vendredi 24 octobre 2014
jeudi 16 octobre 2014
Fissures dans la Grande Muraille et illusion d'une vie ordinaire
Fissures dans la
Grande Muraille et illusion d'une vie ordinaire
Susan Ferguson, Waking Times
Une auteure américaine, Susan
Ferguson, s'intéresse à l’œuvre de René Guénon, qui a remarquablement pointé le
doigt sur la faiblesse de notre société actuelle, dans le livre "Le règne
de la quantité et les signes des temps" paru en 1945.
Nous avons tous accepté à notre époque moderne une
réalité limitée, basée uniquement sur les cinq sens. Durant les derniers 6000
ans, période connue comme le Kali Yuga, nos capacités innées à percevoir les
royaumes invisibles se sont atrophiées au point que la plupart des humains sont
incapables de prendre conscience de ce que nous ne pouvons voir, entendre,
toucher, etc, et encore moins de connaître la joie d'interagir avec.
Il est donc compréhensible que beaucoup nient
simplement l'existence-même de ces réalités qu'ils ne peuvent percevoir. Le
résultat de ce désastreux défaut de compréhension a engendré le concept absurde
de vie ordinaire ou vie réelle, qui, par son déni absolu de tout ce qui se
trouve au-delà des 5 sens, nous engloutit tous dans une totale illusion, ou
'moha' en sanscrit.
Le tragique, c'est que tout ce qui est perçu en
dehors de la norme est considéré comme étrange et bizarre et par suite ramené à
une sorte de phénomène de foire, de journalisme à sensation, qui tourne en
dérision leurs adeptes comme s'adonnant à des distractions infantiles
excitantes.
Ce type d'illusion est non seulement un comportement
d'adolescent mais c'est aussi la plus dense des illusions car elle ignore la
métaphysique sous-jacente qui est la vraie source de la matrice holographique
extérieure, nous abandonnant dans une situation erronée de limitation de
conscience du réel.
Cette persistance perturbante et limitante de la vie
ordinaire s'est accentuée alors que l'époque nous emmène dans les étapes
finales de ce cycle de temps. Avec les voiles de l'illusion qui se sont
épaissis autour de nous, la conscience de cette planète a réussi à dégénérer
vers une société de consommation agressivement vide, sans cœur, dans laquelle
nous vivons actuellement presque à demi-mort.
Multiples états d'être
Nous sommes empêtrés dans une structure perceptuelle
intégrée, une forme, une invisible mer d'illusions qui imprègne si totalement
notre pensée et notre conscience que nous ne commençons même pas à réaliser
combien nous sommes coupés de notre réelle nature et de la multitude des
innombrables mondes. L'auteur français René Guénon utilise le terme de
'multiples états d'être'.
Nous sommes devenus prisonniers de la 'quantité', du
dénombrement. Nous sommes voués à mesurer sans fin les surfaces de ce que nous
imaginons être de la matière solide. Nous avons perdu toute connexion à une
quelconque Vérité au-delà de ce que nous sommes venus à accepter comme la
condition humaine. Effrayés par ce que nous cataloguons de non-humain ou
au-dessus de l'humain, surhumain, nous appelons ces expériences irréelles et,
pour notre plus grand préjudice, n'autorisons dans notre hologramme que ce que
nous jugeons réel et raisonnable.
Nous avons donc chuté dans la densité et permis à
notre conscience d'être programmée et de subir un lavage de cerveau. La
conscience humaine est devenue limitée au point de disparaître. La
dégénérescence progressive de la science et de la philosophie nous a fait
tomber dans un niveau banal, pour ne pas dire médiocre de compréhension de ce
monde.
Nous ne sommes presque plus humains
Nous sommes les précieux fragments du Un projeté
dans le Temps et l'Espace par un véhicule collecteur de données qui peut être
décrit comme humain, mais qui ne se limite pas à cela. Cette forme d'ignorance
de notre être réel a, comme le dit brillamment Guénon, pénétré et imprégné
l'entière nature de l'individu. Nous sommes complètement submergés par notre
ignorance.
Nous avons emprisonné notre conscience dans un tout
petit recoin moisi et sombre – une prison fréquentielle créée par nous. Cette
acceptation de la quantification des surfaces comme l'alpha et l’oméga de la
connaissance nous a amené au Mécanisme et au Matérialisme, et a donné aux
prêtres de cette soi-disant science absurdement limitée un contrôle exorbitant
et totalement immérité sur nos vies.
René Guénon nous dit que dans ces temps 'modernes',
la Vérité métaphysique primordiale a été perdue et remplacée par l'utilité et
la convenance. La science n'est plus une pure recherche de vérité mais
l'esclave du commerce et de l'industrie. Elle est devenue la servante de nos
désirs de consommation et elle dépend pour sa survie des résultats de
rentabilité.
Atrophiés
Au lieu de tenir ces larbins à la solde de
l'industrie en haute estime et leur laisser le champ libre pour dicter
l'atmosphère de notre existence, ces malheureux aveuglés par la science
devraient être vus pour ce qu'ils sont – des êtres dont la capacité accordée
par Dieu de percevoir ce qui réside au-delà des cinq sens s'est atrophiée,
s'est progressivement éteinte, et est aujourd'hui morte et enterrée !
Comme des enfants obstinés qui se disputent pour
attirer l'attention des parents, ces prêtres de la science sont devenus si
aveugles qu'ils sont incapables d'envisager toute idée en dehors de leur
territoire égotique. Ils semblent avoir perdu l'aptitude à penser autrement.
Mesurer ce qui peut être enregistré par les cinq
sens, au nom de la science moderne, peut en fait continuer ad nauseam ; mais le
faire nous entraîne sur le terrain glissant de l'amnésie – et ne reflète en
aucune manière la totalité de l'existence.
La quantification du monde matériel sans
compréhension des Royaumes Invisibles qui le soutiennent, la réelle source en
fait de cette apparente solidité, est la voie de dégénérescence vers la
conclusion catastrophique de ce cycle de temps, le Kali Yuga, notre ère
actuelle de conflit et de confusion.
C'est un univers de polarité et en tant
qu'hologramme temporel illusoire, notre univers n'existe que grâce aux forces
positives et négatives qui le maintiennent dans le temps et l'espace. Ce qui
veut dire qu'avec la Lumière, il y a aussi son corollaire – l'Ombre ou le
démoniaque. Dans les premiers cycles du temps la Lumière est manifestée et
pleinement visible, alors que l'Ombre est dissimulée, cachée, en dessous,
toujours présente à accomplir son travail, mais non apparente.
En traversant les quatre cycles du temps, l'Ombre
commence à émerger et à se révéler – alors que la Lumière se retire. En
arrivant au Kali Yuga (notre cycle ou ère actuelle), la Lumière s'est voilée,
et l'Ombre commence à dominer. Au moment le plus sombre du Kali Yuga – qui a
démarré en 1939 avec la fission atomique – l'Ombre gouverne et le Bien, bien
que toujours parmi nous, est difficile à trouver.
Interférences inattendues
Un élément de la domination des tyrans de l'Ombre
dans le Kali Yuga est l'entrée d'entités dans le plan en trois dimensions de
notre monde.
Dans le chapitre "Fissures de la Grande
Muraille" du livre de René Guénon, "Le règne de la quantité et les
signes des temps", l'auteur avertissait que notre monde était sous la
menace de ce qu'il nommait des interférences inattendues. Comme nous sommes
venus à accepter la matière comme seule réalité, indiquant que la
solidification du monde a progressé, nous nous sommes rapprochés des limites de
cette solidification. Et comme le monde ne peut jamais devenir un système
complètement fermé, ce que Guénon appelle fissures s'est produit dans la
barrière protectrice qui entoure notre monde. Cette barrière protectrice est
connue en métaphysique comme la "Grande Muraille" et elle est là pour
nous protéger.
Quand j'ai lu pour la première fois l'idée de
fissures qui se forment dans la Grande Muraille, ce qui m'est venu
immédiatement à l'esprit, ce fut la tristement célèbre expérience de Montauk.
Ceux parmi vous qui sont familiers de cette histoire se souviendront que
lorsqu'une déformation du temps a été réalisée avec des émissions de fréquence
de type Tesla, il y a eu une déchirure dans l'espace temps et ce qui protège la
planète en 3 dimensions d'envahisseurs étrangers, ceux que j'appelle des
"poux de l'astral", a été ouvert. On a rapporté qu'à travers cette déchirure
de nombreux envahisseurs – amicaux ou non – se sont glissés dans cette
dimension. L'augmentation des observations et des enlèvements pourrait être
envisagée comme preuve.
Guénon souligne que la Grande Muraille est, selon
ses propres termes, une coquille et en tant que telle non seulement refoule les
énergies afin de nous protéger, elle sert aussi de limitation, de contenant. Ce
qui peut expliquer pourquoi certains ont dit que la planète terre
tridimensionnelle est sous une sorte de quarantaine.
A-t-il existé
une époque durant laquelle les envahisseurs étaient supposés ne pas interférer
avec la planète et notre conscience – peut-être conformément à la loi de
non-interférence ?
Cet accord a-t-il été récemment rompu ?
Cette limitation formelle et prétendument 'légale'
touche-t-elle à sa fin ?
Comme le dit Guénon, la Grande Muraille existe pour
faire en sorte que nous soyons protégés des attaques ennemies par en dessous.
Je suppose que cela implique que bon nombre de ces entités ne sont pas
particulièrement évoluées et peuvent posséder une conscience maléfique.
Il semble que dans les précédents cycles de temps
avant l'actuelle solidification du monde existaient des ouvertures au sommet de
cette coquille protectrice qui nous permettaient de communiquer avec les
royaumes supérieurs. Cette communication était voulue par les anciens centres
spirituels groupés partout autour de la planète qui fonctionnaient comme des
portails temporels. La plupart sont aujourd'hui abandonnés et ont été
intentionnellement repris par l'Ombre, ce qui lui permet de se nourrir des
fréquences résiduelles créées autrefois. Réfléchissez au fait que de nombreux
sites autrefois sacrés sont au centre de guerres en cours et de la détresse
humaine.
Une acceptation actuelle des doctrines du matérialisme
et du consumérisme nous autorise à ne croire qu'à ce qui nous parvient par
l'intermédiaire des cinq sens. Notre manière de penser limitée nous a coupé de
la communication avec les domaines supérieurs plus évolués et de l'accès aux
royaumes supérieurs maintenant que ces centres sacrés sont fermés. Plus que
jamais auparavant, nous sommes livrés à nous-mêmes ! Notre refuge est
intérieur.
Si nous pouvons par nos efforts personnels accéder
et nous unir au Dieu qui demeure au cœur de chacun, nous serons alors capables
d'agir de manière à améliorer le bien-être du monde que nous avons créé, avant
d'oublier notre Source réelle. Nous deviendrons unité, intégrés dans la
Sagesse-Connaissance des principes métaphysiques primordiaux qui ont toujours
été le seul support de toutes les particules manifestées et 'non-manifestées'
(invisibles à notre dispositif actuel des cinq sens) et de toutes les
structures de l'univers.
Traduit par Hélios
Libellés :
Quelque part ailleurs
Ainsi parlait Jean-François de Saint-Lambert
« Les
vieillards vivent dans le passé ; les jeunes dans l'avenir ; l'homme mûr et
sage dans le présent. »
Françoise d'Aubigné
(Mémoires et lettres de Madame de Maintenon - 1719)
Jean-François, marquis de Saint-Lambert, né à Nancy le 26
décembre 1716 et mort à Paris le 9 février 1803, est un militaire, philosophe,
conteur et poète lorrain puis, après 1766, français.
Le présent s'embellit
du passé
Quand je me dis le soir sous mon toit solitaire,
J'ai fait ce jour encor le bien que j'ai pu faire ;
Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant
Une céleste joie, un saint ravissement ;
Et ce plaisir divin souvent se renouvelle ;
Le temps n'en détruit pas le souvenir fidèle,
On en jouit toujours ; et dans l'âge avancé,
Le présent s'embellit des vertus du passé.
Du temps, vous le voyez, j'ai senti les outrages ;
Déjà mes yeux éteints sont chargés de nuages ;
Mon corps est affaissé sous le fardeau des ans :
Mais, sans glacer mon cœur, l'âge affaiblit mes sens
;
J'embrasse avec ardeur les plaisirs qu'il me laisse.
De cœurs contents de moi j'entoure ma vieillesse ;
Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté
Ce charme que le ciel attache à la bonté.
Jean-François de Saint-Lambert
Les saisons
(1769)
Libellés :
Citations
vendredi 12 septembre 2014
Trajectoire
Trajectoire
Dès que
je réfléchis, il me faut très peu de temps pour que la question primordiale
recommence à me tarauder : Pourquoi ? Quel est le sens de ma
vie ?
Et me
voilà embarqué vers des horizons sans cesse visités et jamais découverts.
Et le
cortège de questionnements reprend son cours : d’abord, y a-t-il un sens à
trouver ou ne sommes-nous que des expériences d’amas cellulaires
spontanés ?
Y a-t-il
un plan, une direction, un chemin à trouver et à emprunter, ou bien devons-nous
nous laisser porter par la vague en attendant qu’elle nous engloutisse ?
En
fait, pour tenter de comprendre, il faut revenir en arrière et refaire une
lecture de sa vie depuis sa naissance à aujourd’hui ; à ce moment-là se
dessine une direction, une trajectoire qui nous permet de voir le chemin
parcouru par le nouveau-né, l’enfant, l’adolescent, l’adulte, l’âge mur et la
vieillesse.
Et
peut-être, à partir de là, peut-on espérer saisir un sens qui soit une
compréhension globale de notre réalité apparente et des réalités masquées qui
nous conditionnent.
La vie est un trajet
jalonné de carrefours qui nous amène à faire des choix, et chaque fois que nous
sélectionnons une option, nous en éliminons plusieurs autres possibles. Ce que
nous avons retenu va se manifester dans notre vie réelle; les autres options ne
sont pas perdues, elles poursuivront leur chemin dans d'autres vies, qui nous
échappent.
Nous sommes acteurs
dans des jeux de rôles qui s’affranchissent des barrières du temps et l’espace
qui brident notre troisième dimension ; ailleurs, nous existons toujours,
dans des vies différentes où nous faisons d’autres expériences.
Un même objet peut se
trouver à plusieurs endroits différents, ce que nous révèle la
mécanique quantique en démontrant qu’une particule microscopique peut exister simultanément
dans un
mélange de plusieurs états. Cela signifie qu’un électron peut
posséder à la fois deux vitesses, ou être à deux ou plusieurs endroits
différents à la fois.
A notre échelle, ce phénomène peut se
retrouver dans les facultés de dédoublement, de bilocation ou d’ubiquité qui
semble être réservées aux saints et à certains mystiques, comme Padre Pio.
Pour expliquer ce phénomène, Einstein
avait formulé cette définition : « La
distinction entre passé, présent et futur est une illusion, malgré tout
persistante. Le temps n'est pas ce qu'il semble être. Il ne s'écoule pas
simplement dans une seule direction, et le futur existe simultanément avec le
passé. »
Ce qui implique que la mort n’existe pas dans un monde sans temps et sans
espace. Après la mort de son vieil ami, Albert Einstein a déclaré : « Désormais Besso
s’en est allé de ce monde étrange un petit peu en avance sur moi. Cela ne veut
rien dire. Les gens comme nous … savent que la distinction entre le passé, le
présent et le futur n’est qu’une illusion persistante et têtue. »
Tout récemment, une équipe de scientifiques de l'Université d'Oxford a prouvé que les mondes parallèles existent.
La théorie de ces mondes est apparue en
1950. Hugh Everett a proposé que chaque nouvel événement dans l'univers,
peut-être, provoque sa séparation. Ainsi, le nombre d'univers alternatifs tend
vers l'infini. La théorie avait été reconnue comme tenant du fantastique et
oubliée. Cependant, à l'université d'Oxford l'équipe a conclu qu’Everett était
sur la bonne voie.
Les
calculs montrent que les structures arborescentes en formes de buissons, qui se
forment au cours de la désagrégation de l'univers en versions parallèles de
lui-même, expliquent les résultats de la nature probable de la mécanique
quantique. Les scientifiques affirment qu'il est inévitable que nous vivions
dans l'un de ces nombreux mondes parallèles, et non pas dans un monde unique.
De fait la réincarnation devient un terme inapproprié à remplacer par "multiples incarnations simultanées" dans différentes époques, lesquelles existent ensemble dans l'instant présent ; nos réincarnations expriment notre être profond, notre entité, évoluant constamment en se créant plusieurs rôles, plusieurs personnalités.
De fait la réincarnation devient un terme inapproprié à remplacer par "multiples incarnations simultanées" dans différentes époques, lesquelles existent ensemble dans l'instant présent ; nos réincarnations expriment notre être profond, notre entité, évoluant constamment en se créant plusieurs rôles, plusieurs personnalités.
L’Entité est le Soi
total qui prend plusieurs identités distinctes dans de multiples densités de
troisième, quatrième ou ixième dimensions.
En rêve ou en
méditation, chacun entre en contact avec d’autres versions de lui-même, du Soi
total ou supérieur. Chacun peut aussi contacter ces autres versions à l’état de
veille, à l’état conscient, car la communication est permanente. Le frein à
cette communication permanente est le mental, l’ego.
La glande pinéale
semble être l’organe biologique de connexion entre le plan physique, les plans
subtils et notre Soi supérieur. Ce canal énergétique, appelé Anthakarana en
sanscrit, s’active durant les exercices de méditation ou pendant les rêves,
c’est-à-dire lorsque l’être arrive à se déconnecter de son mental.
Par ce biais nous
abordons la perception extrasensorielle, appelée
aussi sixième sens ; cette perception se situe au-delà des cinq sens
habituels soit la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat et le goût.
Cette perception
extrasensorielle peut se manifester, selon les individus, de façon
diverse :
La Télépathie, ou communication d'esprit à esprit,
permet d’envoyer ou recevoir des pensées avec une autre personne.
La Voyance est la perception d’un
événement sur le point de se produire
La Précognition consiste à percevoir des
événements futurs avant qu'ils ne se produisent.
La Clairsentience est la capacité de se
ressentir la présence d’entités d’autres dimensions autour de nous.
La Clairaudience est la capacité
d'entendre des messages de nos guides spirituels, ou d’autres entités.
La Psychokinésie est la capacité de
déplacer des objets, à distance, sans aucun contact.
Autant d’outils mis à notre disposition
pour pouvoir explorer d’autres dimensions et avoir enfin une vision exhaustive
des réalités qui nous entourent à notre insu.
Tout n’est que sens et mouvement à
travers une dynamique existentielle qui nous échappe en conscience ; c’est
seulement quand la trajectoire s’achève, que la cible est atteinte et que
l’immobilité s’installe qu’il nous est donné de comprendre enfin ce que nous
avons fait et qui nous sommes.
------------------
« La conscience est tout à la fois
la source et le moyen de percevoir les différentes dimensions de la réalité.
Telle que vous la connaissez, elle est hautement spécialisée. Les sens vous
permettent de percevoir le monde tridimensionnel, et pourtant, en raison de
leur nature particulière, ils peuvent inhiber la perception d’autres réalités
également valables.
Pour la plupart, vous vous identifiez à cette
dimension de vous-mêmes orientée vers l’existence physique. Vous ne penseriez
pas à vous assimiler à une partie de votre corps à l’exclusion des autres et
pourtant, c'est ce que vous faites quand vous vous imaginez que le soi égotiste
porte le fardeau de votre identité.
Je vous dis que vous n’êtes pas un sac cosmique composé de chair et d’os, le tout
jeté dans un mélange chimique. Je vous
dis que votre conscience n’est pas un produit destructible, formé
accidentellement à travers l’interaction
de composants chimiques.
L’ego extérieur et l’ego intérieur
opèrent ensemble, le premier pour vous permettre d’agir dans le monde que vous
connaissez, l'autre pour vous apporter ces délicates perceptions sans
lesquelles votre vie physique ne pourrait se maintenir.
Quoi qu’il en soit, c’est une part de
vous, l’identité profonde, qui forme à la fois l’ego intérieur et l’ego
extérieur, qui décide que vous serez un être physique ici et maintenant. C’est
le noyau de votre identité, la graine psychique à partir de laquelle vous êtes
nés, la personnalité multidimensionnelle dont vous faites partie.
Le soi que vous connaissez n’est qu’un
élément de votre identité totale. Ces différents Soi, personnalités « fragments
», comme je les appelle, ne sont pas comme les cordes d'un instrument. Ils
s’apparentent aux différentes pelures d’un oignon ou aux quartiers d'une
orange. Ils sont tous reliés à une même vitalité et grandissent dans
différentes réalités alors qu’ils surgissent de la même source.
Je ne compare pas la personnalité à une
orange ou à un oignon, mais je tiens à insister sur le fait que ces choses
croissent de l’intérieur vers l’extérieur ; ainsi fait chaque fragment du Soi
total. Vous observez l’aspect extérieur des choses. Vos sens vous permettent de
percevoir les formes extérieures auxquelles vous réagissez, mais d’une certaine
façon, ils vous contraignent à percevoir la réalité à leur manière. Dans la
matière, la vitalité intérieure n'a pas cette évidence.
Vous vous fermez à la multitude des
informations intérieures qui surgissent au sein même de votre chair. Pourtant,
même en tant que créature physique, vous êtes, d’une certaine manière, un
élément d’autres consciences. Il n’y a pas de limitations au Soi. Il n’y a pas
de limites à ses potentialités.
Vous pouvez par ignorance adopter des
limites artificielles. Vous pouvez vous identifier à votre ego intérieur et
vous couper des possibilités qui sont une part de vous. Vous pouvez les nier
mais vous ne pouvez changer les faits. La personnalité est multidimensionnelle,
bien que beaucoup de gens refusent d’admettre autre chose que leur existence
tridimensionnelle, prétendant qu’il n’y a rien d’autre.
L’ego est un dieu jaloux et il veut
servir ces intérêts. Il ne veut pas admettre la réalité de plusieurs dimensions
hormis celles dans lesquelles il se sent à l'abri et qu’il peut comprendre. Il
devrait être une aide et on lui a permis de devenir un tyran. Malgré cela, il a
plus de ressort et semble plus avide d’apprendre qu’on ne le suppose généralement.
Il n’est pas par nature aussi rigide qu’il paraît. Sa curiosité peut être d'une
grande valeur.
Si vous avez une conception limitée de
la réalité, votre ego fera de son mieux pour vous confiner dans ces étroites
limites. Si, au contraire, vos intuitions et vos instincts créateurs admettent
la liberté, ils laisseront filtrer un peu de la connaissance venue de
dimensions plus vastes. Celle-ci atteindra la part de votre personnalité
orientée vers la vie physique. »
Jane ROBERTS
L’enseignement de Seth
Permanence de l’âme
« Nous vivons
"au milieu" de plans multiples aussi réels que le nôtre et ces plans
ne peuvent être perçus par l’homme, sauf dans certaines conditions connues de
rares initiés ou bien "par hasard", si l’on veut, par cette expression,
impliquer que les conditions nécessaires sont remplies à l’insu de la
conscience objective par celui qui soudain fait l’expérience d’un "autre
monde" ».
Raymond Bernard
« Le
Bossu d’Amsterdam »
Libellés :
Le bloc-notes
Les trois yeux de la connaissance
Les
trois yeux de la connaissance
« La connaissance comporte trois degrés
: l'opinion, la science, l'illumination. Le véhicule ou l'instrument du
premier, c'est la sensation; du deuxième, la dialectique; du troisième,
l'intuition. Au dernier je subordonne la raison. C'est la connaissance absolue
qui repose sur l'identification de l'esprit connaissant à l'objet connu. »
PLOTIN
« L'existence est graduée, et avec elle, le savoir. »
C'est-à-dire qu'il existe des niveaux d'être et des niveaux de
connaissance menant, en quelque sorte, du fin fond de la caverne à - et au-delà
de - l'ouverture.
Ken Wilber
(Les Trois Yeux de la
Connaissance)
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Kenneth Earl Wilber Junior (né le 31 janvier 1949) est un écrivain
et spiritualiste américain. A peu près inconnue en France, son œuvre couvre les
domaines de la psychologie, de l'épistémologie, de l'histoire des idées, de la
sociologie, de la mystique, de l'écologie et de l'évolution. Elle a pour projet
de formuler ce que Wilber dénomme une « théorie intégrale de la conscience » et
fait de son auteur un des chefs de file de ce qu'on appelle, dans les pays
anglo-saxons, la « théorie intégrale ». Il a d'ailleurs fondé, au tournant du
millénaire, l’Integral Institute.
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« Saint Bonaventure, le grand Docteur
séraphique de l'Église enseignait que les hommes et les femmes possèdent au
moins trois moyens d'accéder à la connaissance — « trois yeux »: l'œil de chair, par lequel nous
percevons le monde extérieur de l'espace, du temps et des objets; l'œil de raison, par lequel nous
acquérons une connaissance de la philosophie, de la logique et du mental
lui-même; et l'œil de contemplation,
par lequel nous nous élevons jusqu'à une connaissance des réalités
transcendantes.
Saint Bonaventure ajoute que toute
connaissance est une sorte d’illumination. Il y a l’illumination extérieure et
inférieure (lumen exterius et lumen interius), qui éclaire l’oeil de chair et
nous donne accès à la connaissance des objets tangibles. Il y a la lumen interius,
qui éclaire l’oeil de raison et nous donne accès aux vérités philosophiques. Et
il y a la lumen superius, la lumière de l’Etre transcendant qui éclaire l’oeil
de contemplation et révèle une vérité salutaire, « une vérité qui mène à
la libération ».
Selon Saint Bonaventure, nous trouvons
dans le monde extérieur un vestigium ou « vestige de Dieu » — l’œil
de chair perçoit ce vestige (qui apparaît sous forme d’objets séparés dans
l’espace et le temps). En nous-mêmes, dans notre psyché — en particulier dans la
« triple activité de l’âme » (mémoire, raison et volonté) — nous
trouvons une imago de Dieu, laquelle nous est révélée par l’œil mental.
Enfin, grâce à l’œil de contemplation, éclairé
par la lumen superius, nous accédons à l’ensemble du domaine transcendant,
au-delà du sens et de la raison — à l’Ultime Divin, lui-même.
Tout ceci
s'accorde parfaitement à la vision de Hugh de Saint Victor (le premier des
grands mystiques victoriens), qui distinguait entre cogitatio, meditatio et
contemplatio. La cogitatio, ou simple connaissance
empirique, est une recherche des faits relatifs au monde matériel au
moyen du seul œil de chair. Lameditatio est une recherche
des vérités au sein de la psyché elle-même (l'imago de Dieu) à l'aide
de l'œil du mental. La contemplatio est la connaissance par
laquelle la psyché ou âme est unie de façon instantanée à la Divinité en
une intuition transcendante (révélée par l'œil de
contemplation).
Cette terminologie
particulière — œil de chair, de raison et de contemplation — est d'origine
chrétienne, mais on trouvera des idées similaires dans les principales écoles
de psychologie, de philosophie et de religion traditionnelles. Les « trois yeux
» d'un être humain correspondent, en réalité, aux trois domaines majeurs de
l'être décrits par la philosophie éternelle, qui sont le grossier
(charnel et matériel), le subtil (mental et animique), et le causal
(transcendant et contemplatif). Ces domaines ont fait l'objet de
multiples études détaillées, aussi me contenterai-je de signaler qu'il y a
unanimité sur ce point parmi les psychologues et les philosophes
traditionnels.
« L’homme qui vit dans sa nature
spirituelle a cessé d’avoir la foi, qui se trouve remplacée par la
connaissance.
L’esprit
d’un tel être se confond avec la voix de l’intuition. Le temps d’un éclair, et
elle lui enseigne les choses qu’il lui faudrait des années pour apprendre par
les méthodes extérieures d’investigation, si tant est que le monde extérieur
puisse jamais lui apporter la connaissance.
Son
esprit relié au Père, sa propre source, lui fournit sans effort la perception
instantanée des événements, des principes et des choses. »
Phylos
« J’ai vécu sur deux planètes »
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