Pas à pas
“Seuls quelques-uns trouvent le chemin, d’autres ne le reconnaissent pas lorsqu’ils le trouvent, d’autres ne veulent même pas le trouver.”
Lewis Carroll
Nous traçons tous notre chemin au fur et à mesure, notre sentier, notre histoire
personnelle, pleine de succès et d’erreurs, de moments heureux, mais aussi
amers.
Mais, c’est la vie ; et la vie,
on l’apprend sur le tas. On apprend à vivre sans avoir peur,
à ne pas s’arrêter de marcher malgré les pierres qui se trouvent sur notre
chemin et qui nous font parfois trébucher et tomber, puis trébucher et
tomber encore, ne nous empêchant pas pour autant de nous relever, toujours
avec plus d’envie et de force, et ce sans regarder derrière nous.
Car le passé n’est plus, et le
futur arrive. On regarde au loin, et on discerne vaguement un horizon
que l’on n’a pas encore atteint.
A certains moments on avance
doucement, tel un escargot qui cache sa tête dans sa maison. Parfois, au
contraire, on prend notre courage à deux mains et on va de l’avant. On marche,
car… “Marcheur, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant”.
Parfois, on devra choisir entre
traverser la rivière ou passer par un raccourci, on profitera du soleil qui
brille dans toute sa splendeur, et on devra résister aux averses qui
s’abattront sur nous.
Ainsi, on pourra ramasser les petites
pierres parsemées sur notre chemin, cueillir les petites fleurs, récolter les
quelques gouttes de pluie, qui resteront toutes gravées dans notre mémoire et
qui nous renverront aux leçons que l’on aura pu tirer de cette averse.
Cette averse qui nous a appris à couvrir
nos épaules alors qu’on est épuisé afin d’éviter d’attraper bêtement un rhume
qui nous empêcherait de continuer à avancer avec légèreté, de salir nos
vêtements ou nos cheveux, ou de ne pas être présentable si on venait à
rencontrer quelqu’un sur notre chemin…
Plus le temps passe, plus on remplit
notre sac à dos, qui
pèsera de plus en plus lourd. D’autre part, notre visage et notre peau se
seront habitués au soleil, au vent et à la pluie.
Fort de notre expérience, on avancera
sur le chemin de la vie, car… « Marcheur, il
n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant ».
La force de volonté,
le courage, le fait de continuer à avancer, et l’humilité dont
on peut faire preuve si on manque d’orgueil après avoir réussi à
escalader la montagne, tout cela nous aidera lors de notre parcours…
Ce long chemin qu’est la vie, et qui
n’est pas limpide, car c’est avançant qu’on apprend, et les erreurs
peuvent donc parfois être nécessaires.
La vulnérabilité, la peur et
l’incertitude pouvant nous envahir à la nuit tombée lorsque
qu’on se retrouve seul sur ce chemin, où tout n’est plus qu’ombres mystérieuses
qui nous perturbent et nous troublent la vue…mais qui peuvent aussi avoir leur
charme.
https://nospensees.fr/chemin-de-vie/
« Le chemin spirituel est à l’opposé des valeurs décadentes sacralisées par votre société de consommation ; quand tu fais le chemin, tu n’as qu’une seule certitude, c’est que tu ne possèdes rien, et que tu n’as rien à attendre d’une telle illusion.
Le chemin que tu suis sur la terre développe des résultats dont tu prendras conscience plus tard, quand tu auras quitté ce monde ; ce n’est qu’à ce moment-là que tu récolteras les fruits de tout ce que tu as semé.
Voilà pourquoi tu as toujours au fond de toi ce sentiment que tout ce que tu fais, ici et maintenant, est vain et inutile. Mais sache bien que c’est tout le contraire qui se passe dans ce grand jeu dont tu ne connais pas les règles.
Dis-toi, une fois pour toutes : « Je n’ai rien à attendre. » et tout te sera donné. Parce qu’il en va ainsi des choses de l’esprit qui ne s’offrent qu’à ceux qui le méritent par la pureté et la continuité de leurs actions quotidiennes.
Seul l’éveillé comprendra et continuera de creuser son sillon au milieu de l’indifférence générale et de l’apparente stérilité de son travail.
Tout cheminement initiatique se réalise au milieu des épines avant de pouvoir envisager découvrir les roses. Le chemin ordinaire est le moyen de partir d’un endroit pour se rendre ailleurs, il est en fait un outil de destination ; le propre de la voie spirituelle est de faire oublier au cheminant d’où il est parti sans lui faire connaître où il va se rendre ; ce qui compte c’est le chemin en lui-même qui est un instrument de réalisation dans le dénuement de soi-même. »
Extrait communication avec Kori n°40
Ce qui me
rappelle ce que j’ai toujours dit :
« Ce n’est pas toi qui fais le chemin, c’est le chemin qui te fait. »
« L'important n'est pas le chemin, l'important c'est l'authenticité
du chercheur. Laissez moi vous l'expliquer.
Vous pouvez suivre n'importe quel chemin, si vous êtes sincère et authentique
vous atteindrez le but. Certains chemins peuvent être ardus, d'autres peuvent
être plus faciles; certains peuvent être entourés de verdure, d'autres peuvent
traverser des déserts et d'autres encore de beaux paysages et certains autres
peuvent ne pas avoir de paysage autour d'eux, c'est encore autre chose. Mais si
vous êtes sincère, honnête, authentique et vrai, alors chaque chemin mène au
but.
Cela peut donc être réduit à une chose; l'authenticité est le chemin. Peu
importe quel chemin vous suivez, si vous êtes authentique, chaque chemin mène
au but et l'opposé est également vrai; peu importe le chemin que vous suivez,
si vous n'êtes pas authentique vous n'arriverez nulle part. Votre authenticité
vous amène au but et rien d'autre. Tous les chemins sont secondaires, le
principe de base est d'être authentique, d'être vrai. »
L'authenticité
« Qui connaît le chemin qui mène aux champs éternellement fertiles de l'âme ?Vous cherchez le chemin par le biais d'éléments extérieurs ;
vous lisez des livres et écoutez des avis : à quoi bon ?
Il n'y a qu'un seul chemin et c'est votre chemin.
Vous cherchez le chemin ?
Je vous mets en garde contre mon chemin.
Il peut être pour vous le mauvais chemin.
Que chacun suive son propre chemin. »
.
C.G. Jung
Livre rouge
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