dimanche 19 février 2017

La porte étroite

La porte étroite



« Innombrables sont nos voies et nos demeures incertaines. »
Saint John Perse

« Le frôlement de l’il y a, c’est l’horreur. »
Emmanuel Levinas

« Ne croyez pas que quand vous serez dans l'autre monde vous allez acquérir les qualités que vous n'avez pas su manifester dans celui-ci ! Si vous étiez méchant, déraisonnable et égoïste ici sur terre, vous le resterez là-bas aussi. Dans l'autre monde on ne s'améliore pas ; dans l'autre monde on vérifie seulement, on constate, on prend conscience de ses erreurs, de ses lacunes ou au contraire de ses actes justes et bons. C'est ici, sur la terre, que l'on s'instruit. Et si on n'a pas commencé à s'instruire ici, ce n'est pas de l'autre côté qu'on commencera à le faire. De l'autre côté, je le répète, on constate seulement, et on ne peut rien faire, on ne peut plus corriger quoi que ce soit. On voit, par exemple qu'on était jaloux, orgueilleux, coléreux, craintif, et on ne peut rien y changer. Pour changer quelque chose, il faut redescendre sur la terre et travailler à réparer toutes ses erreurs et à s'améliorer. »
  
Omraam Mikhaël Aïvanhov

On passe sa vie à ne pas y penser, ou du moins à faire comme si on n’y pensait pas.
C’est le divertissement, au sens pascalien du terme, qui nous gouverne, pour nous éviter ce face à face gênant avec soi-même, parfois insupportable.
Et puis, le temps passant, l’approche du terme augmente l’angoisse : ne sommes nous nés que pour la mort, cette disparition physique qui est conçue comme une véritable annihilation ?
Car c’est ainsi, il y a la mort comme point final de notre existence, et le frôlement du « il y a » nous inocule l’horreur, ce sentiment de peur panique, synonyme d’impuissance face à ce qui nous dépasse et qu’on ne peut identifier.

« Nous autres humains sur terre, nous sommes pris dans un terrible engrenage :
 la certitude de mourir sans  en connaître  ni le jour ni l'heure devient en nous  la source de toutes les incertitudes.
Malgré nos mille mesures visant à nous sécuriser, nous vivons sous la menace de maladies, d'accidents, de conflits meurtriers, de perte d'êtres chers.
D'où notre permanente angoisse.

François Cheng
"Cinq méditations sur la mort, autrement dit sur la vie"


Pourtant, a bien y regarder, notre vie constitue un labyrinthe dont la mort est l’issue libératoire, la fin d’une incarcération charnelle. Toutes les personnes ayant vécu des épisodes de mort provisoire (NDE) affirment avoir éprouvé un sentiment de libération totale et d’amour universel après leur décorporation, quelque chose de très fort et d’inédit difficile à traduire par des mots, notre vocabulaire étant inapte à cerner ce qu’il ne peut comprendre. Le relatif ne peut atteindre l’absolu.

 En réalité, la mort n’est qu’une ombre que la lumière dissipe. A condition de toujours rester, au cours de ce changement d’état, de cette mue, en quête de cette lumière subtile, qui nous permettra de continuer à assurer notre progression spirituelle. Le chemin ne s’arrête pas sur le plan de l’astral par où transitent les désincarnés après leur décès.
Bien au contraire, il faut être là plus vigilant que jamais pour ne pas succomber aux chants des sirènes et se perdre dans les pièges de l’illusion. Et le travail fait ici bas permettra de rester actif et positif sur les plans éthériques qui nous entourent.

« L’homme comprendra que la mort est un plan de vie inerte à l’intérieur duquel les âmes s’épanouissent dans la nonchalance spirituelle qui est une forme de nectar atmosphérique les maintenant dans le sommeil spirituel. Cet état est une condition de la vie au-delà du plan matériel permettant à l’âme de se mouvoir dans des atmosphères subtiles représentant la quintessence de la vie astrale. Cependant, ce n’est qu’au cours de l’incarnation que l’âme, à travers le plan mental de l’ego, prendra conscience d’elle-même et qu’elle cessera d’être un élément neutre dans l’évolution de son existence. »

Bernard de Montréal

Le travail spirituel doit se faire essentiellement ici et maintenant pour se poursuivre de l’autre côté du miroir. Sur terre, c’est notre action, notre empathie et notre intégrité qui doivent  nous aider à tracer une trajectoire correcte, déjà décidée avant de s’incarner, pour poursuivre notre avancement spirituel ; cette phase correspond aux travaux pratiques qui doivent permettre d’expérimenter notre projet de vie.
Mais c’est aussi une démarche volontaire et régulière de connaissance de soi, par l'introspection qui désigne l'action de « regarder à l'intérieur » de soi. 
L'introspection devient ainsi le chemin intérieur de toute démarche spirituelle, et nous en sommes le seul guide. A défaut d’introspection, pas de connaissance de soi, et donc pas de travail initiatique possible.

Arrivés de l’autre côté, c’est le temps des corrections, des réajustements avec la reprise de cours théoriques pour se remettre sur les bons rails, si tant est qu’on ait dévié quelque peu entre les prévisions et la réalisation de notre contrat de vie.
Le travail entre deux vies consiste en une prise de conscience des corrections à effectuer en fonction des erreurs commises lors de notre dernière existence et à préparer un retour en incarnation permettant de se donner la chance de réussir ce que nous n’avons pas su faire précédemment.
Dans le feu de l’action, nous n’avons pas toujours le recul nécessaire pour avoir une  analyse claire et lucide ; nous aurons alors une longue période de réflexion profonde et de compréhension objective où nous serons notre propre juge.

Il faut toujours apprendre de ses échecs et se construire dans ses succès, sans se laisser griser ; il n y a pas d’expérience inutile, même si elle n’apparait pas significative lorsqu’elle se déroule.

Dés lors,  pour les âmes ayant terminé leur formation sur les plans subtils,   l’incarnation, dans un nouveau corps physique et terrestre, est proposée assortie d’une nouvelle mission qui débute avec le parachutage dans la matière dense et le nouveau franchissement de la porte étroite de la naissance.

« L'Initiation est une ascèse qui apprend à l'homme à se débarrasser de ses faiblesses et de toutes ses tendances inférieures. On peut la comparer à l'orifice par lequel passe le serpent qui doit changer de peau.

 Le disciple est celui qui se prépare à passer par la porte étroite qui lui enlèvera sa vieille peau. Et au lieu de se troubler et d'avoir peur, il  doit se réjouir de devenir un homme nouveau avec des pensées, des sentiments, un comportement nouveaux, dignes d'un véritable fils, d'une véritable fille de Dieu.

Chacun de vous est appelé à passer par la porte étroite, et on peut dire qu’au cours de son existence l’homme passe par trois portes : celle de la naissance par laquelle passent tous les hommes, qu’ils soient bons ou mauvais. Ensuite, la porte de la mort, et là encore passent les bons et les mauvais. Mais la porte étroite, la porte de l’Initiation, seuls peuvent y passer ceux qui sont capables de grands sacrifices et renoncements. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

« La mort n'est que le plus puissant acte de la vie ; car elle enfante une vie supérieure. »

Alphonse de Lamartine

mercredi 1 février 2017

Les Vanités: Pieter Claesz

Les Vanités: Pieter Claesz

 Nature morte aux instruments de musique

samedi 14 janvier 2017

Au-delà de notre vue (documentaire)



Au-delà de notre vue

Un documentaire d'Alban Barbier et Anthony Chene 

"Au-delà de notre vue" est un documentaire qui traite des expériences aux frontières de la mort, du fonctionnement de notre cerveau, et de la communication avec l'au-delà. 

Nous vous proposons de partir à la rencontre de personnes ayant eu des visions de l'au-delà à la suite d'une mort clinique ou d'un coma. 

Le Dr Jean-Jacques Charbonier, qui récolte les témoignages de ces « expérienceurs » depuis de nombreuses années, nous livre une explication de ces phénomènes grâce à une modélisation inédite du cerveau humain. Cette grille de lecture ouvre la porte à l'hypothèse selon laquelle la conscience peut subsister après la mort physique, et que nous pouvons communiquer avec un au-delà. 
Les médiums Reynald Roussel et Florence Hubert témoignent de leur extraordinaire faculté à percevoir dans leur quotidien cet au-delà. 
Que vous soyez sceptique ou non, ce documentaire vous enrichira et il vous fera vous poser des questions passionnantes sur cette question universelle que représente la mort. 

Intervenants : 
- Jean-Jacques Charbonier (anesthésiste-réanimateur) 
- Reynald Roussel (médium) 
- Florence Hubert (médium et expérienceuse) 
- Cathy Cavaleiro (expérienceuse) 
- Jean Morzelle (expérienceur) 

Contact : tistryaprod@gmail.com 

Le site d'Anthony Chene: 
http://www.anthonychene.com

samedi 31 décembre 2016



Que 2017 vous donne la force, la stabilité et la vitalité nécessaires pour construire un monde de paix et de fraternité.



Incarnant la sagesse, le bonsaï sauvage, également symbole de force et d’endurance, puise dans la lumière l’énergie nécessaire à sa croissance, son épanouissement et sa longévité.

Condamnés à rester petits par manque de nutriments, comme un défi au monde qui les entoure, ils offrent une présence fragile et esthétique, empreinte de sérénité et de confiance en soi, qui force le respect.

A son image, il nous appartient de puiser l’énergie vitale du prana et d’apprendre le détachement et le lâcher prise, pour adopter cette attitude intérieure qui nous permettra de rester centré, fort et efficace.




samedi 17 décembre 2016

Les vanités - Pieter Claesz

Les vanités


Pieter Claesz
« Vanité avec violon et bille de verre »
1628
Huile sur toile, 60 x 100 cm, Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg

Un genre pictural appliqué aux natures mortes

Une vanité est un type particulier de nature morte, à implication philosophique, qui évoque à la fois la vie humaine et son caractère éphémère, mettant en contraste des éléments symbolisant d'un côté la vie, l'activité, la nature et de l'autre la mort.
Si le thème est très ancien (on le trouve déjà chez les antiques), il se constitue comme genre autonome vers 1620 à Leyde en Hollande, pour se répandre ensuite tout au long du xviie siècle en Europe, particulièrement en Flandres et en France. Prisées à l'époque baroque les vanités vont quasiment disparaître au xviiie siècle, mais renaissent avec Cézanne, puis plusieurs peintres du xxe siècle et une photographe telle que Valérie Belin au xxie siècle
Les objets représentés symbolisent les activités humaines (étude, argent, plaisir, richesse, puissance) mises en regard d'éléments évoquant le temps qui passe trop vite (la fragilité, la destruction) et le triomphe de la mort (avec souvent un crâne humain).
Ainsi tous les objets qui composent le tableau de vanités ne sont que des symboles qui montrent l’existence vaine de l’être humain. La compréhension du tableau nécessite une lecture minutieuse de chaque symbole.

Wikipédia



Pieter Claesz (Berchem près d’Anvers, vers 1596-1597 – Haarlem, enterré le 1er janvier 1661) est un peintre de nature morte néerlandais (Provinces-unies) du siècle d'or. Il est un des représentants du baroque.

Si Claesz utilisa dans ses premières œuvres une palette monochromatique de tons gris, bruns et verts, ses « pronkstilleven », natures mortes « d’apparat », plus tardives, allaient en revanche être sensiblement plus colorées.

Pieter Claesz est né aux alentours de 1596-1597 à Berchem, près d’Anvers, qui faisait alors partie des Pays-Bas espagnols. À une date qui nous est inconnue, il se marie une première fois, à une certaine Hillegont semble-t-il

Il aurait accompli son apprentissage à Anvers ; c'est du moins ce que suggèrent des similitudes stylistiques entre ses œuvres les plus anciennes et celles, surtout, de Clara Peeters et Osias Beert ; mais il est possible également qu’il ait connu les peintres de nature morte de Haarlem : Nicolaes Gillisz, Floris Van Dijck et Floris van Schooten. Ses compositions, qui étaient considérées comme novatrices, font alors de lui l’un des peintres de nature morte les plus originaux ; c'est ainsi qu'en 1628, Samuel Ampzing mentionne son nom dans un poème qu'il dédie à la ville de Haarlem.

En 1634, Pieter Claesz est documenté comme membre de la guilde de Saint-Luc de Haarlem. Essentiellement actif dans cette ville, Claesz peint surtout des œuvres pour les mettre sur le marché, mais il lui arrive aussi d'exécuter des œuvres de commande.

À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.




« Sur cette œuvre-ci, nous pouvons voir plusieurs éléments typiques de la vanité : tout d’abord, les reliefs ronds et translucides du verre en bas à droite et de la sphère à gauche : ceux-ci représentent la futilité et la fragilité de la vie humaine.
Dans la sphère, nous pouvons apercevoir le reflet du peintre, pouvant être interprété comme un symbole de son haut statut d’artiste ou au contraire une preuve d’humilité. Ce miroir est bombé : il rappelle ainsi les miroirs convexes, aussi appelés miroirs de sorcières, utilisés au XVe siècle, par exemple par les banquiers pour surveiller leurs boutiques : ils permettent d’étendre le champ visuel par rapport à un miroir plat. Ceux-ci apparaissent dans l’art en même temps que la perspective au point de fuite (Renaissance),  en tant que symbole de l’éphémère : il laisse entrevoir une scène qui n’a existé que dans les yeux du peintre, différente de celle que nous regardons.
Le verre utilisé est un Römer, c’est-à-dire un type spécifique de verres à vins anciens : il est très présent dans les œuvres de Claesz, et le plus souvent représenté couché, pour accentuer la tension se dégageant de la peinture.
Le violon, les livres et la plume, sont caractéristiques des vanités dites « des biens terrestres » : ces symboles représentent l’art, les lettres et la science,  plaisirs futiles de la vie humaine.
La montre ouverte en bas à gauche est une allégorie du temps qui fuit, que nous ne pouvons pas contrôler. La clé est donc elle-même un symbole : cette clé qui ne peut en rien réparer la montre, et qui est pourtant accrochée à celle-ci, est un moyen de nous souvenir que les légendes humaines contant l’immortalité ne sont que pure fiction, et que les Hommes ne peuvent rien changer au cours du temps.
La poterie brisée au dernier plan, la coquille de noix brisée elle aussi et le crâne au fond à droite ont ici une fonction de memento mori : « souviens-toi que tu vas mourir ». Ils sont tous les trois des représentations de la fatalité de la mort.

J’ai choisi cette œuvre tout simplement parce qu’après plusieurs recherches, c’est la première qui a attiré mon regard : j’ai trouvé que les reflets et effets d’ombre entre les objets étaient magnifiques.»



dimanche 11 décembre 2016

Ainsi parlat Victor Hugo



Le Mot

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes ;
Tout, la haine et le deuil !
Et ne m'objectez pas que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.
Écoutez bien ceci :
Tête à tête, en pantoufles,
Portes closes, chez-vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille du plus mystérieux de vos amis de cœur
Ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot ‑ que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre.
Tenez, il est dehors!
Il connaît son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin il prendrait des ailes comme l'aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera;
Il suit le quai, franchit la place, et cætera
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues ;
Et va tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage; il a la clef,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive,
Et railleur, regardant l'homme en face dit;
« Me voilà! Je sors de la bouche d'untel »
Et c'est fait.
Vous avez un ennemi mortel!


Victor Hugo




dimanche 27 novembre 2016

Ainsi parlait Nikola Tesla


Nikola Tesla

 

Tout est lumière


« Nous avons deux yeux : le terrestre et le spirituel. On recommande qu’ils deviennent un seul œil. »

Tout est Lumière. Dans l’un de ses rayons se trouve le destin des nations. Chaque nation a son propre rayon dans cette grande fontaine de lumière que nous percevons comme le soleil. Et rappelez-vous qu’il n’y a aucun homme qui ait existé et qui ne soit mort !

Que se passe-t-il avec la naissance de l’Univers ? La matière est créée à partir de l’énergie originelle et éternelle que nous connaissons comme la lumière. Elle brillait et les étoiles, les planètes, l’homme et tout ce qu’il y a sur la Terre et dans l’Univers apparurent peu à peu. La matière est une expression des formes infinies de la lumière, parce que l’énergie est plus vieille qu’elle. Il y a quatre lois de la Création. La première est que le mental ne peut pas concevoir ou mesurer mathématiquement la source de tout le plan déconcertant et obscur. Dans ce plan s’intègre tout l’Univers. La deuxième loi réside dans l’obscurité expansive, qui est la véritable nature de la lumière, depuis l’inexplicable et qui est transformée en lumière. La troisième loi est la nécessité de la lumière de devenir une matière de la lumière. La quatrième loi est : il n’y a ni début ni fin ; les trois lois précédentes ont toujours lieu et la Création est éternelle.

Tout est électricité. D’abord, il y eut la lumière, source sans fin d’où provient le matériel et qui est distribuée vers toutes les formes que représentent l’Univers et la Terre avec tous leurs aspects de la vie. Le noir est le véritable visage de la Lumière, c’est juste que nous ne le voyons pas. C’est une grâce remarquable pour l’homme et les autres créatures. Chacune de ses particules possède de la lumière, des radiations, de l’énergie thermique, nucléaire, chimique, mécanique et une énergie qui n’est pas encore identifie. Elle a le pouvoir de conduire la Terre sur son orbite. Elle est l’authentique levier d’Archimède.

Extrait de l’entrevue avec NIKOLA TESLA pour la revue "Immortality" réalisée dans son laboratoire à Colorado Springs en 1899.

 

 


« Nos sens ne nous permettent de percevoir qu’une infime portion du monde extérieur. Notre ouïe n’est efficace que sur une courte distance. Notre vue est gênée par le jeu des corps et des ombres. Pour mieux nous connaître, il nous faut passer au-delà des perceptions de nos sens. Nous devons transmettre notre connaissance, voyager, transporter les matériaux et les énergies nécessaires à notre existence. Il s’ensuit que nous devons reconnaître, sans autre argument, que de toutes les conquêtes de l’homme, sans exception, la plus désirable, celle qui s’avèrerait la plus utile pour l’établissement de relations universelles pacifiques, est la totale annihilation de la distance. »