mardi 15 septembre 2020

Remedios Varo Uranga

 

Remedios Varo Uranga

 


Les trois destinées

Trois destinées, parfois suivent le même mouvement astral.

1956

María de los Remedios Alicia Rodriga Varo y Uranga dite Remedios Varo, née le 16 décembre 1908 à Anglès (province de Gérone en Espagne) et morte le 8 octobre 1963 à Mexico, est une artiste peintre surréaliste espagnole.

Elle se tourna avec autant d' intérêt vers les idées de Carl Jung et les théories de George Gurdjieff , PD Ouspensky , Helena Blavatsky , Maître Eckhart et les soufis ; elle était aussi fasciné par la légende du Saint Graal ainsi que la géométrie sacrée , la sorcellerie , l'alchimie et le I Ching .

Entre 1938 et 1939, Varo a rejoint ses compagnons les plus proches de France, Roberto Matta et Gordon Onslow Ford pour explorer la quatrième dimension, basant une grande partie de leurs études sur le livre de Ouspensky, « Tertium Organum » . Le livre illustré « Anthologie de la Sorcellerie, la magie et l'alchimie » de Grillot de Givry et histoire de la magie et l'occultisme par Kurt Seligmann étaient très appréciés dans le cercle Surréaliste de Breton. Elle a vu dans chacun de ces ouvrages un moyen de connaissance de soi et de transformation de la conscience.

Wikipédia



  « Issue d’un des plus grands mirages qui auront marqué notre vie, se soldat-il par un désastre — la guerre d’Espagne — je suis placé pour revoir auprès de Benjamin Péret de retour de Barcelone, Remedios qu’il en ramène. L’œuvre de Remedios s’est accomplie au Mexique, en grande partie après leur séparation, mais le surréalisme la revendique tout entière. »

André BretonLa Brêche, n°7, décembre 1964


La rencontre

Découverte de soi-même mis en boite.

1959


Prémonition

 Les astres façonnent les fils de la destinée.

1953

jeudi 20 août 2020

Communication avec Ophoemon (17)

 


Le seul chemin qui soit

L’important n’est pas ce que tu penses mais ce que tu es, qui est différent de ce que tu penses être. Tu crois que tu n’agis pas assez spirituellement, mais tu te trompes. Tu agis régulièrement mais tu n’en n’a pas conscience et donc tu ne t’en rends pas compte.

Tu désespères d’obtenir la clairvoyance pour te sentir davantage acteur ; elle arrive, mais ne t’en préoccupe pas ; tu en espères comme une magie qu’elle n’est pas en fait. Il s’agit juste d’une lucidité extrasensorielle sans limite, un instrument d’investigation très efficace.

La communication est toujours établie à ton insu et se déroule régulièrement. Je sais que tu désespères d’en prendre conscience mais cela viendra, et ce n’est pas le plus important qui est bien la communication en elle-même et non la preuve de la communication qui est un besoin cartésien de te rassurer.

Tu es beaucoup plus serein et calme, mais il y a, au fond de toi, toujours cette impatience et cette angoisse qui te caractérisent ; tu dois continuer à travailler sur toi pour faire un nettoyage émotionnel complet. Ne regarde pas vers le passé ou l’avenir ; ne te fixe pas sur le moment présent mais retire-toi en toi-même le plus souvent possible, c’est là que tu te trouveras. Tu dois le faire naturellement, sans te forcer. La connexion avec toi-même est la seule qui compte ; l’introspection est le seul chemin qui soit.

Va et tourne le regard vers toi.

La lumière est au fond de toi comme l’eau est tout au fond du puits. 

Tu ne sais pas que tu avances mais tu avances quand même. Il te faudra te rendre compte du chemin déjà parcouru pour comprendre que ta démarche n’est pas vaine. Aussi loin que tu penses devoir aller, sache que tu es déjà allé ; tu ne fais que refaire le chemin du retour.

 Ne cherche pas à atteindre quelque chose mais bien plutôt à retrouver quelqu’un, celui que tu es depuis toujours et que tu as perdu de vue lors de ton parachutage sur terre. 

La vie est comme une longue randonnée solitaire dont le parcours s’élève toujours et au fur et à mesure qu’on gagne de l’altitude, la vision se transforme, gagne en amplitude et en acuité. Mais moi, j’ai l’impression de marcher sans jamais obtenir cette profondeur de vue qui permet de découvrir l’univers et soi-même et qui révèle le sens réel de l’existence et la règle de ce grand jeu auquel nous participons tous en aveugles.

 Nous sommes là pour t’apporter toute l’aide dont tu as besoin. Le chemin de l’éveil est long et difficile ; il faut de la patience et de l’endurance. Aujourd’hui, tu es disposé à franchir un cap et nous savons que tu es prêt à le faire.

Ne cherche pas à progresser coûte que coûte, ne travaille pas sur ta volonté, mais bien au contraire, cultive le calme et le détachement.

C’est en lâchant prise que tu y arriveras.

 Remets-en à ton intuition plus qu’à l’étude ou la lecture car l’intellect ne peut atteindre les niveaux spirituels alors que l’intuition est fille de l’esprit et établit le contact entre nous. La seule chose à faire consiste à réaliser le calme en soi pour être en capacité de recevoir des idées, des messages ou des images, autant de réponses aux questions que tu te poses.

 Le cheminement spirituel est une expérience personnelle faite de volonté, de pureté et de solitude. Tu es le seul à pouvoir faire ton chemin.

samedi 1 août 2020

Le vide du monde


Le vide du monde


 

"Quel crime avons nous fait pour mériter de naître ?"

 Méditations poétiques

Alphonse de Lamartine


Une vie, pour quoi faire ?

Nous ne connaissons rien d’avant notre naissance et d’après notre mort, à l’exception de ce qui se passe entre les deux, que nous appelons la vie.

Nombre d’entre nous ressentent aujourd’hui la même chose. Ils ressentent le vide du monde. Le travail de toute existence consiste à meubler le vide du monde pour lui donner un sens.

 Dans son autobiographie, Carl Jung raconte « un moment de clarté inhabituelle », au cours duquel il a eu un dialogue étrange avec quelque chose en lui : dans quel mythe l’homme vit-il de nos jours ? 

« Dans le mythe chrétien : est-ce que tu y vis ? » 

(Jung se le demande).

Et pour être honnête avec lui-même, sa réponse fut « non ». 

« Pour moi, ce n’est pas dans cela que je vis. » 

Alors n’avons-nous plus de mythe, demande son moi intérieur ? 

« Non », répondit Jung, « évidemment pas ».

 Alors, de quoi est-ce que tu vis, interroge son moi intérieur ? 

« À ce stade, le dialogue avec moi-même est devenu inconfortable. J’ai arrêté de penser. J’avais atteint une impasse », a conclu Jung.

 Ce constat n’est à priori pas rassurant quand on connaît la force et la finesse de l’analyse jungienne ; mais à y regarder de plus prés, on peut repérer un vice de forme dans la démarche, qui consiste à limiter la recherche aux mythes des religions.

Or la recherche intérieure ne supporte pas de préconditionnement sous peine d’être biaisée et par là invalidée. La voie intérieure doit être totalement libérée de toute contrainte extérieure, qu’elle soit cultuelle, culturelle ou éducative. Sinon, on est dans la voie de l’obédience, de la soumission dogmatique, qui ne peut déboucher que sur une impasse spirituelle.

Il ne faut surtout pas confondre la croyance avec la connaissance ; la première est spéculative, intellectuelle et abstraite, alors que la seconde est opérative, concrète et constructive. La prière est contemplative là où la recherche est active.

 Il nous appartient de combler le vide du monde.

Peut-on continuer à vivre sans savoir d’où nous venons et mourir sans savoir où nous allons.

Cherchons à nous donner un sens. 

   « Si vide d’espoir est le monde du dehors que deux fois plus précieux m’est le monde du dedans. »

 Emily Brontë


dimanche 21 juin 2020

J. M. W. Turner


J. M. W. Turner


Une Villa. Clair de lune (Une villa un soir de bal) pour L'Italie de Samuel Rogers, vers 1826–1827 - © Tate

Joseph Mallord William Turner, plus connu sous le nom de William Turner ou de ses initiales J. M. W. Turner (1775-1851), est un peintreaquarelliste et graveur britannique. Initialement de la veine romantique anglaise, son œuvre est marquée par une recherche novatrice audacieuse qui le fait considérer, avec son contemporain John Constable, comme un précurseur de l'impressionnisme.
Renommé pour ses huiles, Turner est également un des plus grands maîtres anglais de paysages à l'aquarelle. Il y gagnera le surnom de « peintre de la lumière ». La plus grande partie des œuvres de Turner est conservée à la Tate Britain.
Wikipedia

« Mon style, c'est l'atmosphère ! »


Autoportrait (vers 1799), Tate Britain de Londres



"Mon travail consiste à peindre ce que je vois, non ce que je sais être là."



Bonneville, Savoie, 1803


Gorges de l’Avon, 1791

"Il a remplacé les espaces limités aux contours précis que l'on trouve dans les paysages des peintres d'autrefois par l'immensité et le mystère des grands spectacles de la terre"

 John Ruskin, critique d'art (1843)

jeudi 18 juin 2020

333 333


333 333
Clin d’oeil
Le chiffre 3 est un nombre parfait qui exprime l’expression de la totalité, de l’achèvement : il ne peut y être ajouté. C’est l’achèvement de la manifestation : l’homme, fils du Ciel et de la Terre, retrouve son unité originelle.
Le code 333 est une triplicité du chiffre 3. Le 333 dans son être inférieur symbolise l’ego, l’émotionnel et le mental ou intellect.
L’être dans sa complétude se révèle par la double triplicité, le 333 dans son être supérieur représente le Cœur, l’Âme et l’Esprit.
La suite 333 333 marque donc l’accomplissement total de l’évolution spirituelle incarnée, le terminus de la quête ici-bas.

lundi 8 juin 2020

Memento mori




Memento mori

"La mort n'est pas l'obscurité
C'est une lampe qui s'éteint car le jour se lève."
 Anonyme

« Souviens-toi que tu vas mourir » dit l’adage.
Oui mais,… tu ne sais ni où, ni quand, ni comment.
Une finalité certaine, des modalités incertaines, le frôlement de l’inconnu.

J’ai toujours eu une conception abstraite, désincarnée, de la mort, si floue et évanescente que je n’arrive pas à avoir de prise dessus et que je finis toujours par suspendre mon examen au bout d’un temps de réflexion plus ou moins long. Mes qualités d’analyse et de synthèse se révèlent vaines dans ce domaine.
Signe d’impuissance ou politique de l’autruche ?
Tactique d’évitement ou fuite en avant ?

Pourtant, j’ai acquis une certitude bien ancrée dans mon for intérieur: je suis persuadé que le niveau de conscience atteint lors du grand passage déterminera la suite des circonstances et l’issue de notre voyage spirituel, car l’âme rejoint tout naturellement un plan énergétique correspondant à sa propre fréquence vibratoire. Un peu comme les affinités électives entre les êtres, chères à Goethe, s'expliqueraient selon les lois de la chimie.

 Le temps passant et l’âge aidant, la sagesse prenant le pas sur la paresse, on se sent d’autant plus concerné que le terme approche. Tout naturellement notre réflexion s’approfondit et notre compréhension s’élargit. On a perdu ce sentiment d’immortalité qui nous habitait, remplacé par une sensation de proximité progressive qui transforme notre comportement intégralement. L’impossible devient possible dés lors qu’on l’envisage.

Une chose est sure : mourir ne relève pas de la réflexion mais de l’action, d’une action spécifique et inédite, parce que immatérielle et inconnue. Nous devons transformer le spectateur craintif en acteur conscient de façon à optimiser les conditions de notre ultime passage.
Contrairement à ce que véhicule notre inconscient collectif
 à son sujet, la mort n’est pas notre disparition ; elle a, en fait, pour mission de nous libérer de l’incarcération de l’âme dans la matière lourde de la troisième dimension et de nous rendre à notre lumière originelle.
Il nous faut partir d’ici, quitter la scène où nous évoluons sur terre, pour découvrir qui nous sommes réellement, de tout temps ; c’est un peu ça mourir, retrouver l’identité de notre être véritable derrière les masques de la vie.
Acta est fabula. Nous quittons la représentation.

La mort est un voyage de retour, un retour à l’origine, à notre état d’avant notre naissance sur terre, une nouvelle étape d’un long parcours garant d’une progression dans notre évolution spirituelle personnelle. Alors, pour obtenir l’expansion de conscience nécessaire à une bonne réalisation du passage, il faut s’entraîner et se préparer à mettre et remettre nos pas dans nos pas, pour toujours refaire le chemin recommencé, sans cesse oublié.

Et surtout, ne pas oublier d’apprendre à mourir avant d’apprendre qu’on va mourir !

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« Pouvons-nous connaître la « fin », qui est la mort, pendant que nous vivons ?
Je veux dire que si nous pouvions savoir, pendant que nous vivons, ce qu’est la mort, nous n’aurions pas de problèmes. C’est parce que nous ne pouvons pas entrer en contact avec l’inconnu pendant que nous vivons, que nous en avons peur. Notre lutte consiste à établir un rapport entre nous-mêmes qui sommes le résultat du connu, et l’inconnu que nous appelons mort.
 Peut-il y avoir une relation entre le passé et quelque chose que l’esprit ne peut pas concevoir et que nous appelons mort ? Pourquoi séparons-nous les deux ? N’est-ce point parce que notre esprit ne fonctionne que dans le champ du connu, dans le champ du continu ?
L’on ne se connaît soi-même qu’en tant que penseur, qu’en tant qu’acteur ayant certains souvenirs de misères, de plaisirs, d’amour, d’affections, d’expériences de toutes sortes ; l’on ne se connaît qu’en tant qu’être continu, sans quoi on n’aurait aucun souvenir de soi-même « étant » quoi que ce soit.
Or, lorsque ce « quoi que ce soit » considère sa fin - que nous appelons mort - surgit en nous la peur de l’inconnu, donc le désir d’englober l’inconnu dans le connu, de donner une continuité au connu. Je veux dire que nous ne voulons pas connaître une vie incluant la mort, mais nous voulons nous persuader qu’un moyen existe de durer indéfiniment. Nous ne voulons pas connaître la vie et la mort, mais nous voulons apprendre à durer sans fin. »

Jiddu Krishnamurti


«Désormais tout est changé. J'ai goûté - comme par mégarde - à la saveur d'être, et tout est changé.
Quelque chose, en moi, n'est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi. Par cette certitude, tout est changé.
Il n'y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit - plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit...
A l'instant où cesse en moi toute représentation - toute idée "sur" les choses, les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse, leur vide lumineux.»

Christiane Singer, Histoire d'âme

«La mort n’est pas aussi terrible que nous nous l’imaginons, nous la jugeons mal de loin, c’est un spectre qui nous épouvante à une certaine distance, et qui disparaît lorsqu’on vient à en approcher de près.»

Buffon

« Les sentiments négatifs, d'anxiété, de peur et de superstition, de désespoir ou de doute, sont en réalité des forces hostiles émanant de mondes extrasensoriels dont les êtres exercent sur les êtres humains des attaques cruelles tout en se nourrissant de leurs effets. Par conséquent, il est nécessaire qu'une personne qui entre dans le monde spirituel ait en premier lieu surmonté la peur, les sentiments d'impuissance, le désespoir et l'anxiété. »

Rudolph Seiner

« Oui, allons, la vie ne se perd pas, elle se déplace. Elle s'élance et se transporte au delà de cet horizon que nous croyons être le cercle de notre existence. Nous avons les cercles de l'infini devant nous. C'est une gamme que nous croyons descendre après l'avoir montée, mais les gammes s'enchaînent et montent toujours, La voix humaine ne peut dépasser une certaine tonalité ; mais, par la pensée, elle entre facilement dans les tonalités impossibles, et, d'octave en octave, l'audition imaginaire, mais mathématique, escalade le ciel. »

George Sand

 "Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés pour se rendre heureux de n'y point penser.»

Blaise Pascal

 

WEB TV :

 http://www.lateledelilou.com

 

 

La preuve par l'âme : Un polytechnicien démontre notre immortalité - François de Witt




Projets d'âme: Pourquoi sommes nous ici sur terre - François de Witt


dimanche 24 mai 2020

Rembrandt : vieillir et grandir




Rembrandt : vieillir et grandir

Peintre majeur de l’école hollandaise du XVIIe siècle, Rembrandt (1606–1669) est l’une des grandes figures du baroque. Peintre et graveur, réputé solitaire et indépendant, il a peint sans fard ses contemporains, se rendant célèbre par son traitement de la lumière que l’on nomme « clair-obscur ». Rembrandt a accompagné l’essor du protestantisme, il a contribué à renouveler l’image du Christ, humble et humain, tout comme le genre de l’autoportrait et du portrait de groupe.



A quoi le maître s'est-il livré en se représentant une centaine de fois, à tous les âges et dans tous les accoutrements ?

Pourquoi Rembrandt s'est-il si souvent représenté, avec une régularité que l'on pourrait qualifier d'obsessionnelle?
En quarante ans de carrière, depuis ses débuts à Leyde jusqu'à sa mort, en 1669, à Amsterdam, il a peint, dessiné ou gravé les traits de son visage une centaine de fois. Les artistes de son époque l'ont rarement fait à plus de deux ou trois reprises.
Comment expliquer également son goût du travestissement?
Dans chacun de ses autoportraits, il semble prendre un malin plaisir à s'exhiber dans un accoutrement différent, parfois même extravagant, coiffé d'un béret, d'une toque ou d'un turban, vêtu de guenilles ou d'un élégant pourpoint, tour à tour prince ou mendiant, apôtre ou soldat.
« Rembrandt charme les intelligents, mais étourdit et massacre les imbéciles. »
Gustave Courbet


 «… ce n’est pas une œuvre de jeunesse, ce serait impossible. Rembrandt est vieux, il se possède tout entier, il sait ce qu’il doit garder et ce qu’il doit sacrifier, il a derrière lui toute l’étude du détail, qu’il a travaillée dans ses autres tableaux et ici il est libre, il est son maître (…) La foule s’imagine que l’artiste vieillit et qu’alors il donne un art lâché; c’est le contraire; c’est un art qui devient tellement grand qu’elle ne le comprend plus; c’est de l’art qui garde juste l’essentiel. »

Rodin