dimanche 28 avril 2024

A la recherche du Soi

 

A la recherche du Soi 

Dés notre naissance, nous sommes encapsulés dans la matière dense de l’incarnation (cercle bleu) dont nous ne pouvons nous libérer qu’en activant le feu spirituel par l’ouverture du troisième œil (triangle rose). Le triangle est un vecteur d’énergie ; le troisième œil est le point culminant du triangle oculaire en l’homme, il est ce qui le relie à l’au-delà.

C’est ce pour quoi nous sommes ici sur terre.

Nous avons toute une vie pour réaliser trois missions successives, à savoir :

               Le porteur de torche (la flamme – l’intellect)

               Le pont des dangers (le passage – l’intuition))

               Le maître du feu (la maîtrise – la clairvoyance)

 

Le porteur de torche :

Le but, c’est l’ouverture de l’œil, le troisième œil qui nous permet de voir au-delà des formes.

C’est l’accès à la connaissance totale, sans limite, de tous les mondes existants. L’être change de dimension et gagne en puissance ; il devient acteur cosmique, conscient de son rôle.

À partir de là, la phase opérationnelle débute et prépare le processus libératoire l’étincelle d’esprit.

Le dormeur doit se réveiller ; l’œil doit s’ouvrir en regardant vers soi. C’est l’œil intérieur qui permet à l’être de se découvrir lui-même et de se connaître réellement..

Il faut tout d’abord fermer les yeux pour condamner la vision extérieure et faire na nuit en soi ; puis aller au fond du trou noir jusqu’à l’étincelle qui déclenche la vue interne et allumera la flamme qui ne s’éteindra plus. C’est la flamme de vie,

Le porteur de torche doit découvrir le feu et s’approprier la lumière.

 

Le pont des dangers :

Il s’agit maintenant de passer du monde physique de l’incarnation dans la matière à celui de la vraie vie, immatérielle, secrète et sacrée.

Le pont doit être franchi pour permettre de quitter le Moi pour atteindre le Je. Mais à partir de ce moment-là, il faut prendre en compte la révolte de l’Ego  qui sait pertinemment qu’il est voué à disparaître avec la croissance du Je.

Entre la phase du « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras le monde et les dieux »  et l’authentique renaissance spirituelle , où la disparition du vieil homme donne la vie à l’homme nouveau, le sentier est parsemé de périls. La résistance de l’Ego déclenchera toutes les forces négatives dont il dispose pour avoir gain de cause.

C’est le calvaire, avec ses stations et sa passion, avant la crucifixion du Moi et l’ascension finale. Et puis, à son heure, viendra sa reddition.

« Je le sais, il faut que tu croisses et que je disparaisse. »

Ce passage est long et difficile. Il n’y a pas d’âge pour le passage, il faut juste y être prêt.

Symboliquement, c’est la triangulation du cercle qui libère de la matière et affranchit du temps et de l’espace. L’être se retrouve lui-même comme après une longue amnésie.

 

Le maître du feu :

Sur le plan spirituel, le feu symbolise la lumière et la connaissance. Le feu, comme le soleil, apporte la clarté, la purification, la fécondité de l’esprit et la transmutation qui mène à l’illumination…  

 

Par sa renaissance et sa libération, l’être échappe aux contraintes et limitations de la matière, du temps et d l’espace. Il retrouve sa patrie originelle, celle des énergies pures, de la lumière purificatrice et créatrice. Il devient alors maître du Feu  et fils de la Lumière. Il voit tout, il sait tout, il comprend tout.

« Un feu sacré brûle depuis que l’homme existe; il ne s’est jamais éteint. Il a été soigneusement entretenu et perpétué, même sur le chemin des larmes. Ce feu est le souffle de la vie, c’est la manifestation du pur esprit, c’est la claire lumière des choses dans leur vérité essentielle. »

Proverbe amérindien

Premier contact

samedi 20 avril 2024

Les vanités

 

« J’ai été ce que tu es, tu seras ce que je suis. » 

Inscription catacombes romaines 

Qu'est-ce qu'une vanité en peinture ?

La peinture de Vanités est un genre particulier de nature morte à haute valeur symbolique, qui se développe au XVIIe siècle, particulièrement dans la peinture hollandaise à l'époque baroque. Dans les vanités, les objets représentés sont tous symboliques du vide de l'existence terrestre.


Pieter van Steenwyck — Ars longa, vita brevis.

 

Pieter Steenwijck (ou Pieter Evertz (van) Steenwyck), né vers 1615 à Delft et mort après 1656, est un peintre néerlandais.

 

Vanitas (Vita brevis, ars longa) – 1672

Edwaert Collier est né à Breda (Pays-Bas) en janvier 1642 et mort à Londres en septembre 1708. Ces dates sont imprécises car on a peu d’informations sur sa vie. 

Vanitas, 1663


 

Vanité aux portraits

David Bailly, né en 1584 à Leyde où il est mort en 1657, est un peintre néerlandais.

 Autoportrait avec symboles de Vanité, ou encore Vanité, nature morte avec portrait d'un jeune peintre, est une peinture de David Bailly, réalisée en 1651, qui mêle les genres du portrait et de la nature morte. 

 

 

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mardi 2 avril 2024

Incarnations multiples et simultanées

 


Incarnations multiples et simultanées

 

C’est le grand jeu auquel vous participez tous. Vous vivez plusieurs vies, en même temps, dans différents endroits. Seulement, vous n’en êtes pas conscients. C’est normal et voulu.

Vous évoluez dans une incarnation physique qui obéit aux trois dimensions spatiales et à une dimension temporelle. Cette dernière est linéaire, chronologique (entre naissance et mort) et irréversible (à sens unique). De fait, votre mental ne peut pas échapper aux contraintes de ce cadre. Pour pouvoir accéder aux dimensions spirituelles, il faut vous déconnecter de votre mental. Par exemple, lorsque vous dormez, le monde des rêves vous ouvre les portes de l’éternité.

Vivre dans le moment présent, c’est-à-dire ignorer le passé et le futur, relève de l’illusion pour l’homme ordinaire. Seule une totale maîtrise de la méditation ou un avancement spirituel impressionnant le permettent. Pourquoi ? Tout simplement parce que le présent éternel est le critère essentiel des mondes spirituels où la matérialité physique n’existe pas. Quant à nous, nous restons enfermés dans notre incarnation, ou dans nos incarnations puisque elles sont en fait multiples 

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« Le temps et l’espace sont des modalités d’organisation de la matière, qui est elle-même de l’esprit coagulé, densifié, pour vous permettre de réaliser des expériences vitales. En remontant à l’esprit, à l’origine, tu neutralises les effets du temps et tu prends pied dans un continuum où passé, présent et futur cohabitent. La durée n’est qu’une illusion, tout comme le décor ; ils sont là pour permettre la mise en scène.

A partir du moment où tu es conscient de ça, tu échappes à l’emprise du temps et de l’espace et tu libères ton entité.

Doit-on parler de vies antérieures ou simultanées ?

C’est difficile à réaliser pour toi, car elles sont à la fois antérieures (dans la mesure où chaque expérience entraîne des répercussions sur celle qui suit) et simultanées (puisque le facteur temps est illusoire et n’existe pas en fait).

Pour simplifier, disons qu’il y a un ordre dans l’agencement de tes incarnations mais qu’il ne correspond pas réellement à celui du temps linéaire auquel tu fais référence. C’est en fait la qualité et la richesse de chaque vie effectuée qui constituent les vrais critères leur conférant un ordre dans ton évolution et que le temps linéaire que tu connais sur terre traduit en succession de vies antérieures.

Prenons un exemple plus parlant : tout corps existant dans le monde a la possibilité de changer d’état en fonction de certaines circonstances qui le déterminent ; un solide peut devenir liquide, puis gazeux et inversement. Si tu assistes à une telle expérience, tu vas la  traduire par un ordre temporel qui correspond à ton mental :

le corps était solide (passé), il est devenu liquide (présent) avant de se transformer en gazeux (futur) ; mais, en fait, il est tout ça en même temps. Il est le même dans des manifestations différentes.

Donc, il est juste de parler de vies antérieures dans votre vocabulaire et de multiples états de l’être en réalité. De la même façon, les diverses couleurs que vous connaissez, de l’infra rouge à l’ultra violet, ne sont que des tonalités fragmentaires du blanc qui les englobe toutes. 

Il est plus tard que tu ne penses ! 

Même si le temps est une dimension illusoire, il donne une échelle précise dans le monde physique dans lequel vous évoluez dans la mesure où il est adossé aux cycles naturels qui président à toute évolution de la création.

Je m’explique : dans un monde créé, tout est en mouvement perpétuel, et les rapports de masse, vitesse et énergie se modifient continuellement selon des schémas établis se déroulant dans le sens contraction-expansion-résorption. Il en va ainsi de tout le cosmos ainsi que de la terre, votre planète mère. Le déroulement des cycles équivaut à une vie propre de la planète, qui subit elle-même au-delà les répercussions des cycles des autres composants du cosmos, dans la mesure où tout est lié et solidaire.

La terre se comporte à l’image d’une toupie en mouvement ; plus elle tourne vite et plus elle est stable et dynamique, mais dés qu’elle perd de la vitesse, elle se déséquilibre et menace de s’effondrer. A la différence de la toupie, la terre ne s’arrêtera pas de tourner définitivement. Comme un moteur qui ne tourne plus rond, elle va caler puis redémarrer dans un rythme et un mouvement différent modifiant ainsi sa position et les champs de force qui l’accompagnent. Plusieurs fois déjà depuis sa création, cette opération a eu lieu perturbant l’humanité et inversant les énergies magnétiques. Ces chamboulements sont restés marqués dans votre inconscient collectif sous l’appellation de déluges que mentionnent nombre de vos religions ou légendes.

A l’heure actuelle, la rotation de la terre est ralentie et sa giration se désorganise alors que dans le même temps une énergie nouvelle, très puissante, arrive du cosmos dans son champ gravitationnel. Cette double manifestation a pour effet de provoquer des réactions physiques terrestres lourdes et des réactions psychiques déstabilisantes des êtres qui n’arrivent plus à suivre le nouveau rythme imposé. Tout cela est normal et naturel ; l’humanité s’apprête à entrer dans une nouvelle étape de son évolution et là aussi la sélection du tamis est à l’œuvre.

Il y a beaucoup d’appelés, mais il y aura peu d’élus ; il ne sert à rien de protester ou se lamenter dans la mesure où vous n’avez pas le choix : soit vous vous donnez les moyens de réussir, soit vous serez emportés par la vague. Elle a déjà commencé son œuvre et famines, guerres, cataclysmes, maladies et dépressions en sont les signes avant-coureurs. Mais le rythme va encore s’accélérer et sa puissance décupler. Pourtant, il ne s’agit pas de la fin du monde mais bien plutôt de la fin d’un monde ; à l’image des techniques utilisées en matière de cultures, il s’agit d’arracher pour replanter, de détruire les espèces faibles et malades pour favoriser la croissance et le développement de nouvelles cultures saines et vigoureuses.

La nouvelle humanité est en marche, l’heure n’est pas à la tristesse ou à l’abattement. En deçà d’un certain seuil spirituel, il n’y aura pas de passeport pour la nouvelle terre ; ceux qui seront au-delà continueront l’aventure. »

(Communication avec Kori 39)

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« Nous avons 777 mondes parallèles, si l’on peut dire, et notre véritable conscience est dans la continuation de tous ces mondes et, en même temps, dans leur embranchement. Cela est vrai pour ceux qui connaissent un maître et qui connaissent la théorie des mondes parallèles.

Mais pour les autres, les réincarnations se succèdent dans le temps. […] Quand on s’est persuadé que le temps n’est qu’une création mentale et qu’il n’existe pas, et que l’on connaît la théorie des mondes parallèles, on vit en même temps dans tous ces mondes.

La théorie des mondes parallèles admet l’étalement des existences dans l’étendue et non dans la durée.

Les vies antérieures ne sont plus successives, elles sont simultanées. Quand on est plongé dans l’illusion temporelle, on croit que ses réincarnations se déroulent dans le passé. Quand on a quitté cette illusion, l’esprit sait qu’elles ont lieu parallèlement. Par conséquent, si on goûte au nectar du présent éternel, on doit par cela même connaître toutes nos vies parallèles. 

Je ne dois pas tout dévoiler. Après moi, viendront d’autres qui dévoileront ce que je n’ai pas dévoilé, et notamment le mystère des 777 mondes parallèles. »

François Brousse

François Brousse, né le 7 mai 1913 à Perpignan et décédé le 25 octobre 1995 à Clamart, est un poète ésotérique et kabbaliste français, auteur d’environ une centaine d'ouvrages publiés à partir de 1938.

 

Le mystère des mondes parallèles

D’après moi, il y a toute une série de mondes parallèles et ces mondes parallèles sont des mondes tangibles comme le nôtre, des mondes de chair et de sang, si j’ose dire, des planètes concrètes et physiques et qui sont absolument parallèles à un certain point de vue.

C’est-à-dire que nous sommes tous, ici, sur d’autres mondes parallèles, sur d’autres planètes mais avec une autre destinée : par exemple les ménages sont différents, les mariages sont différents, les naissances sont différentes et nous pouvons quand même nous retrouver tous à travers ces mondes parallèles.

Il y a mieux : certains de ces mondes parallèles ont le même temps que nous, c’est-à-dire qu’ils se déroulent exactement à la même vitesse temporelle et d’autres ont un temps totalement différent ; par exemple ils vont beaucoup plus vite ou bien plus lentement, ce qui fait que dans certains mondes parallèles qui peuvent être les mêmes que les nôtres, nous sommes actuellement en l’an 235 apr. J.‑C. et non pas en l’an 1986. Dans d’autres, nous sommes en l’an 3398. C’est-à-dire qu’immédiatement nous avons des vitesses temporelles [de rotation] différentes.

Il y a mieux. Dans ces mondes parallèles nous avons toutes nos incarnations : par exemple, je peux être, supposons, à la fois actuel, ici, présent, avec un nom particulier et en même temps Akbar, et en même temps Akhenaton, et en même temps Salomon, et en même temps Assur Bellus, et en même temps Salomon ben Youssef, et en même temps Ulrich de Mayence. Tout cela en même temps, c’est-à-dire qu’il existe une multitude de mondes pareils au nôtre et chacun de ces mondes, ayant une vitesse [de rotation] différente, nous pouvons dire que nous vivons toutes nos incarnations actuellement : les incarnations ne sont plus dans le temps, elles se déroulent dans l’espace, dans un espace particulier. […] Ce qui fait qu’à travers tout cela, nous sommes actuellement emboîtés, si j’ose dire, dans une série de mondes parallèles et de réincarnations.

Le nombre de ces réincarnations, je l’ai fixé à 777 […] et nous ne pourrons être sauvés que lorsque nous serons conscients des 777 visages de notre être qui se trouvent dans les mondes parallèles. Lorsqu’il vous arrive d’avoir l’impression de mourir, il se peut très bien que ce soit une de vos incarnations qui est en train de mourir dans un monde parallèle. Lorsque vous avez une joie infinie, c’est peut-être parce que dans un de ces mondes parallèles, un de vos personnages est en train d’atteindre à l’illumination.

François Brousse

Conférence, Paris, 22 juillet 1986, « La religion druze » (Extrait) 

 

 

 


jeudi 21 mars 2024

lundi 11 mars 2024

Ainsi parlait Ram Dass

 


Ram Dass

 

Richard Alpert (né le 6 avril 1931), aussi connu comme Baba Ram Dass (ou simplement Ram Dass), a été professeur de psychologie à l'université Harvard et a étudié les effets de la psilocybine sur l'homme.

Né dans une importante famille juive de Boston, son père, George Alpert, fut un avocat réputé de Boston. Il a deux frères plus agés. Il est titulaire d'une licence d'art de l'université de Tufts, d'un master de l'université wesleyenne et d'un doctorat de l'université Stanford.

Il travaille en collaboration étroite avec Timothy Leary à Havard où ils entreprennent tous deux des recherches sur les effets de la psilocybine. Ils sont tous deux écartés de l'université en 1963, Alpert pour avoir donné de la psilocybine à un étudiant. Mais ils continuent leurs expérimentations dans un manoir privé dans le Millbrook, New York.

En 1967, il entreprend un voyage aux Indes dont il revient profondément marqué par le yoga et la méditation. Il rencontre et étudie avec le penseur spirituel Bhagavan Das qui lui fait rencontrer son gourou Karoli Baba aussi connu comme Maharaj-ji (hindi de Grand Roi). C'est Maharaj-ji qui lui donne le nom de Ram Dass (qui signifie servant de Rama) et l'instruit pour recevoir l'enseignement de Bhagavan Das.

À son retour aux États-Unis en 1969, Alpert fonde plusieurs centres consacrés à la spiritualité

En 1994, il s'ouvre de sa bisexualité dans le magazine Gay Soul. En février 1997, il fait un accident vasculaire cérébral qui lui laisse une aphasie expressive mais il continue cependant ses interventions publiques
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Source : Wikipedia

« L'âme doit vivre avec un ego totalement opérationnel afin de pouvoir collecter les données favorables à son épanouissement. Le corps, l'ego et l'âme sont en étroite interdépendance. C'est pourquoi il est important de les honorer. Le premier est un temple précieux, le second le canal par lequel l'âme effectue son apprentissage.

Ce sont nos pensées qui amplifient notre souffrance. Il ne s’agit aucunement de la dénier, mais de passer au plan de la conscience égotique à celui de l’ âme. Vous ressentez ainsi ce qui est sans être absorbé par la souffrance. L’âme a cette incroyable aptitude de tout accepter sans essayer de repousser quoi que ce soit.

Maladie et vieillissement peuvent représenter une incroyable opportunité d’évolution spirituelle. En nous obligeant à nous tenir tranquilles, ils nous font vivre ici et maintenant. L’attention au souffle, par exemple, est une aide précieuse pour commencer à vivre l’instant présent et nous affranchir des contraintes temporelles que nous nous sommes nous-mêmes imposés. Dans cet état, vous cessez de vous inquiéter à propos du passé ou du futur. Dans l’instant, nous nous libérons des désirs de l’ego et nous nous ouvrons à notre dimension spirituelle.

Pour approfondir notre pratique de l’attention et vieillir en pleine conscience, il est essentiel d’être libérés de la peur. Cela implique de rechercher constamment la vérité et de nous confronter au contenu de notre mental. Nous devons être prêts à regarder notre souffrance et celle qui nous entoure sans détourner les yeux et à la laisser être dans l’instant présent. Au lieu de nous fermer à la peur, nous apprenons à l’accueillir, à l’écouter, à la laisser naître puis disparaître d’elle même.

Dans une culture aussi peu traditionnelle que la nôtre et, de surcroît, dominée par la technique, on porte beaucoup plus d’intérêt aux informations qu’à la sagesse. Pourtant leur rôle est bien distinct. Les premières impliquent l’acquisition, l’organisation et la diffusion de faits… La sagesse, pour sa part, met en jeu une fonction tout aussi cruciale : le déconditionnement et la pacification du mental, l’intervention du cœur et l’alchimie de la raison et des sentiments…. En Occident la sagesse se fait rare.

Pour l’ego, notre rôle et notre position représentent l’apogée de la vie ; pour l’âme, l’essentiel est l’apprentissage.

Lorsque nous nous considérons à la lumière de l’âme, nous remarquons combien notre conscience personnelle change. Nous avons l’impression de nous libérer de notre petit moi égoïste pour entrer dans une dimension bien plus vaste…. Nous ne nous identifions plus à la souffrance qui affecte notre corps et notre mental. »

 

 

samedi 3 février 2024

La mort n’existe pas

 


La mort n’existe pas


« La conscience fondamentale se situe en dehors de l’espace et du temps, au-delà de la mort.

C’est ce que les religions appellent « l’âme. »


« Mon corps : juste de la conscience qui prend forme. La mort serait dès lors uniquement le chemin inverse : la conscience qui change de forme, cessant de se projeter dans une apparence matérielle figée dans le temps. Redevenant elle-même. Cessant d’être confondu avec ce corps qu'elle abandonne, pour retrouver sa vraie nature".

C'est l'esprit qui crée la réalité. La réalité que vous observez est la manifestation de l'âme, une projection. Elle utilise le corps, le cerveau comme un projecteur de réalité.
[...] Les individus biologiques mortels que nous sommes ne seraient que les simples projections matérielles et éphémères d'une conscience fondamentale non locale capable d'exercer, dans la situation actuelle, une influence sur la matière. Comme si nos corps, et l'ensemble de la réalité matérielle, étaient juste des images projetées sur un écran et, dans le cas présent, la conscience non locale le projecteur. Ce qui dès lors donne vie et anime les corps, comme l'ensemble de la réalité matérielle, ne se trouve pas sur l'écran - dans la matière -, mais dans le projecteur : la conscience fondamentale. C'est fou. Pourtant, il y a plus de deux millénaires déjà, Platon avait émis une idée similaire dans son allégorie de la caverne.

Aussi, que la mort surgisse au terme d'une longue existence, ou subitement lors d'un accident ou d'une maladie dans la fleur de l'âge, ce moment n'est pas le choix de la personnalité mais toujours celui de l'âme. Ram Dass s'explique : "L'âme a son agenda propre en prenant naissance en tant qu'être humain. Elle a un certain travail à faire et à terminer sur le plan terrestre. Elle utilise le corps et la personnalité pour effectuer ce travail et, lorsque le travail est terminé, elle quitte ce plan. Les êtres les plus sages que j'ai pu rencontrer m'ont tous assuré qu'une âme ne quitte le plan physique ni un instant trop tôt ni un instant trop tard. Maintenant, pour nous sur terre, qui nous identifions si fortement à notre corps et à notre personnalité, à notre identité, c'est difficile à comprendre. Parce que nous n'écoutons généralement pas assez profondément à l'intérieur de nous-mêmes, nous considérons la longévité de notre vie comme un acquis. Nous avons tendance à considérer le plan terrestre comme l'alpha et l'oméga, nous voulons donc qu'il dure le plus longtemps possible. Cependant, une fois que l'on commence à regarder la vie du point de vue de l'âme, l'image est tout à fait différente.

L'intuition, c'est un peu comme les étoiles en plein jour. Elles sont là en permanence, mais demeurent invisibles à cause de la lumière du soleil qui masque leur rayonnement. La lumière subtile de notre intuition est masquée par l'éclat aveuglant du fonctionnement écrasant de notre cerveau-mental. Parvient-on à mettre notre cerveau en sommeil ou à l'éduquer qu'apparaît alors le ciel étoilé du monde de l'intuition, la dimension non locale du réel.

Nous courons sans comprendre vers la mort, tels des somnambules, et nous sommes surpris que cela soit angoissant. Alors nous meublons nos journées de plaisirs éphémères pour supporter cette déconnexion d'avec notre part spirituelle. Cette désunion conduit à ce que l'on éprouve avec impuissance le sentiment que quelque chose essentiel, mais d'inaccessible, manque à notre existence. Ce soleil éteint. Notre âme oubliée. »

Extraits de « La mort n’existe pas » de Stéphane Allix


"L'âme doit vivre avec un ego totalement opérationnel afin de pouvoir collecter les données favorables à son épanouissement. Le corps, l'ego et l'âme sont en étroite interdépendance. C'est pourquoi il est important de les honorer. Le premier est un temple précieux , le second le canal par lequel l'âme effectue son apprentissage."
Ram Dass 

dimanche 28 janvier 2024

Qu’il est long le chemin

 

 


« Quarante ans, c'est la vieillesse de la jeunesse, mais cinquante ans, c'est la jeunesse de la vieillesse. »

Victor Hugo

Qu’il est long le chemin

Le chemin est long, rempli d´embûches et de désillusions. Le sport longtemps pratiqué comme régulateur physique, calmant et anti stress, est désormais aux abonnés absents de ma vie actuelle.
Mon autre régulateur mental qui consistait à pratiquer la méditation, pour favoriser l´éveil spirituel, est en panne chronique depuis trop longtemps.
Aujourd'hui, c´est stress, mal être, nervosisme et déprime qui gouvernent ma vie.

Voilà ce qui nous attend à l´automne d´une vie. Ce qui marche un jour ne marche pas toujours. Si l´on n’obtient pas l´éveil spirituel, à un moment donné la peur du vide s´empare de nous. Le Soi se manifeste en marquant ses limites au Moi.

De nombreux auteurs ont considéré la vieillesse comme un temps d’achèvement de la construction de la personne et d’éveil spécifique à soi.

« L’éveil spirituel est le moment bascule où nous prenons conscience de l’existence d’une autre réalité que la matérialité… une réalité qui correspond à l’esprit, au surnaturel, au sacré et au Divin. 

L’éveil spirituel répond à un appel de notre être. Ce n’est pas une simple distraction ou une petite curiosité passagère à découvrir… bien que cela puisse l’être au début.

À un moment ou un autre de notre vie, nous nous sentons poussés à nous poser des questions sur le sens des choses : Qui sommes-nous ? Sommes-nous là par hasard ? Sommes-nous faits uniquement de chair et de sang, ou sommes-nous davantage ? Pourquoi nous sommes-nous incarnés ? Y a-t-il un autre plan – une dimension supérieure – qui nous gouverne ? Existe-t-il un (ou plusieurs) Dieu ?

Les réponses ne peuvent se trouver qu’en abandonnant la matérialité et en explorant un monde qui pourrait être qualifié d’invisible, d’impalpable, de non-naturel et qui pourtant est présent en nous et autour de nous. C’est lorsque nous prenons conscience qu’il existe un aspect non-matériel, de nature subtile, à notre être et à l’univers en général, que se déclenche l’éveil spirituel. Cette découverte vient du cœur, de notre être et non de notre raison. »

Luc Bodin

Le changement de conscience de soi et l’éveil spirituel qui en découle sont absolument nécessaires à la libération de l’être.

Au cœur de l’expérience de l’éveil spirituel est un changement de notre compréhension de qui nous sommes. Cette évolution peut être graduelle ou soudaine, mais elle amène des symptômes de l’éveil spirituel qui sont parmi les plus déstabilisants. Ceux-ci peuvent inclure une impression de ne plus de nous connaître, ou nous reconnaître, un sentiment que nous sommes irréels ou une impression d’être fragmenté. Elles peuvent aussi nous donner l’impression que le monde est irréel.

« La vie spirituelle vise l’éveil de notre nature essentielle. Elle nous donne des qualités d’être qui manquent cruellement à l’homme actuel : le silence, la simplicité, la sérénité, la confiance. »

Karlfield Graf Durkheim

Il nous faut comprendre d’où l’on vient pour savoir où l’on va.

Dans l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, nous avons développé notre corps physique et forgé notre personnalité. Au cours de l’âge adulte, notre ego a pris le pouvoir à la force du mental, c’est le temps de l’action.

L’automne de la vie nous invite au calme et au détachement de la sagesse. C’est l’heure de faire le bilan de sa vie et d’ouvrir la voie royale de l’esprit.

Enfin la vieillesse nous offre la possibilité d’installer la sérénité en soi, en cas de réussite, ou de faire un constat d’échec, si nous n’avons pu réaliser l’union spirituelle en soi avant le grand passage.

C’est à ce moment-là que nous saurons...

« Le chemin est long, et le temps nous est compté. »

Pétrarque

Artiste, écrivain, Poète (1304 - 1374)

"Dans l'avancée de la maturité et l'approche de la vieillesse, il est un ... phénomène qui frappe : le rajeunissement progressif du cœur et de l'âme.

Depuis toujours, je pressentais que la nature ne pouvait pas vouloir la déchéance de l'homme.   Aujourd'hui, je le sais.

Si la deuxième moitié de l'existence ne recelait pas un projet, nous serions éliminés - comme le sont certains animaux - après le cycle de la fécondité.

Ce projet qui nous est confié est invisible à l'œil.

J'aurais la tâche légère si je me plaignais de maux de dents : même si j'étais la seule à pouvoir vérifier mes dires, personne ne douterait de ce que j'avance.   Mais si j'affirme que mon âme et mon cœur rajeunissent de jour en jour, je ne serais pas étonnée que certains n'y voient qu'une licence poétique. Ou un sujet d'agacement. Et pourtant!

Dans la jeunesse, l'âme n'est pas jeune.   Elle est percluse du rhumatisme des modes, plie sous les idéologies, les normes en vigueur.  L'Alzheimer juvénile la ronge : l’oubli de tout ce que l'enfant savait encore sur le sens profond des choses.  La jeunesse transbahute tous les préjugés qu'on lui a inculqués, les jugements féroces, les catégories assassines. Elle est souvent dure comme le monde qui l'accueille. Sa lumière est sous le boisseau.

Ce long travail de la libération de l'intelligence, ce déminage du terrain après tant d'années d'occupation étrangère sont l'œuvre de la maturité.  Quand l'obligation de faire un avec sa génération n'est plus une question de survie, on peut enfin écarter les œillères, laisser venir la clarté. Comme dans les grandes forêts où l'automne, en dépouillant les branches, donne le ciel à voir.

"Il faut toute une vie, écrit Jean Sulivan, pour élargir son cœur, ses opinions, pour conquérir sa liberté spirituelle."

Toute une vie.

Voilà une chance à ne pas manquer." 

Christiane Singer

    N'oublie pas les chevaux écumants du passé