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vendredi 19 juin 2026

Juste un entre deux

 


Juste un entre deux

On ne peut connaître réellement que ce qui nous arrive au cours de notre existence. C’est le seul mode de connaissance directe et authentique, la connaissance vécue. Tout le reste n’est qu’information ou témoignage.

La mort est la dernière connaissance directe qui nous soit donnée, sans doute la plus difficile et la plus effrayante. Parce que, tout au long de sa vie, on se croit immortel, par inconscience ou par peur de cette issue fatale, on ne se prépare pas à affronter la mort, notre mort.

Tout a commencé par « Je suis né » et tout se termine par « Je suis mort ».

Apprendre qu’une maladie incurable est à l’œuvre au sein de notre organisme nous oblige à affronter les conditions de notre mortalité. Dans ce face-à-face, nos expériences passées et leurs connaissances acquises ne pèsent plus rien devant notre impuissance.

 Peut-on se battre contre sa mort ? Sûrement pas, puisque notre défaite est inscrite.

« Le frôlement du il y a c'est l'horreur » a écrit le philosophe Emmanuel Levinas. Et c’est bien là notre programme. Il y a bien la mort comme terme de la vie, et il y a surtout ma mort pour conclure mon existence. Comment éviter que notre mort devienne une horreur. Angoisse et vulnérabilité engendrent la frayeur et la panique, la peur de l’inconnu augmentant ce sentiment.

Quelle doit être mon attitude face à ma mort ? Je dois impérativement conserver mon calme et la maîtrise de moi-même. Et pour ce faire je dois ignorer la peur et la soumettre par l’acceptation. La mort est inéluctable, donc la seule solution logique consiste à l’accepter en me donnant les moyens de mieux la connaître. Je dois découvrir la signification profonde de cette étape de la vie pour réussir ma mort.

Quand je suis né, je suis arrivé dans un corps physique. A ma mort, je vais quitter ce corps physique usé. Mais avant ma naissance, mon être était bien quelque part en tant qu’essence purement spirituelle. Après ma mort je devrais donc retrouver cet état désincarné et continuer mon évolution spirituelle. Mourir c’est faire un passage dans un sens inverse à celui de la naissance, c’est aussi simple que cela. Je dépose mon corps physique et réintègre le domaine des énergies libérées des contraintes de l’incarnation.

Vu sous cet angle, il n’y a plus de raison d’avoir peur. Bien au contraire, je vais retrouver la réminiscence de mes états antérieurs en abandonnant l’amnésie imposée lors de ma naissance.

Je ne suis plus tout à fait moi et je ne suis pas encore totalement l’autre. C’est tout l’art du passage. Se quitter pour se redécouvrir. Sans se perdre.

Juste un entre deux, d’une ligne de vie à la mort en ligne.

Et si je réussis mon passage, peut-être obtiendrai-je la sagesse.

 Je vous le ferai savoir alors.

"Le sage ne craint pas la mort" disait Epicure.

A suivre …

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« Quand le lointain se rapproche trop, c'est le proche qui s'éloigne ou devient confus. Quand le fantôme devient réel, c'est le réel qui devient fantomatique. »

Günther Anders

« On naît. On meurt. C'est mieux si entre les deux on a fait quelque chose. »

Francis Bacon

Philosophe, Scientifique

 (1561 - 1626)


jeudi 28 mai 2026

Passeur d’âmes

 

Passeur d’âmes

 


« Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel. »

Christian Bobin - La plus que vive

 

Un passeur d’âmes intervient pour faciliter le processus de transition entre la vie et la mort. Son rôle consiste à réconforter la personne défunte en l’informant de son nouveau statut si nécessaire, en facilitant son élévation vibratoire. Le passeur d'âmes facilite le passage vers la lumière en apaisant l'énergie du défunt.

 Le rôle du passeur d’âme repose sur l’idée de passage entre les mondes visible et invisible. Il consiste à permettre aux âmes errantes ou en difficulté de trouver la paix et de continuer leur évolution au-delà de la vie physique.

Cette mission repose sur deux facteurs essentiels, l’empathie et la spiritualité. L’empathie est une faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de ressentir ses émotions et de faire preuve de vouloir aider autrui.

La spiritualité commence avec la recherche du sens de la vie et se poursuit avec l’approfondissement de la connaissance métaphysique.

Se concentrer sur la nature de l’âme, de l’esprit et sur la compréhension de leur rôle chez l’être humain, nous ouvre les portes de la spiritualité en permettant des contacts avec les êtres désincarnés et avec des maîtres spirituels. Ce travail sur les énergies débouche sur l’obtention de facultés telles que le magnétisme curatif et la clairvoyance qui favorisent des contacts réguliers avec nos guides spirituels.

Aider une âme à rejoindre la lumière demande une profonde attention et le plus grand respect de son libre arbitre.

En aidant ces âmes à achever leur transition, le passeur facilite leur cheminement vers une dimension vibratoire plus élevée.

Accompagner le passage d'âme demande des mesures de protection rigoureuses pour maintenir son équilibre mental et sécuriser ses énergies. Sans ces précautions, vous risquez un épuisement intense, surtout si l'âme en transition est en proie à des émotions fortes comme la peur, la colère ou le regret, ou à des interférences d'entités négatives plus ou moins lourdes ou dangereuses.

Pour éviter ces dangers, les passeurs d’âmes font appel à des guides spirituels bienveillants pour les accompagner.

Présence des âmes après la mort :

La durée d’un lien énergétique entre l'âme et son ancien corps physique peut aller de quelques heures à trois jours maximum, avec des variations selon les circonstances du décès et les rituels effectués.

Le temps nécessaire pour qu’un passeur d’âmes parvienne à faire passer une âme peut varier énormément en fonction de plusieurs facteurs : la disposition de l’âme elle-même, les circonstances entourant son attachement, et l’expérience du passeur. Certaines âmes sont prêtes à « traverser » rapidement, surtout si elles comprennent et acceptent leur état. Dans ces cas, le passage peut se faire en quelques minutes ou heures.

En revanche, d’autres âmes peuvent être plus réticentes, en raison de peurs, de regrets ou d’attachements terrestres profonds (comme un traumatisme lié à la mort ou des liens émotionnels forts). Dans ces situations, le processus peut prendre plusieurs jours, semaines, voire plus longtemps. Les passeurs d'âmes expliquent parfois qu’une âme peut nécessiter des interactions répétées avant de se sentir prête à lâcher prise et à accepter la transition.

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« Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet ; (…) Bientôt, d’autres événements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui. Et soudain, une entité spirituelle, d’une espèce inconnue, un esprit de chaude tendresse, tout vibrant d’amour - un être de lumière - se montre à lui. Cet être fait surgir en lui une interrogation, qui n’est pas verbalement prononcée, et qui le porte à effectuer le bilan de sa vie passée. L’entité le seconde dans cette tâche en lui procurant une vision panoramique, instantanée, de tous les événements qui ont marqué son destin. »

Raymond Moody, « Lumières nouvelles sur la vie après la vie », 1977

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« Tout être a un double qui vit sur un autre plan. Ce double se souvient de tout, il n’est pas passé dans les eaux du Léthé, lui. Il est resté dans l’autre monde, c’est ainsi qu’il nous aide au mieux. »

Garnier-Malet

« Le grand problème qui m’avait tourmenté toute ma vie était résolu : la mort n’existe pas, la vie est infinie. »

Alexis Nikolaïevitch Apoukhtine - La vie ambiguë (Entre la vie et la mort)

 

"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme

Ouvre le firmament,

Et que ce qu'ici-bas nous prenons pour le terme

Est le commencement. "

Victor Hugo

« S’unir à notre divinité intérieure est l’objet ultime de l’existence humaine. »

 Aldous Huxley

 

jeudi 18 décembre 2025

Transmission spirituelle

 

M.C. Escher, Bond of Union, April 1956

Transmission spirituelle

"Qu'aimerions-nous transmettre à nos enfants ? Une belle image de nous-même, de sorte qu'ils nous voient plus beaux que nous ne sommes en réalité ? À quoi bon ? Des biens matériels ? C'est leur mettre entre les mains un monceau de problèmes. Notre présence ? Que nous le voulions ou pas, ils seront séparés de nous quand nous mourrons.

Ce qu'en revanche nous pouvons leur léguer, c'est une source d'inspiration, une vision des choses qui ait un sens et qui puisse leur donner confiance à chaque instant de leur vie. Pour cela nous devons bien sûr acquérir nous-mêmes une certaine assurance, une certitude intérieure. Or, ce sentiment ne peut à l'évidence venir que de notre esprit ; il est donc grand temps de nous occuper de celui-ci."

Jigme Khyentse Rinpoche

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Au-delà du rôle éducatif de base familial et social, il appartient aux parents de communiquer à leurs enfants la connaissance des valeurs fondamentales et des codes moraux qui en découlent. Apprendre à reconnaître et apprécier le Vrai, le Beau et le Bien n’est pas inné ; il faut donc l’inculquer à l’enfant dès son plus jeune âge.

L’étape suivante concerne l’acquisition de la conscience morale qui a besoin d’un peu plus de maturité pour recueillir l’adhésion du sujet. Le développement moral chez l'enfant est le processus par lequel il apprend les concepts de bien et de mal, et développe des valeurs éthiques.

Enfin, la troisième étape, qui ne dépend pas de l’âge de l’enfant mais de sa maturité acquise, est la conscience de soi, c'est à dire la capacité à focaliser son attention sur sa propre personne. Passant de la connaissance des objets à la conscience de son corps, découvrant la présence des autres et les relations qui en découlent au travers d’émotions diverses, l’enfant forge progressivement son caractère.

La dernière étape, qui est bien souvent abandonnée en cours de route, concerne le développement de la conscience spirituelle, un éveil progressif à des réalités supérieures. En spiritualité, le Soi est une notion centrale qui se distingue du moi :

Le moi est l’expression de notre personnalité, individualité ou ego. Le moi est limité, partiel : il est ce que nous pensons savoir de nous-mêmes et du monde. Or l’état de nos savoirs est par définition imparfait,

Au contraire, le Soi est ce que nous sommes vraiment, au-delà des apparences et des illusions dues à notre ego. Le Soi est illimité et absolu, il touche au divin.

Le rêve de tout parent est de voir ses enfants trouver leur propre chemin de vie sans négliger l’héritage qu’il a essayé de leur transmettre. Mais l’éveil spirituel ne peut être imposé, il doit être librement consenti. Notre rôle consiste à informer nos enfants de son existence. La suite ne nous appartient plus.

 

Pour le chercheur authentique, vient un moment où il ne peut plus se contenter de discours et de conférences. L’esprit et le cœur silencieux, il a besoin d’une transmission directe de l’Energie, de cette intelligence créatrice qui œuvre en Son sein.

Cette transmission directe est rare. Elle n’a pas de rapport avec ce qui se passe lors de réunions publiques organisées avec un enseignant, où trop de questions fusent, bien souvent inutiles… Loin d’alléger le mental, ces rencontres entravent toute imprégnation par-delà la pensée et attisent les revendications égotiques à « l’éveil ». Le véritable maître sait ne prononcer que les paroles qui peuvent toucher le centre intime du disciple, être comprises, supportées par lui, accueillies à la mesure de son propre discernement, de sa capacité de pénétration et d’absorption dans le feu du souffle partagé.

C’est le maître qui trouve le disciple, celui qui est digne de la transmission, qui possède en lui la force de supporter la Lumière, et qui n’a besoin ni d’explications, ni de conseils, ni de techniques pour reconnaître la Réalité.

Un même souffle, qui brûle et éclaire, circule entre les deux cœurs. La grâce agit librement et opère d’espace à espace, de l’espace vide et intensément vivant du maître qui demeure dans l’illimité, à celui, recueilli et confiant, du disciple qui se tient prêt à se fondre dans le courant cosmique. C’est un flot d’énergie d’amour qui coule d’un être totalement absorbé dans la réalité sans fond – et cependant rempli de compassion pour l’obscurité souffrante – vers un être nostalgique qui entend l’appel et y répond… Le silence vibrant, actif, créatif, du maître, qui est celui, infini, de la Présence, rejoint l’espace en repos, accueillant et attentif, du disciple. En réalité, un même espace indifférencié, qui est Conscience unique… Silence et Amour de l’Essence en sa plénitude. La véritable transmission se fait par réfléchissement de l’Energie lumineuse en Elle-même.

Le seul trésor que transmet réellement le maître, qui en est le témoin éveillé, est celui du Vivant au sein de la Présence, Vivant que l’être humain exprime par ses pensées, ses émotions, ses sentiments, qu’il rend manifeste à travers les expériences qui le traversent. Vivant qui jamais ne s’arrête. L’être humain participe de Son éternelle danse dans le vide.

Tel est le sens du voyage – essentiellement intérieur – entrepris ici par le pèlerin, qui demeure un « passant ».

 

Nicole Montineri : La Conscience Espace

http://eveilimpersonnel.blogspot.com/



L’art de la recherche spirituelle :

L’esprit est énergie et il faut savoir apprivoiser sa flamme. C’est comme si l’on devait saisir le feu sans se brûler. Il faut avoir un savoir-faire, une technique.
La science de l’esprit nécessite une approche artistique au sens de recherche et création. Toute recherche spirituelle passe par la création effective qui seule est libération, à la différence de l’intellect qui ne fait que donner des images sans jamais rien créer. L’esprit est en acte ou n’est pas.
L’esprit est comme une fontaine de jouvence ; plus il coule en nous et plus il développe les énergies créatrices de l’être. L’esprit te transporte à travers toute la création en te permettant une hyperactivité de l’intuition. Tu captes tout en un instant ; c’est une saisie immédiate et fulgurante qui t’apporte la vraie connaissance libératrice, celle qui dans ton incarnation même peut t’affranchir du carcan physique qui te limite, t’enferme et t’oppresse.

Communication avec Hanx (6)

 

 


dimanche 9 novembre 2025

Apprendre à mourir

 


Apprendre à mourir

« Mourir n'est pas mourir, mes amis, c'est changer.

 La vie est le combat, ma mort est la victoire. »

Platon 

Apprentissage ô combien difficile pour l’humanité actuelle, coupée de toute spiritualité, engluée dans la matière et submergée par le consumérisme exacerbé de la société occidentale. La mort, que personne ne veut envisager avant le terme de sa vie, reste un événement méconnu et effrayant. Le mourant, qui ne connaît pas le mode d’emploi, se heurte à trois difficultés majeures qui, si elles ne sont pas élucidées de son vivant, rendent la fin difficile, voire handicapante, pour lui.

Ces trois difficultés majeures sont les suivantes :

la finitude, l’inconnu et la solitude.

L’être, qui ne s’est pas préparé, est frappé de plein fouet et simultanément par ces trois constatations. Il prend conscience que c’est la fin de sa vie, qu’il ne sait rien de ce qui va suivre et qu’il est seul à devoir gérer son départ.

La finitude est une illusion, un sentiment erroné. La mort n’est pas une fin mais un changement d’état. On abandonne le corps physique mais l’être spirituel n’est en rien concerné par la fin du corps physique qu’il vit au contraire comme une libération. En fait, à la naissance l’être humain s’incarne dans un corps dense pour vivre des expériences dans la matière ; à son décès, il se désincarne abandonnant son enveloppe pour retrouver son corps spirituel.

La naissance est l’aller, la mort son retour.

« Les deux jours les plus importants de ta vie sont le jour où tu es né et le jour où tu comprends pourquoi. »

Mark Twain

Prenons l’exemple, par analogie, du papillon. La métamorphose de la chenille en papillon est fascinante. A l’intérieur de la chrysalide, la chenille va se transformer en un papillon qui prendra son envol. Changement total de nature quand un insecte rampant donne vie à un insecte volant, lui ouvrant la maîtrise des voies aériennes, dans une libération totale de ses anciennes contraintes.

L’être humain, à son décès, connaît une métamorphose similaire avec l’émergence d’un corps spirituel, libéré de son incarcération physique, permettant son envol vers les mondes éthériques.

Ce passage n’est donc pas la fin de la vie mais bien l’accès à un stade supérieur dans l’évolution spirituelle de l’être humain. Le sentiment de finitude ne peut donc être avéré que pour ceux qui ne se sont pas préparés de leur vivant à leur mort physique, par insouciance ou ignorance. Notre rapport à la mort dépend de notre avancement spirituel.

« Et cet heureux trépas, des faibles redouté,

 N'est qu'un enfantement à l'immortalité. »

Platon

La peur de l’inconnu est le propre de l’homme ; c’est la question sans réponse, l’absence d’identification possible qui provoque l’angoisse. Il s’agit d’une réponse émotionnelle qui prend racine dans notre instinct de survie, programmée par notre cerveau reptilien. Tout ce qui n’est pas identifiable est vécu comme une atteinte à notre sécurité. La personne a peur face à une situation dont l’issue n’est pas prévisible et, de fait, jugée dangereuse.

La peur de l’inconnu est la victoire de l’incertitude toute puissante qui est paralysante chez le mourant. L’être est démuni et impuissant devant le mystère.

« Le frôlement de l'Il y a c'est l'horreur. »

Emmanuel Levinas

Pour pouvoir apprivoiser cette peur, qui peut devenir terreur, il faut apprendre à connaître la nature de l’inconnu progressivement, par étapes successives. Lorsque l’humain ose affronter l’inconnu, sa capacité d’adaptation se renforce et augmente sa confiance en lui-même. Il peut alors tracer son propre chemin de découverte intérieure.

Interroger notre rapport à la mort, c’est aussi interroger notre rapport à la vie. En posant ces questions, on transforme la peur en technique de recherche.

La recherche spirituelle nous apprend, par la concentration répétée, que poser la question nous permet toujours d’envisager la réponse.

 « Seul l'inconnu épouvante les hommes. Mais, pour quiconque l'affronte, il n'est déjà plus l'inconnu. »

Antoine de Saint-Exupéry

Mourir dans la solitude reste l’une de nos plus grandes terreurs primordiales.

La dislocation des familles, l'éloignement géographique des enfants qui quittent leurs parents, le recul des appartenances religieuses, l'individualisme entretiennent cet isolement. Et au grand âge, le conjoint, les amis peuvent être décédés, laissant les survivants totalement isolés.

« L’homme naît seul, vit seul, meurt seul. »

Bouddha

« La solitude, c’est la conscience d’être seul et la peur de le rester. La solitude renvoie toujours à la nostalgie du temps où l’on n’était pas seul ; à ce titre elle est vécue comme un abandon, une déchéance. Pourtant, la solitude constitue le meilleur outil de connaissance de soi ; c’est seul, face à soi-même, que l’on est pleinement. Les saints, les sages, les philosophes et les poètes sont seuls ; ils cherchent en eux la connaissance nécessaire à leur réalisation en tant qu’être pensant.

En plagiant la célèbre devise cartésienne « je pense donc je suis » on pourrait dire « je pense donc je suis seul » tant il est vrai que la solitude génère l’analyse et la réflexion personnelles. D’ailleurs, dans tous les moments cruciaux de l’existence, ne sommes-nous pas seuls : naissance, maladie, mort. Donc, on peut considérer que la solitude constitue une dimension profonde, vitale de notre être.

Toute initiation, tout rite de passage s’accomplit seul ; la grégarité est le propre du règne animal. La solitude est le propre de l’homme ; elle est le prix à payer pour l’individualisation de l’âme, et partant pour sa progression spirituelle. On n’avance pas par procuration mais seulement en fonction de son mérite, quand on a fait ses preuves. Il faut se brûler pour connaître le feu, il faut goûter à la solitude pour avancer. L’homme a toujours une attitude ambiguë face à la solitude. Il la craint généralement même si, parfois, il la revendique mais davantage comme un moyen d’être tranquille, un besoin égoïste d’échapper aux autres, que comme une fin en soi naturelle.

La solitude est un passage obligé dans la procédure de libération personnelle ; c’est le temps de la devise frappée au fronton du temple d’Apollon à Delphes : « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’univers et les dieux ». Ainsi, une première certitude apparaît : la solitude est inscrite génétiquement, chronologiquement en nous ; elle est pressentie à l’adolescence comme une sensibilisation pour être ensuite vécue aux portes de la sagesse qu’il nous appartient de franchir, pour préparer son évolution personnelle, son avancement spirituel, pour comprendre le sens caché de la vie et mieux aborder le passage vers la mort. »

(Extrait de "https://ophoemon.blogspot.com/2009/09/soliloque.html")

« Le zen, c'est la voie de la solitude: penser par soi-même, agir par soi-même, pratiquer par soi-même, souffrir par soi-même. »

Keizan Jōkin Zenji (1268-1325)

 

En conclusion, il faut aussi rappeler la condition nécessaire et suffisante pour avoir une mort calme et sereine, sans aucune angoisse, qui est l'acceptation. Accepter, d'une façon générale, toute situation difficile ou douloureuse que la vie nous impose est la seule solution pour la surmonter du mieux possible. A contrario, le refus ou la révolte ne nous aident en rien.

« L'acceptation n'est ni une démission ni une résignation, mais bien plutôt un acte de volonté qui permet, en changeant de registre, de conserver le pouvoir d'aller de l'avant pour débloquer une situation sans issue.

Quitter le champ des émotions qui nous rend faible, soumis et passif pour redevenir acteur de la situation et la gérer en toute liberté. L'acceptation nous rend libre et maître de notre destin.

 L’art d’apprendre à accepter ce que nous ne pouvons changer est la clé de notre bien-être. Les personnes qui possèdent une vision spirituelle de leur existence bénéficient, par ce biais, d’une vie remplie de sens, dans le calme et la sérénité. »

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A ce sujet, le modèle du deuil d’Elisabeth Kubler-Ross comporte cinq phases :

-      le déni : “Non, pas moi, ça ne peut pas être vrai.“

-      la colère : “Pourquoi moi ? “

-      le marchandage : tentative de retarder la mort par un “bon comportement. “

-      la dépression : en réagissant à la maladie et en se préparant à la mort.

-      l’acceptation : “Le dernier repos avant le long voyage“ qui permet la sérénité.

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« Accepter, c’est prendre conscience que ce qui nous arrive fait partie de notre histoire et est de ce fait nécessaire à notre histoire. Ainsi, il n’y aurait plus de place pour les frustrations, les colères, les remords, les regrets et tout ce qui apporte la douleur. Le chemin de l’acceptation passe par la découverte de soi-même, c’est souvent à travers les épreuves que nous sommes révélés à nous-mêmes. »

 Marie-Claude Haumont

“Ce que vous niez vous soumet, ce que vous acceptez vous transforme.”

 Carl Gustav Jung

(Extrait de "https://ophoemon.blogspot.com/2023/09/lacceptation.html")

« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer, et la sagesse d’en connaître la différence. »

Marc Aurèle

« Le chemin de la sagesse, ou de la liberté, est un chemin qui mène au centre de son propre être. »

Mircea Eliade

« On pense que ce sont les vivants qui ferment les yeux des mourants, mais ce sont les mourants qui ouvrent les yeux des vivants. »

Gian Domenico Borasio, professeur en soins palliatifs au CHUV à Lausanne

 

 

samedi 6 septembre 2025

La nuit noire de l’âme

 


La nuit noire de l’âme

Un seul maillon lui manque et la chaîne n’existe plus. Le manque, c’est l’absence de quelqu’un ou de quelque chose, le sentiment éprouvant du vide. Dans le deuil, ou la rupture, c’est l’absence d’un être cher.

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. »

Alphonse de Lamartine

 Dans la pauvreté, c’est l’argent qui fait défaut. Dans la dépression, c’est le bonheur qui n’est pas là. Dans la maladie, c’est la santé qui est ailleurs.

Le manque de quoi que ce soit provoque une rupture d’équilibre qui entraîne une chute.

Si l’on connaît la nature du manque, c’est déjà moindre mal. Ce qui est identifié est plus facile à guérir.

Mais qu’en est-il du manque indéterminé, celui que l’on perçoit sans le comprendre, toujours sous-jacent, mais omniprésent.

Je suis en bonne santé, bien accompagné, sans problème financier, j’ai tout pour être heureux, et pourtant quelque chose me mine, que je ressens, au fond de moi, sans pouvoir l’expliquer. En première analyse, il apparaît que c’est intérieur et abstrait. Les symptômes repérés sont les suivants : Perte de motivation, d’énergie, sensation d’être perdu, déconnexion de soi et du monde, fatigue récurrente, absence de projets, disparition des centres d’intérêt habituels.

Tout ce qui avait un sens dans la vie devient insensé. Tout ce qui nous était connu perd soudain son sens. Nous vivons dans une société matérialiste qui ignore totalement le sens de la vie. Nous ressentons dans tout notre être que notre vie quotidienne est vide de sens.

« La nuit noire de l'âme est un passage profondément physique, émotionnel, psychique et spirituel. »


Cette crise existentielle est profondément liée à notre être profond, elle intervient pour nous alerter sur l'incohérence de notre vie, sur notre déni de soi, de notre résistance à l'appel de notre âme. C’est un appel intérieur qui nous pousse à ouvrir les yeux, à nous réveiller de notre état léthargique pour sortir du sommeil de notre vie.

« Sans changement, quelque chose sommeille à l'intérieur de nous et s'éveille rarement. Le dormeur doit se réveiller. »

Frank Herbert

Nous mettant face à nos failles, nos illusions, à la superficialité de notre vie, à nos fausses personnalités, la nuit noire de l'âme est un voyage nécessaire, une descente dans notre abîme intérieur pour redécouvrir notre vraie nature qui est spirituelle.

« Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine. »

Pierre Teilhard de Chardin

« Au cœur de l'initiation, nous sommes dans la nuit noire. Le sens que nous donnions à notre vie n'est plus. De fait, il n'y a plus de sens, plus de raison de vivre pour nos parents, nos enfants, notre conjoint, notre travail. La seule qui semble persister est l'amour de soi, une raison de vivre pour nous-mêmes.
Comment est-ce possible si nous ne savons plus qui nous sommes ?
Nous avons perdu nos références, et c'est dans ce processus que la nuit est noire. Nous avons l'impression d'avancer à l'aveugle
. »

« Traverser la nuit noire de l'âme et renaître à soi »

Marie Lise Labonté

La nuit noire de l’âme est une étape capitale sur notre chemin intérieur. Elle atteste d’un vrai changement spirituel profond, d’une mutation de l’être au cours d’une démarche initiatique.

Renaître spirituellement implique de mourir symboliquement pour quitter notre vie ancienne.

L’Esprit éclaire l’âme :

« La lune brille aussi longtemps qu’elle est éclairée par le soleil, mais lorsqu’un jour ou l’autre, l’ombre de la terre se place entre la lune et le soleil, la lune perd son éclat et se trouve obscurcie. De même l’âme resplendit et brille aussi longtemps qu’elle est éclairée par l’Esprit, mais lorsque les activités du devenir et déclin s’interposent entre l’âme et l’Esprit, l’âme perd alors son éclat et se trouve obscurcie. Et la lune ne peut plus échapper à l’obscurcissement, tant que la terre reste à sa place dans l’univers, que l’âme se préserve de l’obscurité et du dommage, tant qu’elle persiste à s’accrocher à la matière de cette nature. Il en ressort que l’âme ne peut parvenir au repos que lorsqu’elle se détache, aussi rapidement que possible, de ce monde. » 

http://gnose.free.fr/articles.php?pg=616&lng=fr  

"En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas que je t'aie dit : "Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit. »

« Il faut qu'il croisse, et que je diminue. »

Jean - 3

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 "Il n’y a pas d’ouverture à la conscience sans douleur. On ne s’éveille pas en imaginant des figures de lumière, mais en emmenant les ténèbres à la conscience." 

Carl Jung

samedi 8 mars 2025

Les portes de la perception

 

Les portes de la perception 

« Si les portes de la perception étaient nettoyées, tout apparaîtrait à l'homme tel qu'il est, infini. Car l'homme s'est enfermé jusqu'à ce qu'il voie toutes choses à travers les étroites fentes de sa caverne. »

William Blake

« Dès notre naissance, notre vie est influencée :

 à 25 % par notre hérédité ; à 25 % par notre karma ;

 à 50 % par notre libre arbitre.

Grâce à ce libre arbitre majoritaire, nous pouvons décider du reste de notre existence.

Nous pouvons suivre notre hérédité en reprenant le métier et le mode de vie de nos parents.

Nous pouvons suivre notre karma en poursuivant la mission d’âme qui nous est révélée par notre inconscient, notamment à travers les rêves et les intuitions.

Nous pouvons suivre notre libre arbitre en nous libérant de l’influence des deux premiers facteurs, en accomplissant ce que nous voulons quand nous le voulons, comme nous le voulons, et en assumer les conséquences. »

Edmond Wells,

Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu

« La valse des âmes »

Bernard Werber

On peut confirmer que ces trois notions sont présentes dans votre existence. Quant à leurs pourcentages respectifs, il faut ne pas être aussi catégorique.

Tout d’abord parce que ce que vous appelez le karma, la loi de cause à effet, n’a jamais le même poids pour chacun d’entre vous. Certains êtres en incarnation doivent supporter des passifs plus ou moins lourds selon les expériences vécues lors d’autres vies quand d’autres auront à leur actif des crédits correspondant aux réussites d’autres incarnations.

De plus, tout n’est pas karmique dans l’existence, fort heureusement ; il y a des circonstances imposées et d’autres librement choisies. 

En ce qui concerne l’hérédité, qui correspond aux obligations génétiques et éducatives, il faut préciser que l’être qui vient s’incarner a librement choisi la famille, l’endroit et la date de son arrivée sur terre. C’est donc en connaissance de cause qu’il a pris en compte ces facteurs-là, ainsi qu’en fonction de ses priorités karmiques.

Enfin, pour schématiser, le libre arbitre c’est tout ce qui reste en dehors des contraintes karmiques et héréditaires. Ce qui laisse un champ immense de possibles dans une vie.

Vous avez toujours la possibilité de faire des choix qui déterminent les directions suivies et les actions à réaliser.

Sachez que tout choix sélectionne une solution et en élimine plusieurs autres dans le même temps.

Aussi, le plus important est de rester lucide sur la nécessité de suivre un chemin spirituel, afin d’être guidé et de ne pas se perdre  dans les méandres de la matière.

« À la base, l’être humain est un esprit immatériel qui a pour origine le plan spirituel, plan qui se trouve au sommet de la création et qui est appelé paradis dans toutes les grandes religions.

Pour séjourner sur terre, l’esprit s’incarne dans un corps de matière. Le cerveau – qui appartient au corps – n’est donc qu’un outil à la disposition de l’esprit, esprit qui est le vrai centre de la personnalité.

Dieu a créé l’esprit humain et a déposé en lui les différentes facultés nobles propres aux humains : la bonté, la persévérance, le courage, la compassion … Le rôle de l’esprit est de les développer pleinement. S’il ne le fait pas, ces facultés ne s’affermissent pas ou insuffisamment. Il se retrouve ainsi avec des faiblesses et des défauts, dont il est personnellement responsable.

Contrairement au cerveau qui est conditionné, l’esprit humain peut décider librement de ce qu’il veut faire, c’est donc en lui que réside le libre arbitre.

Ses décisions sont des semailles qu’il récolte sous forme d’événements qu’il doit vivre lui-même, ce qui lui permet de découvrir si ses décisions étaient bénéfiques ou non. Les récoltes – son destin – sont donc éducatives. Il n’est pas la victime de son destin, car c’est lui qui le modèle par ses décisions.

À la mort terrestre, le corps physique se décompose, mais pas l’esprit qui poursuit son existence. L’esprit vient du plan spirituel et il y retourne lorsqu’il a pleinement épanoui toutes ses facultés. »

https://www.christophervasey.ch/le-sens-de-la-vie/

« Les efforts que les êtres humains déploient tout au long de leur existence ne visent donc pas seulement à survivre matériellement et éventuellement à exécuter de grandes choses sur Terre, mais ont pour but principal de développer les facultés spirituelles qui sont en eux. Développer pleinement les facultés qui reposent dans l’esprit est d’ailleurs le but de l’existence humaine, car c’est seulement lorsque les facultés spirituelles sont pleinement épanouies que l’esprit humain peut regagner sa patrie: le paradis.

Empêcher quelqu’un d’utiliser sans entrave son libre arbitre, que ce soit l’État en ne garantissant pas les libertés fondamentales des citoyens, ou que ce soit un individu, en exerçant des pressions diverses, est l’un des crimes les plus graves. Il n’engendre pas seulement des souffrances terrestres, mais spirituellement, il entrave le développement de l’esprit, cet esprit qui est le moi véritable de l’être humain.

L’usage du libre arbitre devrait donc moins être pris comme une possibilité que l’on peut choisir d’utiliser ou non, que comme une chose à exercer absolument en soi. Pour l’esprit humain dans la Création, la liberté est moins un droit qu’un devoir, et plus l’individu devient libre en respectant les lois de la Création, plus ceux qui l’entourent pourront l’être aussi. »

https://www.christophervasey.ch/quelle-est-notre-part-de-liberte/

« Le chemin se fait au jour le jour, mais le marcheur n’en prend conscience qu’en prenant en compte le trajet parcouru ; pour l’initiation, la démarche est identique et il faut revenir au début pour apprécier où on se situe aujourd’hui. C’est rassurant et encourageant ; si l’on ne pratique pas ainsi, et regarde uniquement devant soi ce qui reste à faire, on a le sentiment que rien n’a été fait et on perd confiance en soi. Tout est une question de méthode et de regard.

La perception de la vie s’analyse de la même façon ; c’est en repartant de l’enfance qu’on retrouve les principales étapes qui ont jalonné notre existence et les carrefours où nous avons choisi les directions à prendre. Ces choix de vie sont de notre entière responsabilité et correspondent à l’application du libre arbitre, qui est à la base même du système réincarnationniste. Il est vrai qu’on ne comprend pas toujours les choix de vie effectués et souvent, quand on fait un bilan à l’automne de sa vie, on a du mal à en comprendre sa trajectoire. C’est tout à fait normal et dû au fait que les raisons de certains de ces choix correspondent à des obligations qu’on s’est imposées lorsqu’on a choisi les conditions de la réincarnation. Or, une fois incarné, la mémoire de ces impératifs librement consentis a disparu.

Il y a donc un libre arbitre à deux vitesses, hors incarnation et en incarnation, l’un dont on est conscient et l’autre pas. C’est cela qui pousse certains à penser qu’ils sont poursuivis par la malchance et que le sort s’acharne contre eux. Il n’en est rien ; tout ce qui se passe a été voulu et programmé dans le cadre du karma, la loi de cause à effet qui détermine les humains. Mais cette notion karmique est complexe car elle se décline à plusieurs niveaux, qu’on n’envisage pas toujours ; il y a un karma personnel, mais il y a aussi des karmas collectifs (famille, race, pays, civilisation) et des karmas cosmogoniques (terre, planètes, cosmos).

On peut se demander quelle marge de manœuvre il reste à l’être intriqué dans tous ces conditionnements, un fois incarné sur terre. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’au moment de son choix, l’entité est parfaitement consciente de tous ces paramètres et qu’elle les prend en compte dans son futur projet de vie. Chacun sélectionne son parcours du combattant en fonction des critères propres à son évolution personnelle et spirituelle.

Ce n’est donc pas un hasard si autant d’entités sont venues en incarnation, à l’heure actuelle, sur terre. Vous êtes à une étape capitale de l’évolution globale de l’humanité et le fait d’y participer peut être décisif pour l’accélération de l’évolution spirituelle de chacun. En effet, c’est en temps de crise que se révèlent les valeurs authentiques, dans la réussite comme dans l’échec, dans la victoire comme dans la défaite. C’est confronté à toutes ces difficultés que l’être va se confronter à lui-même et c’est là-dessus qu’il sera jugé pour la suite à donner à sa trajectoire spirituelle.

Et il sera le premier à se juger dés qu’il aura transité de l’autre côté du miroir, où au lieu d’apercevoir son apparence, il retrouvera son être réel délivré de l’illusion. »

Communications avec Kori (26)

« Nous pouvons mettre en commun des renseignements sur des expériences éprouvées, mais jamais les expériences elles-mêmes. »

« Mais l'homme qui revient après avoir franchi la Porte dans le Mur ne sera jamais tout à fait le même que l'homme qui y était entré. »

Aldous Huxley

Les portes de la perception (1954)