jeudi 16 juillet 2026

Hommage de Victor HUGO à son père

 

Hommage de Victor HUGO à son père, le général d’Empire Léopold HUGO

 

Après la bataille

Mon père, ce héros au sourire si doux,

Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous

Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,

Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,

Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.

Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.

C’était un Espagnol de l’armée en déroute

Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,

Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié,

Et qui disait : « À boire ! à boire par pitié ! »

Mon père, ému, tendit à son housard fidèle

Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,

Et dit : « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. »

Tout à coup, au moment où le housard baissé

Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,

Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,

Et vise au front mon père en criant : « Caramba ! »

Le coup passa si près, que le chapeau tomba

Et que le cheval fit un écart en arrière.

« Donne-lui tout de même à boire, » dit mon père.

 

Victor Hugo, La Légende des siècles, 1859


vendredi 19 juin 2026

Juste un entre deux

 


Juste un entre deux

On ne peut connaître réellement que ce qui nous arrive au cours de notre existence. C’est le seul mode de connaissance directe et authentique, la connaissance vécue. Tout le reste n’est qu’information ou témoignage.

La mort est la dernière connaissance directe qui nous soit donnée, sans doute la plus difficile et la plus effrayante. Parce que, tout au long de sa vie, on se croit immortel, par inconscience ou par peur de cette issue fatale, on ne se prépare pas à affronter la mort, notre mort.

Tout a commencé par « Je suis né » et tout se termine par « Je suis mort ».

Apprendre qu’une maladie incurable est à l’œuvre au sein de notre organisme nous oblige à affronter les conditions de notre mortalité. Dans ce face-à-face, nos expériences passées et leurs connaissances acquises ne pèsent plus rien devant notre impuissance.

 Peut-on se battre contre sa mort ? Sûrement pas, puisque notre défaite est inscrite.

« Le frôlement du il y a c'est l'horreur » a écrit le philosophe Emmanuel Levinas. Et c’est bien là notre programme. Il y a bien la mort comme terme de la vie, et il y a surtout ma mort pour conclure mon existence. Comment éviter que notre mort devienne une horreur. Angoisse et vulnérabilité engendrent la frayeur et la panique, la peur de l’inconnu augmentant ce sentiment.

Quelle doit être mon attitude face à ma mort ? Je dois impérativement conserver mon calme et la maîtrise de moi-même. Et pour ce faire je dois ignorer la peur et la soumettre par l’acceptation. La mort est inéluctable, donc la seule solution logique consiste à l’accepter en me donnant les moyens de mieux la connaître. Je dois découvrir la signification profonde de cette étape de la vie pour réussir ma mort.

Quand je suis né, je suis arrivé dans un corps physique. A ma mort, je vais quitter ce corps physique usé. Mais avant ma naissance, mon être était bien quelque part en tant qu’essence purement spirituelle. Après ma mort je devrais donc retrouver cet état désincarné et continuer mon évolution spirituelle. Mourir c’est faire un passage dans un sens inverse à celui de la naissance, c’est aussi simple que cela. Je dépose mon corps physique et réintègre le domaine des énergies libérées des contraintes de l’incarnation.

Vu sous cet angle, il n’y a plus de raison d’avoir peur. Bien au contraire, je vais retrouver la réminiscence de mes états antérieurs en abandonnant l’amnésie imposée lors de ma naissance.

Je ne suis plus tout à fait moi et je ne suis pas encore totalement l’autre. C’est tout l’art du passage. Se quitter pour se redécouvrir. Sans se perdre.

Juste un entre deux, d’une ligne de vie à la mort en ligne.

Et si je réussis mon passage, peut-être obtiendrai-je la sagesse.

 Je vous le ferai savoir alors.

"Le sage ne craint pas la mort" disait Epicure.

A suivre …

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« Quand le lointain se rapproche trop, c'est le proche qui s'éloigne ou devient confus. Quand le fantôme devient réel, c'est le réel qui devient fantomatique. »

Günther Anders

« On naît. On meurt. C'est mieux si entre les deux on a fait quelque chose. »

Francis Bacon

Philosophe, Scientifique

 (1561 - 1626)


jeudi 28 mai 2026

Passeur d’âmes

 

Passeur d’âmes

 


« Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel. »

Christian Bobin - La plus que vive

 

Un passeur d’âmes intervient pour faciliter le processus de transition entre la vie et la mort. Son rôle consiste à réconforter la personne défunte en l’informant de son nouveau statut si nécessaire, en facilitant son élévation vibratoire. Le passeur d'âmes facilite le passage vers la lumière en apaisant l'énergie du défunt.

 Le rôle du passeur d’âme repose sur l’idée de passage entre les mondes visible et invisible. Il consiste à permettre aux âmes errantes ou en difficulté de trouver la paix et de continuer leur évolution au-delà de la vie physique.

Cette mission repose sur deux facteurs essentiels, l’empathie et la spiritualité. L’empathie est une faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de ressentir ses émotions et de faire preuve de vouloir aider autrui.

La spiritualité commence avec la recherche du sens de la vie et se poursuit avec l’approfondissement de la connaissance métaphysique.

Se concentrer sur la nature de l’âme, de l’esprit et sur la compréhension de leur rôle chez l’être humain, nous ouvre les portes de la spiritualité en permettant des contacts avec les êtres désincarnés et avec des maîtres spirituels. Ce travail sur les énergies débouche sur l’obtention de facultés telles que le magnétisme curatif et la clairvoyance qui favorisent des contacts réguliers avec nos guides spirituels.

Aider une âme à rejoindre la lumière demande une profonde attention et le plus grand respect de son libre arbitre.

En aidant ces âmes à achever leur transition, le passeur facilite leur cheminement vers une dimension vibratoire plus élevée.

Accompagner le passage d'âme demande des mesures de protection rigoureuses pour maintenir son équilibre mental et sécuriser ses énergies. Sans ces précautions, vous risquez un épuisement intense, surtout si l'âme en transition est en proie à des émotions fortes comme la peur, la colère ou le regret, ou à des interférences d'entités négatives plus ou moins lourdes ou dangereuses.

Pour éviter ces dangers, les passeurs d’âmes font appel à des guides spirituels bienveillants pour les accompagner.

Présence des âmes après la mort :

La durée d’un lien énergétique entre l'âme et son ancien corps physique peut aller de quelques heures à trois jours maximum, avec des variations selon les circonstances du décès et les rituels effectués.

Le temps nécessaire pour qu’un passeur d’âmes parvienne à faire passer une âme peut varier énormément en fonction de plusieurs facteurs : la disposition de l’âme elle-même, les circonstances entourant son attachement, et l’expérience du passeur. Certaines âmes sont prêtes à « traverser » rapidement, surtout si elles comprennent et acceptent leur état. Dans ces cas, le passage peut se faire en quelques minutes ou heures.

En revanche, d’autres âmes peuvent être plus réticentes, en raison de peurs, de regrets ou d’attachements terrestres profonds (comme un traumatisme lié à la mort ou des liens émotionnels forts). Dans ces situations, le processus peut prendre plusieurs jours, semaines, voire plus longtemps. Les passeurs d'âmes expliquent parfois qu’une âme peut nécessiter des interactions répétées avant de se sentir prête à lâcher prise et à accepter la transition.

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« Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet ; (…) Bientôt, d’autres événements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui. Et soudain, une entité spirituelle, d’une espèce inconnue, un esprit de chaude tendresse, tout vibrant d’amour - un être de lumière - se montre à lui. Cet être fait surgir en lui une interrogation, qui n’est pas verbalement prononcée, et qui le porte à effectuer le bilan de sa vie passée. L’entité le seconde dans cette tâche en lui procurant une vision panoramique, instantanée, de tous les événements qui ont marqué son destin. »

Raymond Moody, « Lumières nouvelles sur la vie après la vie », 1977

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« Tout être a un double qui vit sur un autre plan. Ce double se souvient de tout, il n’est pas passé dans les eaux du Léthé, lui. Il est resté dans l’autre monde, c’est ainsi qu’il nous aide au mieux. »

Garnier-Malet

« Le grand problème qui m’avait tourmenté toute ma vie était résolu : la mort n’existe pas, la vie est infinie. »

Alexis Nikolaïevitch Apoukhtine - La vie ambiguë (Entre la vie et la mort)

 

"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme

Ouvre le firmament,

Et que ce qu'ici-bas nous prenons pour le terme

Est le commencement. "

Victor Hugo

« S’unir à notre divinité intérieure est l’objet ultime de l’existence humaine. »

 Aldous Huxley

 

jeudi 30 avril 2026

Attendre quoi ?

 



« Une transformation intérieure radicale et l'élévation à un nouveau niveau de conscience pourraient être le seul espoir réel que nous avons dans la crise mondiale actuelle provoquée par la domination du paradigme mécaniste occidental. »

Stanislav Grof 

Attendre quoi ?

Nous passons notre temps à attendre quelque chose de notre vie qui ne vient jamais. Que signifie cette attente et est-elle fondée ?

La singularité de cette attitude vient du fait que nous ne savons pas ce que nous attendons même si cette attente se légitime par sa certitude. Cette démarche s’effectue en dehors de toute logique puisqu’aucun but ne la justifie.

Nous avons parfois l’impression d’être incomplet, comme s’il nous manquait quelque chose sans parvenir à définir quoi. Ce sentiment peut provenir d’un vide intérieur qui nous inquiète, et la nature ayant horreur du vide nous incite à le combler.

L'éveil spirituel est un voyage fascinant et transformateur qui nous invite à explorer notre véritable essence. Voici quelques points clés pour mieux comprendre ce concept :

Transformation de la conscience :

Vivre un éveil spirituel signifie entrer dans un état de conscience où notre perception de la vie, de l'univers et de nous-mêmes se transforme. Cela peut entraîner une profonde compréhension de notre place dans le monde.

Retour à l'authenticité :

L'éveil spirituel est souvent décrit comme un chemin vers l'émancipation, permettant de revenir à notre authenticité et de découvrir notre "ultime soi".

Découverte de soi :

Ce processus est un voyage de découverte de soi, souvent accompagné d'une transformation intérieure et d'un changement de perception. Cela peut inclure des pratiques comme la méditation, le yoga, ou d'autres formes de développement personnel.

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La spiritualité ne nous épargne pas.

Elle nous apprend à choisir.

 

« Il y a une attente sourde chez beaucoup de cheminants spirituels : que comprendre suffise à alléger. Que voir les choses clairement permette de ne plus les subir. Que l'éveil soit une sorte de sortie de secours.

Mais ce qui se passe est plus étrange et plus exigeant.

La pratique ne désamorce pas les obstacles.

Elle modifie le terrain sur lequel on les rencontre. Et progressivement, elle rend visible quelque chose qu'on préférait ne pas voir : une grande partie de nos souffrances ne nous tombent pas dessus. Nous les reconduisons.

Pas par masochisme. Par habitude. Par familiarité avec ce qui nous épuise.

Il y a des difficultés qui ne mènent nulle part. Les disputes qu'on rejoue pour ne pas affronter quelque chose de plus profond.

Les liens qu'on maintient parce que les rompre engendrerait des conséquences, souvent supposées, que nous ne sommes pas prêts à assumer.

Les résistances qu'on appelle des principes. On s'y abîme, mais elles ont la forme rassurante du connu.

Et les autres difficultés. Celles qui demandent quelque chose de réel : un renoncement, un positionnement, une rupture avec une image de nous-mêmes. Elles ne sont pas douces. Souvent, elles sont bien plus déstabilisantes que les premières. Mais elles ont une orientation. Quelque chose se transforme pour de bon dans celui ou celle qui les traverse.

La tradition taoïste parlerait ici de (biàn) — le discernement, la capacité à distinguer. Non pas le bien du mal, mais le fécond du stérile. Ce qui nourrit le mouvement, le vivant en nous, de ce qui l'entrave sous des apparences de profondeur.

Ce déplacement-là ne se fait pas une fois pour toutes. Il se refait, à chaque carrefour.

Choisir l'inconfort qui structure plutôt que celui qui disperse.

Tenir une direction même quand elle coûte.

Cesser de spiritualiser ou de rationaliser ce qui demande simplement du... courage.

Le critère change. Ce n'est plus "est-ce difficile ?", parce que de toute façon, tout finit par l'être.

C'est "est-ce que cette difficulté nous engage dans quelque chose de vivant ?". Ou à minima, fait à nouveau renaître une étincelle?

La spiritualité ne simplifie pas la vie, au contraire.

Elle nous rend simplement moins disponibles pour ce qui nous consume sans nous nourrir.

Et après de nombreuses années de pratiques, souvent plusieurs dizaines, plus disponibles du tout pour autre chose que ce qui nous nourrit, tout en servant l'ensemble, et l'indicible. »

Fabrice Jordan

 

 

samedi 4 avril 2026

L'inexistence des vies antérieures

 

L'inexistence des vies antérieures

 

« Une chose telle que "vie antérieure" est inexistante. C'est sa vraie signification. Lorsque vous quittez cette planète, vous sortez de la limitation, ou illusion du temps linéaire. De l'autre côté du voile le temps n'existe pas. Le temps est une chose qui a été manufacturée pour votre confort et votre style de vie en 4-D (3-D multiplié par la notion de temps).

Permettez-moi de vous expliquer sa signification. Écoutez attentivement, car c'est important. Pensez-vous avoir des vies antérieures ? Vous n'en avez pas. Vous vivez de multiples vies en même temps, simultanément. Lorsque vous sortez du temps, tel que vous le connaissez, comment l'appelez-vous ? Pensez-y de cette façon - c'est une seule couche composée de plusieurs vies que vous vivez toutes en même temps. Donc, ce sont toutes des vies que vous vivez en même temps. [NDT : Je me demande si Kryeon ne cherche pas à nous faire voir que nous vivons constamment avec notre passé qui est sans cesse dans notre présent, et que nous transportons partout où nous allons.] 

Mais il y a quelqu'un au-dessus de cette pile de couches qui est aux commandes, et c'est celle ou celui qui est en train de lire ces lignes - c'est cette personne que vous voyez dans votre miroir - celle ou celui qui habite actuellement ce corps physique. C'est l'entité qui pense être seule avec ses vies antérieures, mais qui ne sait pas qu'elle les vit toutes à la fois. C'est l'entité qui parle à tout le monde de ce que vous appelez les Archives Akashiques. Ceci est un concept inter-dimensionnel qui est également représenté dans l'une des couches de votre ADN... Qui est, lui aussi, invisible. Cette couche inter-dimensionnelle de votre ADN vous rappelle que toutes les autres vies sont encore là, et qu'elles sont vécues en même temps, mais ceci se passe en dehors de la façon linéaire. Pourquoi est-ce que je vous dis ceci ? C'est parce que, mes amies et amis, c'est l'entrepôt de votre pouvoir ou puissance.

N'est-il pas bizarre qu'il faille forcer les concepts inter-dimensionnels vers des explications uni ou monodimensionnelles pour les Humains ? Je souhaite vous parler du cercle infini des incarnations, ou réincarnations, qui est actif en vous, pourtant, je dois avoir recours à l'exemple de l'empilement, afin de vous le faire comprendre d'une façon linéaire ! Peu importe la façon dont vous le comprendrez, ce sera utile pour la prochaine étape.

Aimeriez-vous bénéficier de toutes les choses que vous avez déjà faites en tant qu'ange, depuis que vous parcourez cette planète ? Lémuriennes et Lémuriens, que diriez-vous de rassembler, réunir ou réunifier 52 000 années d'expériences, à titre de cerise sur le gâteau ? Aimeriez-vous ça ? Ok, je vais vous le dire ! Connectez-vous à votre Soi-Supérieur et les effets quantiques vont soudainement prendre place. C'est là que vous serez connectés à toutes ces vies en même temps ou simultanément. Certains parmi vous, savent de quoi je parle et d'autres ne le comprennent pas. Pour ces derniers, cette sagesse des âges vous est cachée. Vous pouvez fouiller parmi ces vies que vous vivez toutes en même temps, utiliser l'entité qui est en charge (toi qui me lis en ce moment). Vous pouvez choisir de prendre les meilleures parties de chacune de ces vies et inclure plusieurs anciens attributs, afin de les utiliser. »

https://kryeon.ladivulgation.fr/2006/04/les-multiples-vous/

 

« Le temps et l’espace sont des modalités d’organisation de la matière, qui est elle-même de l’esprit coagulé, densifié, pour vous permettre de réaliser des expériences vitales. En remontant à l’esprit, à l’origine, tu neutralises les effets du temps et tu prends pied dans un continuum où passé, présent et futur cohabitent. La durée n’est qu’une illusion, tout comme le décor ; ils sont là pour permettre la mise en scène.

A partir du moment où tu es conscient de ça, tu échappes à l’emprise du temps et de l’espace et tu libères ton entité.

Doit-on parler de vies antérieures ou simultanées ?

C’est difficile à réaliser pour toi, car elles sont à la fois antérieures (dans la mesure où chaque expérience entraîne des répercussions sur celle qui suit) et simultanées (puisque le facteur temps est illusoire et n’existe pas en fait).

Pour simplifier, disons qu’il y a un ordre dans l’agencement de tes incarnations mais qu’il ne correspond pas réellement à celui du temps linéaire auquel tu fais référence. C’est en fait la qualité et la richesse de chaque vie effectuée qui constituent les vrais critères leur conférant un ordre dans ton évolution et que le temps linéaire que tu connais sur terre traduit en succession de vies antérieures.

Prenons un exemple plus parlant : tout corps existant dans le monde a la possibilité de changer d’état en fonction de certaines circonstances qui le déterminent ; un solide peut devenir liquide, puis gazeux et inversement. Si tu assistes à une telle expérience, tu vas la traduire par un ordre temporel qui correspond à ton mental :

le corps était solide (passé), il est devenu liquide (présent) avant de se transformer en gazeux (futur) ; mais, en fait, il est tout ça en même temps. Il est le même dans des manifestations différentes.

Donc, il est juste de parler de vies antérieures dans votre vocabulaire et de multiples états de l’être en réalité. De la même façon, les diverses couleurs que vous connaissez, de l’infra rouge à l’ultra violet, ne sont que des tonalités fragmentaires du blanc qui les englobe toutes. » 

Communication avec Kori 39

« Tout être a un double qui vit sur un autre plan, ce double se souvient de tout, il n’est pas passé dans les eaux du Léthé, lui. Il est resté dans l’autre monde, c’est ainsi qu’il nous aide au mieux. » 

Jean-Pierre Garnier-Male

« La théorie du dédoublement »


lundi 9 mars 2026

Ainsi parlait Christiane Singer

 

"Dans l'avancée de la maturité et l'approche de la vieillesse, il est un ... phénomène qui frappe : le rajeunissement progressif du cœur et de l'âme.

Depuis toujours, je pressentais que la nature ne pouvait pas vouloir la déchéance de l'homme. Aujourd'hui, je le sais.

Si la deuxième moitié de l'existence ne recelait pas un projet, nous serions éliminés - comme le sont certains animaux - après le cycle de la fécondité.

Ce projet qui nous est confié est invisible à l'œil.

J'aurais la tâche légère si je me plaignais de maux de dents : même si j'étais la seule à pouvoir vérifier mes dires, personne ne douterait de ce que j'avance. Mais si j'affirme que mon âme et mon cœur rajeunissent de jour en jour, je ne serais pas étonnée que certains n'y voient qu'une licence poétique. Ou un sujet d'agacement. Et pourtant!

Dans la jeunesse, l'âme n'est pas jeune. Elle est percluse du rhumatisme des modes, plie sous les idéologies, les normes en vigueur.  L'Alzheimer juvénile la ronge : l’oubli de tout ce que l'enfant savait encore sur le sens profond des choses. La jeunesse transbahute tous les préjugés qu'on lui a inculqués, les jugements féroces, les catégories assassines. Elle est souvent dure comme le monde qui l'accueille. Sa lumière est sous le boisseau.

Ce long travail de la libération de l'intelligence, ce déminage du terrain après tant d'années d'occupation étrangère sont l'œuvre de la maturité.  Quand l'obligation de faire un avec sa génération n'est plus une question de survie, on peut enfin écarter les œillères, laisser venir la clarté. Comme dans les grandes forêts où l'automne, en dépouillant les branches, donne le ciel à voir.

"Il faut toute une vie, écrit Jean Sulivan, pour élargir son cœur, ses opinions, pour conquérir sa liberté spirituelle."

Toute une vie.

Voilà une chance à ne pas manquer."

Christiane Singer

    N'oublie pas les chevaux écumants du passé

 

« Ne vous jugez pas sur le chemin de votre évolution. Ne vous évaluez pas sans cesse. Une plante pousse difficilement si vous la déterrez tous les matins pour vérifier l'état de son enracinement. » 

Christiane Singer


jeudi 19 février 2026

Les peintures fantastiques de Rob Gonsalves

 


 

Les peintures fantastiques en trompe l'œil de Rob Gonsalves

Rob Gonsalves est un peintre canadien né le 25 juin 1959 à Toronto et mort le 14 juin 2017, faisant partie d'un courant artistique nommé le réalisme magique, et s'inspirant en particulier des œuvres de M. C. Escher. Il est d'abord architecte avant de se consacrer à la peinture à partir des années 90.

Il s’agit d’un courant à l’origine littéraire, né en 1925 pour regrouper toutes les œuvres définies comme magiques, surnaturelles ou encore irrationnelles dans un cadre spatio-temporel réaliste.

Rob Gonsalves a développé une vision imaginaire et réaliste qui concerne les possibilités imaginatives. Son attention portée aux détails techniques, combinée à sa capacité à plonger le public dans son monde intérieur, en fait une série d'œuvres saisissantes.

Il a réuni plusieurs de ses tableaux dans un livre, les accompagnant d'un texte poétique. Ce livre a reçu en 2005 le prix du Gouverneur général dans la catégorie littérature pour enfants.


Imagine un monde

Rob Gonsalves

« Imagine un monde où la beauté tombée parvient de nouveau à s'envoler. »

Rob Gonsalvers était aussi un guitariste accompli.

Site consacré à Rob Gonsalves, le maître des illusions d'optique (en anglais) : www.robgonsalves.com