samedi 9 mars 2019

Les visiteurs du temps



Tableau: Les visiteurs du temps

André Martins de Barros est né à Pau en 1942, artiste-poète, il vit maintenant à Paris.

De nombreux théoriciens à la recherche du devenir humain et animal, concevaient l'existence d'une âme collective, propre à chaque espèce. De même, l'artiste-poète André Martins de Barros crée des humanoïdes composés d'une multitude d'êtres de même nature, chacun d'eux prenant une place bien particulière dans le tout qui forme l'être supérieur.

Cependant, parfois Martins de Barros, tel un Arcimboldo moderne, joue avec ses personnages et les dispose à l'intérieur de son tableau, comme un enfant étale ses soldats de plomb.
Loin d'être un jeu innocent, les huiles que nous présente Martins de Barros sont comme les contes philosophiques de Balzac, porteur d'une pensée. Nous pouvons tous en pénétrer les secrets, en prenant le temps de lire chaque création jusque dans ses moindres détails, quitte à en trouver plusieurs interprétations.

Poème: Les visiteurs du temps

Ces êtres casqués et de nulle part
Qui mesurent d’un temps les radiations
Sont-ils d’une nouvelle génération
Sont-ils l’exemple d’un nouveau départ

Cherchent-ils le parfum de nos ancêtres
Dans ce site vieux d'un regard lunaire
Et rongé par mille années lumière
Peuvent-ils y trouver le bien-être

Leur arrivée  est-elle d’un mythe
Afin d’explorer d’immenses grottes
Là où la froideur des lieux vous transporte
Là où tout un mystère nous invite

Ils n’ont d’yeux que pour des flashs malheureux
Là où ils ne peuvent remonter dans le passé
Là où figés par les siècles espacés
Ils s’identifient à tous les leurres

Dans le sablier la vie continue
Les enfants sont dans toute leur beauté
Là où s’écoulent leurs heures escomptées
Là où l’on s’accorde à leur bienvenue

Mais vivre une vie est-ce un mystère
Tout en haut d’une reconnaissance
Qui donne lieu à des renaissances

Ou bien est-ce un chaud où bien un froid
Ou bien les deux dans leur fragilité
Afin que l'on meure d’immortalité

Dans la mouvance d’un sablier
D’où émergent des regards enchaînés
Où la vie si basse s’endort d’éternité

Où le tic tac des heures s'est arrêté
Où l’horloge du temps  ne peut régner
Happé par mille toiles d’araignées

Poème et tableau de André Martins de Barros



samedi 9 février 2019

L'obélisque brisé





L’obélisque brisé



Obélisque brisé autour duquel dansent des jeunes filles, 1798
Huile sur toile, 120 x 99 cm, Montréal, Musée des Beaux-Arts

Hubert Robert
(Paris, 1733 – 1808)
Dessinateur, peintre, graveur, professeur de dessin, créateur de jardins et conservateur au Muséum central des arts de la République, futur Musée du Louvre.
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L'homme se tient sur une brèche, dans l'intervalle entre le passé révolu et l'avenir inconnaissable. Il ne peut s'y tenir que dans la mesure où il pense, brisant ainsi, par sa résistance aux forces du passé infini et du futur infini, le flux du temps indifférent.
Chaque génération nouvelle, chaque homme nouveau doit redécouvrir laborieusement l'activité de pensée. Longtemps, pour ce faire, on put recourir à la tradition. Or nous vivons, à l'âge moderne, l'usure de la tradition, la crise de la culture.
Il ne s'agit pas de renouer le fil rompu de la tradition, ni d'inventer quelque succédané ultra-moderne, mais de savoir s'exercer à penser pour se mouvoir dans la brèche. »
Hannah Arendt
La crise de la culture
Philosophe allemande et professeur de théorie politique, naturalisée américaine
(1906-1975)

« Notre temps est dur pour l'autorité. Les mœurs la battent en brèche, les lois tendent à l'affaiblir. Au foyer comme à l'atelier, dans l'État ou dans la rue, c'est l'impatience ou la critique qu'elle suscite plutôt que la confiance et la subordination. »
Charles de Gaulle
 Le Fil de l'Épée

 « Du triomphe à la chute il n'est qu'un pas.»
Napoléon
Les maximes et pensées (1769-1821)



dimanche 20 janvier 2019

La vieillesse





 Double étude de tête de vieillard
Jacob Jordaens, peintre et graveur flamand, (1593 – 1678) 


Henri Estienne
 Les Prémices, 1594


La vieillesse

La vieillesse est l'âge ultime de l'être humain, qui succède à l'âge mûr, appelé aussi « troisième âge » (on nomme parfois « quatrième âge » le moment où l'état de vieillesse entraîne une situation de dépendance).
Étymologiquement, vieux (du latin vetulus) signifie atteint par la vétusté. On dirait en langage contemporain : atteint d’obsolescence programmée. Et c’est bien le cas, on peut se demander pourquoi notre durée de vie a été bridée ainsi, quel que soit notre créateur.
Les gens, d’une façon générale, ne s’intéressent pas à ce qui ne les concerne pas et, dés qu’ils sont touchés personnellement, ils font connaissance avec l’anxiété et la souffrance. Peut-on passer sa vie à se divertir, à s’ignorer, à se fuir, à jouer un rôle futile et vain consacré au paraître social, à la réussite financière ou au culte de l’ego ?
Sans doute le peut-on, mais plus dure sera la chute si l’on ne s’est pas trouvé soi-même à la fin du parcours.
 "Je dois trouver une vérité qui en soit une pour moi-même ; une idée pour laquelle je puisse vivre ou mourir." Søren Kierkegaard (1813-1855) affirme que l'homme ne peut trouver le sens de sa vie qu'en découvrant sa propre et unique vocation.
Et c’est sans doute le temps de la vieillesse qui est le plus propice à cet éveil à soi-même, s’il n’as pas été provoqué auparavant.
On devient vieux progressivement, un peu comme la grenouille qui cuit en partant d’une eau froide pour arriver à sa mort avant son ébullition. Ce n’est qu’une image, mais si on remplace la chaleur par la vétusté, on arrive au même résultat.
La vieillesse nous renvoie lentement mais sûrement à notre caducité. Vieillir, c’est dépérir, c’est-à-dire s’acheminer vers sa destruction. Quand on en prend conscience, cela nous préoccupe ou nous inquiète ; on ne peut oublier qu’il va falloir, à un moment donné, chaque jour plus proche, sauter dans l’inconnu. Pourtant on a accepté la règle du jeu quand on est venu s’incarner, même si on ne s’en souvient plus. Jeunesse insouciante et vieillesse amnésique sont les deux faces de l’être ; pourquoi s’esbaudit-on sur l’une pour pleurer la seconde ?
La vieillesse s’écoule entre habitudes, solitude et lassitude, faute de conserver au fond de soi l’espoir d’un ailleurs consolateur et réconfortant. Pouvoir répondre à la question : « Pourquoi suis-je venu ? » c’est comprendre en quoi cette réponse donne tout son sens à notre vie, nous libère du doute et de l’angoisse de l’après.
Aussi, accepter au lieu de rechigner, s’approprier au lieu de rejeter, s’impliquer au lieu d’ignorer, c’est ouvrir la porte à la sagesse. Fort de nos expériences vécues, de nos joies et nos peines, nos réussites et nos échecs, nous avons forgé notre être tout au long de notre vie. Aujourd’hui nous pouvons en recueillir les fruits à condition d’en prendre conscience, calmement et lucidement, en nous regardant au fond de nous-même. La vie est un processus continu de découverte de soi-même dans des situations multiples et diverses, qui doit aussi nous préparer au passage vers l’au-delà.
La vieillesse a l’apparence d’une gageure quand on doit affronter nos épreuves les plus difficiles au moment où on est le plus faible. Au-delà de cette apparente contradiction, on doit se rendre compte qu’il s’agit d’un passage à un autre plan d’existence que nous avons à préparer. En déposant notre camisole de chair, nous revenons au royaume de l’esprit pur, et c’est là notre vocation essentielle. Tout comme la chenille doit devenir papillon, le vieil homme doit céder la place à l’homme nouveau, à l’être rené en esprit.
Il faut parfois souffler sur les cendres pour raviver les braises et ranimer le feu. Et chacun ne peut souffler que pour lui.
Ce qui doit être notre dernier voyage ne doit pas prendre des allures de naufrage ; il nous suffit pour cela de bien tenir la barre en espérant pouvoir éviter les récifs périlleux, en les anticipant et en se préparant à leur faire face.

« Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
mais, dans l’oeil du vieillard, on voit de la lumière. »

Victor Hugo
La légende des siècles


Une femme, depuis sa naissance jusqu’à 80 ans.
Très réaliste et admirablement bien dessiné.
A voir en plein écran, vidéo émouvante réalisée par l’artiste coréen Stonehouse.
Le Speed-Painting est une technique qui consiste à peindre numériquement en un temps limité une œuvre détaillée.


dimanche 6 janvier 2019

Le chemin initiatique



Claude Verlinde - 1927 - Le chemin

Le chemin initiatique

« Ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin. »

Soren Kierkegaard - Les maximes et pensées (1813-1855)

« Le travail que l'homme peut faire sur lui-même, je l'appelle le chemin initiatique.
Il commence avec une expérience. Cette expérience nous fait connaître notre Être essentiel.
Une telle expérience efface une fois pour toutes le doute qu'il s'agirait du résultat d'une recherche métaphysique, d'une pieuse spéculation ou d'une projection psychologique. 
L'Être essentiel est une réalité dont on peut vraiment faire l'expérience.»

Karlfried Graf Dürckheim - Le Centre de l'être


Le Tao commence par le taire et le non faire, et la voie s’ouvre ainsi.
Silence et immobilité avant d’entrer en contact avec soi.
Calme et respect envers soi-même.
Ouverture à l’univers.

C’est le « chemin sans chemin », la voie intérieure pour prendre conscience de son être profond.
Pour neutraliser le mental, qui multiplie ses interventions dès qu’on veut le tenir à l’écart, il faut faire le vide dans sa tête. Et pour faire le vide, il faut faire le noir.
Pour faire le noir, pour installer l’obscurité en soi, il faut fermer les yeux, calmement, sans se crisper.
 A partir de là, le mental, qui a compris la manœuvre, va se dépasser pour mettre en échec cette tentative de lui échapper.
Il faut surtout rester calme et ne pas rentrer dans son jeu…
Toutes les images, toutes les idées qu’il va vous envoyer doivent être chassées, effacées, sans être prises en compte. Si vous vous attardez sur une seule idée qu’il tente de programmer, il faut tout arrêter et reprendre à zéro.

Si vous arrivez à passer ce cap avec succès, vous allez constater au bout d’un moment, plus ou moins long, selon la sensibilité de chacun et son niveau d’entraînement, que le calme s’est installé et que l’obscurité règne en maître.
Si vous faites preuve de patience, en fixant votre regard interne sur une zone située entre les sourcils, vous aurez la satisfaction de voir apparaître une pastille d’un jaune lunaire, faisant suite a quelques éclairs de lumière, fugitifs et désordonnés.

A partir de là l’ouverture du canal se crée et la communication commence.
La présence du moi supérieur se manifeste à l’être au moment de l’éveil. Auparavant,  celui-ci plane au-dessus de l’être qui ne peut le contacter que pendant son sommeil,  sans s’en souvenir jamais au réveil.

"L'être humain est appelé à un éveil intérieur particulier par lequel seul il pourra appréhender le sens de son existence et connaître, de son vivant, par une expérience directe, la Source mystérieuse d'où il a émergé et dans laquelle il sera inexorablement réabsorbé lorsqu'il quittera cette forme d'existence. Mais cet éveil exige de lui des efforts spécifiques qui lui permettront de comprendre l'étrange absence à lui-même ou sommeil diurne dans lequel il passe d'ordinaire sa vie entière sans le savoir. "
Edouard Salim Michaël





vendredi 7 décembre 2018

Ainsi parlait Novalis



Novalis
 Poète et romancier allemand (1772 – 1801)
« Nous avons une mission : nous sommes appelés à la formation de la Terre. »
Par rapport à nous, l’imagination place le monde futur soit en hauteur, soit en profondeur, ou bien dans la métempsychose.
 Nous rêvons de voyages à travers l’univers, mais l’univers n’est-il pas en nous ? Nous ne connaissons pas les profondeurs de notre esprit.
Le chemin mystérieux va vers l’intérieur. C’est en nous, ou nulle part, qu’est l’éternité avec ses mondes, le passé et le futur.
Le monde extérieur est le monde de l’ombre, il projette son ombre dans l’empire de la lumière. L’intérieur nous paraît naturellement si sombre, si solitaire et informe, mais comme nous le percevrons différemment lorsque l’obscurité aura disparu et que
les corps d’ombre auront été repoussés.
 Nous jouirons plus que jamais, car notre esprit aura été longtemps privé.
 « Grains de pollen » de Novalis

lundi 5 novembre 2018

L’âme


Louis Janmot - Le mauvais sentier

L’âme

« Sans l'âme, le corps n'aurait pas de sentiment ; et sans le corps, l'âme n'aurait pas de sensations. »
Rivarol

« Ce n'est pas la chair qui est réel, c'est l'âme. La chair est cendre, l'âme est flamme. »
Victor Hugo

 
« C’est l’Idéal, c’est Dieu, que rêveur et troublé je cherche sans repos. Lumière par son âme, ombre par la matière, vers la terre ou le ciel incliné tour à tour, l’homme marche à sa fin immortelle et dernière ».

Louis Janmot – Génération divine


Entre le corps, immergé dans la matière et l’esprit souverain, évanescent et insaisissable, il existe un trait d’union qui joint l’un à l’autre et fonctionne dans les deux sens, ascendant et descendant, il s’agit de l’âme.
La matière est le véhicule pour la manifestation de l'âme et l'âme est le véhicule pour la manifestation de l'Esprit.

L’âme (du latin anima, souffle, respiration) est le principe vital qui anime le corps et reçoit les impulsions de l’esprit. Mais, en retour, l’âme renvoie à l’esprit le vécu de ses expériences dans la réincarnation que ce dernier ne peut saisir, tout contact direct avec la matière lui étant impossible. Si le corps est le temple de l’esprit, l’âme en est le grand prêtre.
Sans l’âme, le corps est comme un avion sans pilote, inerte et inutile.
C’est l’âme qui insuffle la vie au corps et l’équipe d’outils d’investigation que sont les cinq sens, l’intelligence, les émotions, la volonté et la personnalité.

« La division ternaire est la plus générale et en même temps la plus simple qu’on puisse établir pour définir la constitution d’un être vivant, et en particulier celle de l’homme, car il est bien entendu que la dualité cartésienne de l’« esprit » et du « corps », qui s’est en quelque sorte imposée à toute la pensée occidentale moderne, ne saurait en aucune façon correspondre à la réalité ; nous y avons déjà insisté assez souvent ailleurs pour n’avoir pas besoin d’y revenir présentement. La distinction de l’esprit, de l’âme et du corps est d’ailleurs celle qui a été unanimement admise par toutes les doctrines traditionnelles de l’Occident, que ce soit dans l’antiquité ou au moyen âge ; qu’on en soit arrivé plus tard à l’oublier au point de ne plus voir dans les termes d’« esprit » et d’« âme » que des sortes de synonymes, d’ailleurs assez vagues, et de les employer indistinctement l’un pour l’autre, alors qu’ils désignent proprement des réalités d’ordre totalement différent, c’est peut-être là un des exemples les plus étonnants que l’on puisse donner de la confusion qui caractérise la mentalité moderne. »

René Guénon
La Grande Triade
 « Spiritus, Anima, Corpus » (Chapitre XI)

L’Âme est reliée au corps physique au niveau du centre énergétique du Hara, situé sous le nombril, source principale du souffle vital et siège des émotions.
L’Esprit quant à lui se connecte au corps physique au niveau du troisième œil, situé entre les arcades sourcilières.
Dans l’incarnation, l’Âme et l’Esprit se retrouvent au niveau du cœur spirituel, situé à droite, de l’autre côté du cœur anatomique.
“Sans l’activité du cœur éthérique, le cœur physique succomberait rapidement sous l’effort constant que nous lui demandons. Tous les abus auxquels nous soumettons le corps matériel sont neutralisés, dans la mesure du possible, par le corps vital qui lutte sans cesse contre la désintégration du corps dense.”

Max Heindel

Pour le gnostique moderne qu'est Jan van Rijckenborgh, l'homme a deux âmes : l'une étant l'« interprète lumineux de l'esprit » dans le corps ; l'autre un « souffle » qui maintient en vie et entretient la cohésion des différents principes de l'homme, c'est-à-dire sa pensée, ses désirs ou son corps.

L’âme incarnée a une mission à remplir dans sa vie terrestre et sa quête consiste à découvrir le but de son incarnation.

Les voies de l’âme sont multiples en quantité et variées en qualité ; il appartient à chacun de faire ses choix pour se construire et remplir avec succès la mission qui lui a été dévolue. A chaque incarnation correspond une mission particulière, que nous ne connaissons plus une fois parachuté en milieu hostile. L’âme progresse à travers les expériences qu’elle réalise sur terre et qu’elle transmet à l’esprit à travers ses ressentis.   Cette évolution n’est possible que grâce à la coopération du triptyque Corps-Ame-Esprit.

 « Chaque vie est un maillon d’une chaîne, un maillon d’énergie mise en forme en fonction des conditions d’incarnation. L’âme est la somme des expériences enregistrées, elle est la chaîne qui les relie les unes aux autres en acquérant ainsi un sens global, une direction et une finalité. Vous ne pourrez comprendre ce sens que lorsque vous aurez la connaissance totale de toutes vos incarnations depuis l’origine de votre étincelle cosmique ; jusque-là vous êtes dans le fractionnement et le cloisonnement, chaque vie participant partiellement au grand tout, à votre insu. »
Communication avec Ophoemon 12

La terminologie employée (Le Moi, le Soi, le Je, l’Ego, etc.) n’a qu’une importance relative pour cerner le triptyque Esprit-Ame-Corps, ce qui est capital c’est de bien saisir la logique, c’est-à-dire l’agencement des rapports qui les lie. Il faut bien comprendre que la Source, énergie pure de création, ne peut avoir de contact avec la Matière, énergie dense cristallisée. Pour ce faire elle a besoin d’un intercesseur qui est l’Ame, laquelle à son tour nécessite la collaboration du Corps physique, pour pouvoir effectuer des expériences vécues au sein de la matière.
Voilà le scénario qui nous concerne tous sur terre.

En fait, tout est un problème de vibration énergétique.
Le taux vibratoire correspond à une intensité énergétique, ce qui correspond à un échange d’électricité magnétique entre les divers éléments existants. Nous sommes composés d’énergie densifiée et nous vivons dans un «bain» d’énergie éthérée ; il y a donc interaction permanente entre ces différentes qualités de vibrations.
Pour donner une échelle approximative, le plan physique va de 0 à 20 000 unités de Bovis, les corps éthériques s’étalonnent de 20 000 à 40 000 unités et les personnes en pleine évolution spirituelle  sont de l'ordre de 40 000 UB à 930 000 000 000 000 UB.

Tout être humain possède un taux vibratoire définissant la fréquence d’énergie correspondante à son degré d’évolution spirituelle ; c’est la nature et le degré de son énergie qui caractérisent son taux vibratoire.
Ce qui implique que nous pouvons le modifier pour le faire augmenter; c’est tout le but de l’évolution spirituelle. 

« Donne-moi ta main, mon âme presque oubliée. Quelle chaleur me procure la joie de te revoir, toi mon âme si longtemps désavouée. La vie m’a ramené à toi. Mon âme, c’est avec toi que le voyage doit continuer. Avec toi je veux cheminer et monter jusqu’à ma solitude. »
Jung - Le Livre Rouge



 
« L’Idéal seul peut donner les ailes qui porteront un jour votre cœur attardé par des amours mortelles vers l’immortel amour. Ah, puissé-je avoir su pendant mon court passage au but mystérieux enlever pour toujours un peu de ce nuage qui le cache à mes yeux ! »

L. Janmot, L’Idéal

Anne-François-Louis Janmot, né à Lyon le 21 mai 1814, et mort dans la même ville le 1er juin 1892, est un peintre et poète de l'École de Lyon.

Le Poème de l’âme de Louis Janmot est l’œuvre d’une vie, étalée de 1835 à 1881. Présentée à l’Exposition universelle de 1855, c’est une œuvre à la fois picturale et littéraire, qui se compose de 18 tableaux suivis de 16 dessins au fusain, le tout inspiré par un long poème de 2 800 vers, également écrit par Louis Janmot. Ce vaste ensemble narre la vie d'une âme sur la Terre, incarnée dans un jeune homme, accompagné de son double féminin. Puis l’œuvre représente la vie de l’homme resté seul à la suite de la disparition de sa compagne, à laquelle s'identifierait l'artiste.