jeudi 30 avril 2026

Attendre quoi ?

 



« Une transformation intérieure radicale et l'élévation à un nouveau niveau de conscience pourraient être le seul espoir réel que nous avons dans la crise mondiale actuelle provoquée par la domination du paradigme mécaniste occidental. »

Stanislav Grof 

Attendre quoi ?

Nous passons notre temps à attendre quelque chose de notre vie qui ne vient jamais. Que signifie cette attente et est-elle fondée ?

La singularité de cette attitude vient du fait que nous ne savons pas ce que nous attendons même si cette attente se légitime par sa certitude. Cette démarche s’effectue en dehors de toute logique puisqu’aucun but ne la justifie.

Nous avons parfois l’impression d’être incomplet, comme s’il nous manquait quelque chose sans parvenir à définir quoi. Ce sentiment peut provenir d’un vide intérieur qui nous inquiète, et la nature ayant horreur du vide nous incite à le combler.

L'éveil spirituel est un voyage fascinant et transformateur qui nous invite à explorer notre véritable essence. Voici quelques points clés pour mieux comprendre ce concept :

Transformation de la conscience :

Vivre un éveil spirituel signifie entrer dans un état de conscience où notre perception de la vie, de l'univers et de nous-mêmes se transforme. Cela peut entraîner une profonde compréhension de notre place dans le monde.

Retour à l'authenticité :

L'éveil spirituel est souvent décrit comme un chemin vers l'émancipation, permettant de revenir à notre authenticité et de découvrir notre "ultime soi".

Découverte de soi :

Ce processus est un voyage de découverte de soi, souvent accompagné d'une transformation intérieure et d'un changement de perception. Cela peut inclure des pratiques comme la méditation, le yoga, ou d'autres formes de développement personnel.

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La spiritualité ne nous épargne pas.

Elle nous apprend à choisir.

 

« Il y a une attente sourde chez beaucoup de cheminants spirituels : que comprendre suffise à alléger. Que voir les choses clairement permette de ne plus les subir. Que l'éveil soit une sorte de sortie de secours.

Mais ce qui se passe est plus étrange et plus exigeant.

La pratique ne désamorce pas les obstacles.

Elle modifie le terrain sur lequel on les rencontre. Et progressivement, elle rend visible quelque chose qu'on préférait ne pas voir : une grande partie de nos souffrances ne nous tombent pas dessus. Nous les reconduisons.

Pas par masochisme. Par habitude. Par familiarité avec ce qui nous épuise.

Il y a des difficultés qui ne mènent nulle part. Les disputes qu'on rejoue pour ne pas affronter quelque chose de plus profond.

Les liens qu'on maintient parce que les rompre engendrerait des conséquences, souvent supposées, que nous ne sommes pas prêts à assumer.

Les résistances qu'on appelle des principes. On s'y abîme, mais elles ont la forme rassurante du connu.

Et les autres difficultés. Celles qui demandent quelque chose de réel : un renoncement, un positionnement, une rupture avec une image de nous-mêmes. Elles ne sont pas douces. Souvent, elles sont bien plus déstabilisantes que les premières. Mais elles ont une orientation. Quelque chose se transforme pour de bon dans celui ou celle qui les traverse.

La tradition taoïste parlerait ici de (biàn) — le discernement, la capacité à distinguer. Non pas le bien du mal, mais le fécond du stérile. Ce qui nourrit le mouvement, le vivant en nous, de ce qui l'entrave sous des apparences de profondeur.

Ce déplacement-là ne se fait pas une fois pour toutes. Il se refait, à chaque carrefour.

Choisir l'inconfort qui structure plutôt que celui qui disperse.

Tenir une direction même quand elle coûte.

Cesser de spiritualiser ou de rationaliser ce qui demande simplement du... courage.

Le critère change. Ce n'est plus "est-ce difficile ?", parce que de toute façon, tout finit par l'être.

C'est "est-ce que cette difficulté nous engage dans quelque chose de vivant ?". Ou à minima, fait à nouveau renaître une étincelle?

La spiritualité ne simplifie pas la vie, au contraire.

Elle nous rend simplement moins disponibles pour ce qui nous consume sans nous nourrir.

Et après de nombreuses années de pratiques, souvent plusieurs dizaines, plus disponibles du tout pour autre chose que ce qui nous nourrit, tout en servant l'ensemble, et l'indicible. »

Fabrice Jordan

 

 

samedi 4 avril 2026

L'inexistence des vies antérieures

 

L'inexistence des vies antérieures

 

« Une chose telle que "vie antérieure" est inexistante. C'est sa vraie signification. Lorsque vous quittez cette planète, vous sortez de la limitation, ou illusion du temps linéaire. De l'autre côté du voile le temps n'existe pas. Le temps est une chose qui a été manufacturée pour votre confort et votre style de vie en 4-D (3-D multiplié par la notion de temps).

Permettez-moi de vous expliquer sa signification. Écoutez attentivement, car c'est important. Pensez-vous avoir des vies antérieures ? Vous n'en avez pas. Vous vivez de multiples vies en même temps, simultanément. Lorsque vous sortez du temps, tel que vous le connaissez, comment l'appelez-vous ? Pensez-y de cette façon - c'est une seule couche composée de plusieurs vies que vous vivez toutes en même temps. Donc, ce sont toutes des vies que vous vivez en même temps. [NDT : Je me demande si Kryeon ne cherche pas à nous faire voir que nous vivons constamment avec notre passé qui est sans cesse dans notre présent, et que nous transportons partout où nous allons.] 

Mais il y a quelqu'un au-dessus de cette pile de couches qui est aux commandes, et c'est celle ou celui qui est en train de lire ces lignes - c'est cette personne que vous voyez dans votre miroir - celle ou celui qui habite actuellement ce corps physique. C'est l'entité qui pense être seule avec ses vies antérieures, mais qui ne sait pas qu'elle les vit toutes à la fois. C'est l'entité qui parle à tout le monde de ce que vous appelez les Archives Akashiques. Ceci est un concept inter-dimensionnel qui est également représenté dans l'une des couches de votre ADN... Qui est, lui aussi, invisible. Cette couche inter-dimensionnelle de votre ADN vous rappelle que toutes les autres vies sont encore là, et qu'elles sont vécues en même temps, mais ceci se passe en dehors de la façon linéaire. Pourquoi est-ce que je vous dis ceci ? C'est parce que, mes amies et amis, c'est l'entrepôt de votre pouvoir ou puissance.

N'est-il pas bizarre qu'il faille forcer les concepts inter-dimensionnels vers des explications uni ou monodimensionnelles pour les Humains ? Je souhaite vous parler du cercle infini des incarnations, ou réincarnations, qui est actif en vous, pourtant, je dois avoir recours à l'exemple de l'empilement, afin de vous le faire comprendre d'une façon linéaire ! Peu importe la façon dont vous le comprendrez, ce sera utile pour la prochaine étape.

Aimeriez-vous bénéficier de toutes les choses que vous avez déjà faites en tant qu'ange, depuis que vous parcourez cette planète ? Lémuriennes et Lémuriens, que diriez-vous de rassembler, réunir ou réunifier 52 000 années d'expériences, à titre de cerise sur le gâteau ? Aimeriez-vous ça ? Ok, je vais vous le dire ! Connectez-vous à votre Soi-Supérieur et les effets quantiques vont soudainement prendre place. C'est là que vous serez connectés à toutes ces vies en même temps ou simultanément. Certains parmi vous, savent de quoi je parle et d'autres ne le comprennent pas. Pour ces derniers, cette sagesse des âges vous est cachée. Vous pouvez fouiller parmi ces vies que vous vivez toutes en même temps, utiliser l'entité qui est en charge (toi qui me lis en ce moment). Vous pouvez choisir de prendre les meilleures parties de chacune de ces vies et inclure plusieurs anciens attributs, afin de les utiliser. »

https://kryeon.ladivulgation.fr/2006/04/les-multiples-vous/

 

« Le temps et l’espace sont des modalités d’organisation de la matière, qui est elle-même de l’esprit coagulé, densifié, pour vous permettre de réaliser des expériences vitales. En remontant à l’esprit, à l’origine, tu neutralises les effets du temps et tu prends pied dans un continuum où passé, présent et futur cohabitent. La durée n’est qu’une illusion, tout comme le décor ; ils sont là pour permettre la mise en scène.

A partir du moment où tu es conscient de ça, tu échappes à l’emprise du temps et de l’espace et tu libères ton entité.

Doit-on parler de vies antérieures ou simultanées ?

C’est difficile à réaliser pour toi, car elles sont à la fois antérieures (dans la mesure où chaque expérience entraîne des répercussions sur celle qui suit) et simultanées (puisque le facteur temps est illusoire et n’existe pas en fait).

Pour simplifier, disons qu’il y a un ordre dans l’agencement de tes incarnations mais qu’il ne correspond pas réellement à celui du temps linéaire auquel tu fais référence. C’est en fait la qualité et la richesse de chaque vie effectuée qui constituent les vrais critères leur conférant un ordre dans ton évolution et que le temps linéaire que tu connais sur terre traduit en succession de vies antérieures.

Prenons un exemple plus parlant : tout corps existant dans le monde a la possibilité de changer d’état en fonction de certaines circonstances qui le déterminent ; un solide peut devenir liquide, puis gazeux et inversement. Si tu assistes à une telle expérience, tu vas la traduire par un ordre temporel qui correspond à ton mental :

le corps était solide (passé), il est devenu liquide (présent) avant de se transformer en gazeux (futur) ; mais, en fait, il est tout ça en même temps. Il est le même dans des manifestations différentes.

Donc, il est juste de parler de vies antérieures dans votre vocabulaire et de multiples états de l’être en réalité. De la même façon, les diverses couleurs que vous connaissez, de l’infra rouge à l’ultra violet, ne sont que des tonalités fragmentaires du blanc qui les englobe toutes. » 

Communication avec Kori 39

« Tout être a un double qui vit sur un autre plan, ce double se souvient de tout, il n’est pas passé dans les eaux du Léthé, lui. Il est resté dans l’autre monde, c’est ainsi qu’il nous aide au mieux. » 

Jean-Pierre Garnier-Male

« La théorie du dédoublement »


lundi 9 mars 2026

Ainsi parlait Christiane Singer

 

"Dans l'avancée de la maturité et l'approche de la vieillesse, il est un ... phénomène qui frappe : le rajeunissement progressif du cœur et de l'âme.

Depuis toujours, je pressentais que la nature ne pouvait pas vouloir la déchéance de l'homme. Aujourd'hui, je le sais.

Si la deuxième moitié de l'existence ne recelait pas un projet, nous serions éliminés - comme le sont certains animaux - après le cycle de la fécondité.

Ce projet qui nous est confié est invisible à l'œil.

J'aurais la tâche légère si je me plaignais de maux de dents : même si j'étais la seule à pouvoir vérifier mes dires, personne ne douterait de ce que j'avance. Mais si j'affirme que mon âme et mon cœur rajeunissent de jour en jour, je ne serais pas étonnée que certains n'y voient qu'une licence poétique. Ou un sujet d'agacement. Et pourtant!

Dans la jeunesse, l'âme n'est pas jeune. Elle est percluse du rhumatisme des modes, plie sous les idéologies, les normes en vigueur.  L'Alzheimer juvénile la ronge : l’oubli de tout ce que l'enfant savait encore sur le sens profond des choses. La jeunesse transbahute tous les préjugés qu'on lui a inculqués, les jugements féroces, les catégories assassines. Elle est souvent dure comme le monde qui l'accueille. Sa lumière est sous le boisseau.

Ce long travail de la libération de l'intelligence, ce déminage du terrain après tant d'années d'occupation étrangère sont l'œuvre de la maturité.  Quand l'obligation de faire un avec sa génération n'est plus une question de survie, on peut enfin écarter les œillères, laisser venir la clarté. Comme dans les grandes forêts où l'automne, en dépouillant les branches, donne le ciel à voir.

"Il faut toute une vie, écrit Jean Sulivan, pour élargir son cœur, ses opinions, pour conquérir sa liberté spirituelle."

Toute une vie.

Voilà une chance à ne pas manquer."

Christiane Singer

    N'oublie pas les chevaux écumants du passé

 

« Ne vous jugez pas sur le chemin de votre évolution. Ne vous évaluez pas sans cesse. Une plante pousse difficilement si vous la déterrez tous les matins pour vérifier l'état de son enracinement. » 

Christiane Singer


jeudi 19 février 2026

Les peintures fantastiques de Rob Gonsalves

 


 

Les peintures fantastiques en trompe l'œil de Rob Gonsalves

Rob Gonsalves est un peintre canadien né le 25 juin 1959 à Toronto et mort le 14 juin 2017, faisant partie d'un courant artistique nommé le réalisme magique, et s'inspirant en particulier des œuvres de M. C. Escher. Il est d'abord architecte avant de se consacrer à la peinture à partir des années 90.

Il s’agit d’un courant à l’origine littéraire, né en 1925 pour regrouper toutes les œuvres définies comme magiques, surnaturelles ou encore irrationnelles dans un cadre spatio-temporel réaliste.

Rob Gonsalves a développé une vision imaginaire et réaliste qui concerne les possibilités imaginatives. Son attention portée aux détails techniques, combinée à sa capacité à plonger le public dans son monde intérieur, en fait une série d'œuvres saisissantes.

Il a réuni plusieurs de ses tableaux dans un livre, les accompagnant d'un texte poétique. Ce livre a reçu en 2005 le prix du Gouverneur général dans la catégorie littérature pour enfants.


Imagine un monde

Rob Gonsalves

« Imagine un monde où la beauté tombée parvient de nouveau à s'envoler. »

Rob Gonsalvers était aussi un guitariste accompli.

Site consacré à Rob Gonsalves, le maître des illusions d'optique (en anglais) : www.robgonsalves.com

 

 


 







dimanche 11 janvier 2026

L’incontournable question du sens de l’existence en fin de vie

 


« Le sens de l’existence terrestre ne se trouve pas, comme nous l’avons appris, dans la prospérité, mais dans le développement de l’âme. »

 Aleksandr Solzhenitsyn

« Donner un sens à sa vie est la récompense d’un travail intérieur, patient, incessant que l’homme a entrepris de faire sur lui-même. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

« L’homme ne peut supporter une vie dénuée de sens. »

Carl Gustav Jung

 

Le sens de l'existence en fin de vie

 

Jean Grondin

Jean Grondin (né le 27 août 1955 à Cap-de-la-Madeleine) est un philosophe et un professeur québécois. Il est un spécialiste de la pensée d'Emmanuel Kant, de Hans-Georg Gadamer et de Martin Heidegger. Il l'est aussi de Paul Ricœur, de la philosophie de la religion et grand spécialiste de l'herméneutique. Ses recherches portent principalement sur l'herméneutique, la phénoménologie, la philosophie classique

« La question du sens de la vie se pose à tout être humain, mais elle se pose de manière plus aiguë lorsqu’on se trouve en fin de vie. Les questions se bousculent alors dans notre tête.

 Est-ce que l’existence humaine rime à quelque chose ? Est-ce que ma vie a signifié quelque chose ? Y a-t-il une vie après la mort ? Quel type de réponse peut-on espérer ?

Tout dépend bien sûr de la manière dont on aborde la question du sens de la vie. Celle-ci peut s’entendre selon des angles différents qui ont tout à voir avec les multiples sens de la notion de sens.

Le terme de sens renvoie à l’idée de signification : le sens d’un mot dans un dictionnaire, le sens d’un monument, d’une œuvre d’art. Le sens désigne ici ce qui permet de comprendre quelque chose et ce qu’il y a « derrière elle » d’une certaine manière. Le sens possède aussi un sens directionnel : le sens des aiguilles d’une montre. Ce sens s’applique aussi à la question du sens de la vie : où la vie nous mène-t-elle ?

La notion de sens renvoie enfin à une certaine sensibilité : les cinq sens, le sens que l’on peut développer pour la musique, le sens de l’humour (lequel ne peut pas nuire en fin de vie). Est-il possible de développer un sens particulier pour la vie au soir de nos tribulations ?

Donner un sens

Ma vie a-t-elle signifié quelque chose ? La question ainsi posée en fin de vie est nécessairement rétrospective ; ce qu’on veut alors savoir, c’est si notre vie a laissé une petite trace, si elle a servi à quelque chose. Tous n’ont pas inventé la pénicilline ou reçu un prix Nobel de la paix, mais quand on pense au sens significatif de la vie, on ne songe pas seulement aux réalisations extérieures. On pense aux êtres qui comptent pour nous, ceux que l’on a aimés ou pas assez aimés.

Quand je me pose la question du sens de ma vie, je me demande ce qu’elle a signifié pour ceux qui m’entourent : ai-je été un mari supportable, ai-je apporté quelque chose à mes compagnons de travail, à mes amis, à ma communauté ? La question essentielle que l’on se pose quand la fin approche est celle de l’amour. Ai-je assez aimé ?

En second lieu, loin derrière, on peut aussi être fier de ses réalisations. L’essentiel est d’avoir accompli certaines choses qui ont donné un sens à notre vie. Donner un sens veut dire que ces activités ont conduit à un embellissement et une certaine effervescence de la vie. On peut dire que c’est là la partie « bilan » du sens de la vie. La question du sens de la vie est aussi prospective : et après ?

La mort

Le sens, ce n’est pas seulement ce qu’il y a derrière la vie, c’est aussi ce qu’il y a devant elle. Naturellement, le terme de la vie, c’est la mort. Mais si on se pose la question du sens, c’est qu’on se demande si la mort est la fin de tout. Si c’est le cas, il se pourrait que tout soit insensé et que l’homme ne soit qu’une « passion inutile » selon l’expression foudroyante de Jean-Paul Sartre. Or personne ne sait avec certitude si la mort est la fin ultime, pas même Sartre.

Une seule chose est certaine, c’est que l’humain est un être d’espoir et qu’il lui est difficile d’accepter que la mort soit un mur ou un gouffre. L’humain vit d’espoir et l’espoir fondamental de l’humanité et d’une vie sensée est que la vie conduit à quelque « sur-vie ».

Les grandes religions donnent voix à cette espérance directrice. Comment justifier cet espoir fou ? Il n’y a pas ici de « preuves », mais l’un des indices que la vie humaine est peut-être sensée et qu’elle mène à une forme de « sur-vie » réside depuis toujours dans l’impressionnante finalité de l’ordre des choses qui ne peut pas ne pas susciter notre émerveillement.

Comment expliquer, par exemple, l’invraisemblance de l’émergence de la vie, et de la vie intelligente, ou le chef-d’œuvre du corps humain ? Comment tout cela a-t-il vu le jour ? Par le fait du hasard ? Explication paresseuse, car si le hasard a pu engendrer un monde et une vie qui débordent d’ingéniosité et de sens, il faut croire qu’il n’était pas si aveugle que ça.

Religions

Les principaux philosophes et les religions ont fondé les plus puissants espoirs sur cette évidence : si le monde renferme autant de sens, il est aussi permis d’espérer que c’est le cas de la destinée humaine. Ne dédaignons pas la soif qu’ont des patients en fin de vie pour la spiritualité : elle est très sensée et justement parce qu’elle reconnaît un grand sens à la vie humaine.

Le sens réside ainsi dans les significations qui portent la vie, en commençant par l’amour reçu et donné, dans l’espoir d’un sens au-devant de la vie, mais il réside tout autant dans une certaine sensibilité que l’on peut développer pour la vie elle-même, surtout en fin de vie.

Nous sommes happés par le vortex des obligations, professionnelles et personnelles, du train-train quotidien, et nous prenons trop peu le temps de nous arrêter pour savourer le miracle incroyable de la vie elle-même. Nous avons la chance inouïe d’avoir reçu le don de l’existence et, à la différence de l’abeille ou du chou-fleur, nous pouvons nous en rendre compte et nous en émerveiller. C’est une expérience qui a le don de relativiser nos petites mesquineries et nous remplir de gratitude devant le prodige et la beauté de la vie. C’est certainement une expérience privilégiée — et un sens de la vie — que les personnes en fin de vie peuvent développer et transmettre à ceux qui sont trop occupés pour s’y arrêter. »

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"Le Chemin comprend deux aspects, un aspect d’effacement de soi et un autre aspect d’affirmation de soi. Tant que vous n’aurez pas tiré cette apparente contradiction au clair, vous serez mené par le mental et vous ne pourrez pas vraiment progresser."

« Le Chemin demande une affirmation de soi que vous ne pouvez même pas imaginer, même pas soupçonner. Et, en même temps, le Chemin demande un effacement de tout ce qui rapetisse, corrompt, dégrade, amenuise le Soi.

Swamiji s’adressait à un homme dont l’ego était plus ou moins mal en point et qui n’avait pas pu grandir et s’affirmer parfaitement. Une affirmation de soi est nécessaire, juste et normale et il ne faut pas la considérer comme un péché, un vice ou une marque d’égoïsme.

Si un enfant n’a pas été assez aimé, reconnu, aidé, apprécié, s’il a été critiqué, blessé par des paroles désobligeantes, des comparaisons, s’il s’est senti seul, incompris, il doute de lui. Il vit sans avoir vraiment confiance en sa vie et je dirais même sans oser vivre vraiment, comme s’il n’était pas convaincu qu’il a le droit d’exister, que son existence est très importante et qu’il a sa place au soleil.

Se nier soi-même, douter de soi, c’est nier le Soi, c’est douter du Soi, c’est donc une attitude blasphématoire et sacrilège. »

Arnaud Desjardins

« Les yeux de l’esprit ne commencent à être perçants que quand ceux du corps commencent à baisser. »

Platon

jeudi 18 décembre 2025

Transmission spirituelle

 

M.C. Escher, Bond of Union, April 1956

Transmission spirituelle

"Qu'aimerions-nous transmettre à nos enfants ? Une belle image de nous-même, de sorte qu'ils nous voient plus beaux que nous ne sommes en réalité ? À quoi bon ? Des biens matériels ? C'est leur mettre entre les mains un monceau de problèmes. Notre présence ? Que nous le voulions ou pas, ils seront séparés de nous quand nous mourrons.

Ce qu'en revanche nous pouvons leur léguer, c'est une source d'inspiration, une vision des choses qui ait un sens et qui puisse leur donner confiance à chaque instant de leur vie. Pour cela nous devons bien sûr acquérir nous-mêmes une certaine assurance, une certitude intérieure. Or, ce sentiment ne peut à l'évidence venir que de notre esprit ; il est donc grand temps de nous occuper de celui-ci."

Jigme Khyentse Rinpoche

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Au-delà du rôle éducatif de base familial et social, il appartient aux parents de communiquer à leurs enfants la connaissance des valeurs fondamentales et des codes moraux qui en découlent. Apprendre à reconnaître et apprécier le Vrai, le Beau et le Bien n’est pas inné ; il faut donc l’inculquer à l’enfant dès son plus jeune âge.

L’étape suivante concerne l’acquisition de la conscience morale qui a besoin d’un peu plus de maturité pour recueillir l’adhésion du sujet. Le développement moral chez l'enfant est le processus par lequel il apprend les concepts de bien et de mal, et développe des valeurs éthiques.

Enfin, la troisième étape, qui ne dépend pas de l’âge de l’enfant mais de sa maturité acquise, est la conscience de soi, c'est à dire la capacité à focaliser son attention sur sa propre personne. Passant de la connaissance des objets à la conscience de son corps, découvrant la présence des autres et les relations qui en découlent au travers d’émotions diverses, l’enfant forge progressivement son caractère.

La dernière étape, qui est bien souvent abandonnée en cours de route, concerne le développement de la conscience spirituelle, un éveil progressif à des réalités supérieures. En spiritualité, le Soi est une notion centrale qui se distingue du moi :

Le moi est l’expression de notre personnalité, individualité ou ego. Le moi est limité, partiel : il est ce que nous pensons savoir de nous-mêmes et du monde. Or l’état de nos savoirs est par définition imparfait,

Au contraire, le Soi est ce que nous sommes vraiment, au-delà des apparences et des illusions dues à notre ego. Le Soi est illimité et absolu, il touche au divin.

Le rêve de tout parent est de voir ses enfants trouver leur propre chemin de vie sans négliger l’héritage qu’il a essayé de leur transmettre. Mais l’éveil spirituel ne peut être imposé, il doit être librement consenti. Notre rôle consiste à informer nos enfants de son existence. La suite ne nous appartient plus.

 

Pour le chercheur authentique, vient un moment où il ne peut plus se contenter de discours et de conférences. L’esprit et le cœur silencieux, il a besoin d’une transmission directe de l’Energie, de cette intelligence créatrice qui œuvre en Son sein.

Cette transmission directe est rare. Elle n’a pas de rapport avec ce qui se passe lors de réunions publiques organisées avec un enseignant, où trop de questions fusent, bien souvent inutiles… Loin d’alléger le mental, ces rencontres entravent toute imprégnation par-delà la pensée et attisent les revendications égotiques à « l’éveil ». Le véritable maître sait ne prononcer que les paroles qui peuvent toucher le centre intime du disciple, être comprises, supportées par lui, accueillies à la mesure de son propre discernement, de sa capacité de pénétration et d’absorption dans le feu du souffle partagé.

C’est le maître qui trouve le disciple, celui qui est digne de la transmission, qui possède en lui la force de supporter la Lumière, et qui n’a besoin ni d’explications, ni de conseils, ni de techniques pour reconnaître la Réalité.

Un même souffle, qui brûle et éclaire, circule entre les deux cœurs. La grâce agit librement et opère d’espace à espace, de l’espace vide et intensément vivant du maître qui demeure dans l’illimité, à celui, recueilli et confiant, du disciple qui se tient prêt à se fondre dans le courant cosmique. C’est un flot d’énergie d’amour qui coule d’un être totalement absorbé dans la réalité sans fond – et cependant rempli de compassion pour l’obscurité souffrante – vers un être nostalgique qui entend l’appel et y répond… Le silence vibrant, actif, créatif, du maître, qui est celui, infini, de la Présence, rejoint l’espace en repos, accueillant et attentif, du disciple. En réalité, un même espace indifférencié, qui est Conscience unique… Silence et Amour de l’Essence en sa plénitude. La véritable transmission se fait par réfléchissement de l’Energie lumineuse en Elle-même.

Le seul trésor que transmet réellement le maître, qui en est le témoin éveillé, est celui du Vivant au sein de la Présence, Vivant que l’être humain exprime par ses pensées, ses émotions, ses sentiments, qu’il rend manifeste à travers les expériences qui le traversent. Vivant qui jamais ne s’arrête. L’être humain participe de Son éternelle danse dans le vide.

Tel est le sens du voyage – essentiellement intérieur – entrepris ici par le pèlerin, qui demeure un « passant ».

 

Nicole Montineri : La Conscience Espace

http://eveilimpersonnel.blogspot.com/



L’art de la recherche spirituelle :

L’esprit est énergie et il faut savoir apprivoiser sa flamme. C’est comme si l’on devait saisir le feu sans se brûler. Il faut avoir un savoir-faire, une technique.
La science de l’esprit nécessite une approche artistique au sens de recherche et création. Toute recherche spirituelle passe par la création effective qui seule est libération, à la différence de l’intellect qui ne fait que donner des images sans jamais rien créer. L’esprit est en acte ou n’est pas.
L’esprit est comme une fontaine de jouvence ; plus il coule en nous et plus il développe les énergies créatrices de l’être. L’esprit te transporte à travers toute la création en te permettant une hyperactivité de l’intuition. Tu captes tout en un instant ; c’est une saisie immédiate et fulgurante qui t’apporte la vraie connaissance libératrice, celle qui dans ton incarnation même peut t’affranchir du carcan physique qui te limite, t’enferme et t’oppresse.

Communication avec Hanx (6)