qu’un élément de votre identité totale. Ces différents Soi, personnalités « fragments », comme je les appelle, ne sont pas comme les cordes d'un instrument. Ils s’apparentent aux différentes pelures d’un oignon ou aux quartiers d'une orange. Ils sont tous reliés à une même vitalité et grandissent dans différentes réalités alors qu’ils surgissent de la même source.
Je ne compare pas la personnalité à une orange ou à un oignon, mais je tiens à insister sur le fait que ces choses croissent de l’intérieur vers l’extérieur ; ainsi fait chaque fragment du Soi total. Vous observez l’aspect extérieur des choses. Vos sens vous permettent de percevoir les formes extérieures auxquelles vous réagissez, mais d’une certaine façon, ils vous contraignent à percevoir la réalité à leur manière. Dans la matière, la vitalité intérieure n'a pas cette évidence.

Vous vous fermez à la multitude des informations intérieures qui surgissent au sein même de votre chair. Pourtant, même en tant que créature physique, vous êtes, d’une certaine manière, un élément d’autres consciences. Il n’y a pas de limitations au Soi. Il n’y a pas de limites à ses potentialités.
Vous pouvez par ignorance adopter des limites artificielles. Vous pouvez vous identifier à votre ego intérieur et vous couper des possibilités qui sont une part de vous. Vous pouvez les nier mais vous ne pouvez changer les faits. La personnalité est multidimensionnelle, bien que beaucoup de gens refusent d’admettre autre chose que leur existence tridimensionnelle, prétendant qu’il n’y a rien d’autre.


L’ego est un dieu jaloux et il veut servir ces intérêts. Il ne veut pas admettre la réalité de plusieurs dimensions hormis celles dans lesquelles il se sent à l'abri et qu’il peut comprendre. Il devrait être une aide et on lui a permis de devenir un tyran. Malgré cela, il a plus de ressort et semble plus avide d’apprendre qu’on ne le suppose généralement. Il n’est pas par nature aussi rigide qu’il paraît. Sa curiosité peut être d'une grande valeur.
Si vous avez une conception limitée de la réalité, votre ego fera de son mieux pour vous confiner dans ces étroites limites. Si, au contraire, vos intuitions et vos instincts créateurs admettent la liberté, ils laisseront filtrer un peu de la connaissance venue de dimensions plus vastes. Celle-ci atteindra la part de votre personnalité orientée vers la vie physique. »

Jane ROBERTS
L’enseignement de Seth
Permanence de l’âme


« Nous vivons "au milieu" de plans multiples aussi réels que le nôtre et ces plans ne peuvent être perçus par l’homme, sauf dans certaines conditions connues de rares initiés ou bien "par hasard", si l’on veut, par cette expression, impliquer que les conditions nécessaires sont remplies à l’insu de la conscience objective par celui qui soudain fait l’expérience d’un "autre monde" ».

Raymond Bernard
« Le Bossu d’Amsterdam »



Les trois yeux de la connaissance


Les trois yeux de la connaissance

« La connaissance comporte trois degrés : l'opinion, la science, l'illumination. Le véhicule ou l'instrument du premier, c'est la sensation; du deuxième, la dialectique; du troisième, l'intuition. Au dernier je subordonne la raison. C'est la connaissance absolue qui repose sur l'identification de l'esprit connaissant à l'objet connu. »

PLOTIN


« L'existence est graduée, et avec elle, le savoir. »
C'est-à-dire qu'il existe des niveaux d'être et des niveaux de connaissance menant, en quelque sorte, du fin fond de la caverne à - et au-delà de - l'ouverture.

Ken Wilber
(Les Trois Yeux de la Connaissance)

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Kenneth Earl Wilber Junior (né le 31 janvier 1949) est un écrivain et spiritualiste américain. A peu près inconnue en France, son œuvre couvre les domaines de la psychologie, de l'épistémologie, de l'histoire des idées, de la sociologie, de la mystique, de l'écologie et de l'évolution. Elle a pour projet de formuler ce que Wilber dénomme une « théorie intégrale de la conscience » et fait de son auteur un des chefs de file de ce qu'on appelle, dans les pays anglo-saxons, la « théorie intégrale ». Il a d'ailleurs fondé, au tournant du millénaire, l’Integral Institute.

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« Saint Bonaventure, le grand Docteur séraphique de l'Église enseignait que les hommes et les femmes possèdent au moins trois moyens d'accéder à la connaissance — « trois yeux »: l'œil de chair, par lequel nous percevons le monde extérieur de l'espace, du temps et des objets; l'œil de raison, par lequel nous acquérons une connaissance de la philosophie, de la logique et du mental lui-même; et l'œil de contemplation, par lequel nous nous élevons jusqu'à une connaissance des réalités transcendantes.

Saint Bonaventure ajoute que toute connaissance est une sorte d’illumination. Il y a l’illumination extérieure et inférieure (lumen exterius et lumen interius), qui éclaire l’oeil de chair et nous donne accès à la connaissance des objets tangibles. Il y a la lumen interius, qui éclaire l’oeil de raison et nous donne accès aux vérités philosophiques. Et il y a la lumen superius, la lumière de l’Etre transcendant qui éclaire l’oeil de contemplation et révèle une vérité salutaire, « une vérité qui mène à la libération ».
Selon Saint Bonaventure, nous trouvons dans le monde extérieur un vestigium ou « vestige de Dieu » — l’œil de chair perçoit ce vestige (qui apparaît sous forme d’objets séparés dans l’espace et le temps). En nous-mêmes, dans notre psyché — en particulier dans la « triple activité de l’âme » (mémoire, raison et volonté) — nous trouvons une imago de Dieu, laquelle nous est révélée par l’œil mental.
 Enfin, grâce à l’œil de contemplation, éclairé par la lumen superius, nous accédons à l’ensemble du domaine transcendant, au-delà du sens et de la raison — à l’Ultime Divin, lui-même. 

Tout ceci s'accorde parfaitement à la vision de Hugh de Saint Victor (le premier des grands mystiques victoriens), qui distinguait entre cogitatio, meditatio et contemplatio. La cogitatio, ou simple connaissance empirique, est une recherche des faits relatifs au monde matériel au moyen du seul œil de chair. Lameditatio est une recherche des vérités au sein de la psyché elle-même (l'imago de Dieu) à l'aide de l'œil du mental. La contemplatio est la connaissance par laquelle la psyché ou âme est unie de façon instantanée à la Divinité en une intuition transcendante (révélée par l'œil de contemplation). 

Cette terminologie particulière — œil de chair, de raison et de contemplation — est d'origine chrétienne, mais on trouvera des idées similaires dans les principales écoles de psychologie, de philosophie et de religion traditionnelles. Les « trois yeux » d'un être humain correspondent, en réalité, aux trois domaines majeurs de l'être décrits par la philosophie éternelle, qui sont le grossier (charnel et matériel), le subtil (mental et animique), et le causal (transcendant et contemplatif). Ces domaines ont fait l'objet de multiples études détaillées, aussi me contenterai-je de signaler qu'il y a unanimité sur ce point parmi les psychologues et les philosophes traditionnels. 


 « L’homme qui vit dans sa nature spirituelle a cessé d’avoir la foi, qui se trouve remplacée par la connaissance.
L’esprit d’un tel être se confond avec la voix de l’intuition. Le temps d’un éclair, et elle lui enseigne les choses qu’il lui faudrait des années pour apprendre par les méthodes extérieures d’investigation, si tant est que le monde extérieur puisse jamais lui apporter la connaissance.
Son esprit relié au Père, sa propre source, lui fournit sans effort la perception instantanée des événements, des principes et des choses. »

Phylos
« J’ai vécu sur deux planètes »

Sagittaire de Johfra Bosschart


samedi 5 juillet 2014

Blog en pause


A bientôt


dimanche 1 juin 2014

L’Être pluridimensionnel



L’Être pluridimensionnel

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. »
 Confucius

« Non seulement vous faites partie d’autres soi indépendants, concentrés dans la réalité qui leur est propre, mais il y a entre vous une relation de sympathie. Du fait de cette relation, votre expérience n’est pas, par exemple, limitée par des mécanismes physiques de perception. Vous avez accès à la connaissance qui appartient à ces soi. Vous pouvez apprendre à concentrer votre attention ailleurs que dans la vie physique pour faire l’apprentissage de nouveaux modes de perception. Ils vous seront utiles pour élargir votre conception de la réalité et approfondir votre expérience. »
Seth

On a deux vies ; sans doute même plus de deux ; des vies multiples et simultanées qui se déroulent à notre insu. Mais à quoi peut servir de vivre, si l’on n’en est pas conscient. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », mais que dire alors d’une existence sans conscience ?
Pourtant nous vivons en même temps, le passé, le présent, et le futur, mais sur des plans différents, dans des vibrations et des niveaux de conscience en résonance avec notre évolution spirituelle qui demeurent imperceptibles à nos mentalités d’êtres incarnés. Il existe une clé pour nous permettre de découvrir et comprendre les mystères de notre parcours et ainsi de « percer sans frémir ces portes d'ivoires ou de corne qui nous séparent du monde invisible ».

Cette clé nous a été fournie par un instructeur métaphysique, Seth.
La vie après la mort, les réincarnations, les rêves, la nature du bien et du mal, le processus par lequel nous créons notre réalité à partir de nos idées et de nos émotions - autant de sujets auxquels Seth apporte un éclairage unique, et d'autant plus précieux qu'il s'applique directement à notre vie quotidienne. Seth dévoile des univers vertigineux que la physique quantique vient confirmer ; il nous invite à regarder vers l'intérieur pour accéder à d'autres niveaux de réalité, à nous changer nous-mêmes pour changer le monde. Traduits en dix-sept langues, « Les livres de Seth » dépassent les sept millions d'exemplaires vendus.

Les informations suivantes sont extraites du livre « Seth, rêves et projections de conscience » (1987), de Jane Roberts, avec l’introduction de son compagnon Robert F. Butts, écrite en 1985, après la mort de Jane.

« La vie d’un individu donné peut être légitimement être comparée au rêve d’une entité. Alors que l’individu souffre ou profite des années qui lui sont données, l’entité perçoit ces années comme un rien de temps. L’entité les voit de la même manière que nous voyons les rêves. Tout comme vous donnez un sens intérieur et une organisation aux rêves, et en obtenez des connaissances et des satisfactions, bien qu’ils ne soient qu’une partie de votre vie, de même l’entité dans une certaine mesure dirige, organise et donne un sens à ses personnalités.» (p.173)

Ce que Nerval appelle « l’épanchement du songe dans la vie réelle » est un instrument de connaissance extrasensorielle donné à l’homme pour accéder à d’autres mondes ; celui qui prend conscience de ses rêves et surtout arrive à décrypter leur signification prend pied dans un ailleurs qui nous affranchit de l’illusion de notre réalité de troisième dimension. A ce moment-là, « le monde des Esprits s'ouvre pour nous ».
Seth apporte des informations concrètes et complémentaires, en précisant que nos vies incarnées dans la matière correspondent aux rêves de notre entité supérieure et que c’est la multiplicité de nos vies parallèles qui lui permettent de progresser spirituellement à travers nos expériences vécues, diverses et variées.



« Les expériences rencontrées par les autres parties du soi sont utilisée par le soi total. La connaissance obtenue là est inestimable, non seulement en terme d’expérience globale, mais en tant que moyen d’entraîner l’égo et l’inconscient à choisir entre diverses activités.
Toutes ces données sont instantanément disponibles; seul l’égo n’a pas conscience de ce champ de réalité. Il en serait submergé. Vous choisissez des schémas venant de ce champ de probabilités que vous tisserez dans la matière physique de votre univers. Le soi du rêve voit les deux champs et opère dans chacun d’eux. Il faut comprendre que le soi probable a aussi ses propres rêves.
Le champ de probabilités lance de nombreux autres systèmes au-delà du votre. Il est composé d’images de pensée, non pas physiquement matérialisées, mais comme des conteneurs vivaces d’énergie. C’est là qu’est fabriqué le matériau de tous vos passés, présents et futurs. C’est loin d’être un système fermé. (…) » (p.275)


Un maillon de la chaine a-t-il conscience de la continuité et de la solidarité des éléments la constituant ? La force et la stabilité d’une roue ne repose-t-elle pas sur l’équilibre du moyeu et de ses rayons qui convergent vers le centre ?

Notre organisme est composé de milliards de cellules. Elles naissent, croissent et meurent en permanence pour maintenir l’équilibre des tissus et organes qu'elles constituent en totale autonomie et sans que nous n’en prenions jamais conscience.

Nous devons parvenir graduellement à l’auto-conscience de ce système pluridimensionnel qui nous constitue pour reconnaitre notre identité réelle au-delà des apparences.

« Chaque vie est un maillon d’une chaine, un maillon d’énergie mise en forme en fonctions des conditions d’incarnation. L’âme est la somme des expériences enregistrées, elle est la chaine qui les relie les unes aux autres en acquérant ainsi un sens global, une direction et une finalité. Vous ne pourrez comprendre ce sens que lorsque vous aurez la connaissance totale de toutes vos incarnations depuis l’origine de votre étincelle cosmique ; jusque-là vous êtes dans le fractionnement et le cloisonnement, chaque vie participant partiellement au grand tout, à votre insu.

Ne vous demandez pas quel est le sens de votre existence actuelle, votre conscience n’a pas les moyens d’apporter de réponse à cette question. Rappelez-vous, par contre, que votre vie correspond à un contrat sacré que vous avez signé avant de venir en incarnation sur terre ; vous n’en avez pas le souvenir, ce qui est voulu, mais l’énergie qui coule en vous sait pertinemment ce qu’elle doit faire et vous le suggère en permanence. Elle est à l’origine de votre création, participe à toutes vos transformations et vous guidera jusqu’à la révélation finale ; soyez toujours conscient de cela : vous êtes une énergie pure qui perdure au-delà de toutes vos métamorphoses, une énergie de nature éthérique, spirituelle, cosmique, qui sait d’où elle vient et vous y ramènera, quels que soient les obstacles, comme une rivière qui trouvera toujours la mer. »
(Communication avec Ophoemon)

 

D’après la théorie des supercordes, dans le cadre de la physique quantique, il n’existerait pas moins de 11 dimensions différentes dans l’univers, et une communication entre elles serait possible.

« Il y a de nombreuses versions de vous dans les systèmes probables, et chaque Vous est relié psychologiquement à une structure de personnalité. Le Vous que vous connaissez en fait partie. Dans votre système, tous les autres Vous semblent exister dans une réalité probable.
Pour chacun d’eux, les autres sembleraient exister dans un univers probable, et pourtant ils sont tous connectés. Vous tous n’avez pas eu les mêmes parents, par exemple, et il y a des parties de situations probables qui existent dans les vies séparées de vos propres parents. Dans deux réalités probables, votre mère n’a pas eu d’enfants. Dans ces réalités vous n’existez pas. Dans certaines, elle s’est mariée mais pas avec l’homme que vous connaissez comme votre père. Un lien psychologique existe entre ce premier fils dans cet autre système et vous-même. (…) Le soi intérieur est influencé psychologiquement par ces personnalités probables, car elles représentent toute une structure de personnalité ou de forme que vous ne connaissez pas du tout. Vos psychologues ne s’occupent au mieux que de psychologie unidimensionnelle.
Dans l’état de rêve, les parties de « structures » plus vastes communiquent parfois en symboles hautement codifiés. Il est très improbable que vous puissiez les déchiffrer pour l’instant. Il y a un système de « feedback » qui fonctionne, et pourtant vous devez comprendre que ces autres identités sont pleinement indépendantes et individualisées. Elles existent dans des structures psychologiques codifiées dans votre personnalité, de la même façon que vous existez dans les leur. Elles restent latentes en vous (…).
Elles ne sont pas forcément des soi plus évolués. Certaines capacités seront plus développées chez elles que chez vous, et vice versa. Je ne parle pas de parties de votre soi qui existent dans le « futur ».
Chaque soi probable, voyez-vous, a des soi « futurs ». (p.312)

Ainsi parlait Christiane Singer



Ne rien faire

« L’insatisfaction que nous ressentons à ne pas être là où il faut quand il faut est un aiguillon qui nous pousse en permanence dans une quête prodigieuse de nous-mêmes. "

Leçon de chose
Décor : une fenêtre ouverte peut suffire - un banc de square, mieux encore : la forêt.

S’immobiliser.

Stopper la toupie verbale qui entraîne notre esprit dans sa giration obsessionnelle.
Se taire passionnément. Et chaque fois qu’une association de pensées se faufile, s’immisce dans une fêlure de notre attention, la rejeter impitoyablement.
Ne rien faire, ne rien déranger.

Dériver.

Assise sur un rocher, je laisse le froid visiter l’épaisseur de mes jupes.
Me traversent le crissement et les bruits, l’odeur de la terre.
Suspension. Pointe aiguë. L’envie de crier.
Soudaineté de la perfection.

Je n’écoute pas. Les sons me recouvrent comme un lichen.
Je ne regarde pas. Les branches et leurs ombres poussent dans les yeux ouverts.
Je ne respire pas. Un souffle régulier m’habite et me scande.
Je ne flaire pas. Les odeurs m’enfouissent au ventre leurs rhizomes.

Absence et suspension.
Où allais-je chercher l’aventure ?

Une escapade semblable permet au moins deux découvertes : en ne faisant rien, celui qui n'a rien fait a déjà fait beaucoup; et ce qu'il faut à l'homme pour aller au bout de ses rêves et de ses possibilités n'est rien d'autre que ce qu'il a déjà : son corps.

Dès lors, tout s'éclaire. Ce que la méditation a de si suspect pour l'ordre social et économique, c'est qu'elle nous apprend à nous mouvoir ailleurs, dans un univers dont les richesses innombrables échappent aux circuits monétaires et marchands.

Christiane Singer
« Les âges de la vie »
Editions Albin Michel (p. 25-27)


Scorpion de Johfra Bosschart