samedi 22 janvier 2022

Communication avec Ophoemon (18)

 

Communication avec Ophoemon (18) 

Point de situation

Les choses étant ce qu’elles sont à l’heure actuelle, il devient de plus en plus difficile de s’orienter dans cette jungle de contre-vérités qui nous étouffent chaque jour davantage.

A qui s’en remettre, à qui faire confiance ?

Il est nécessaire de faire une pause et de se retirer en soi pour

faire un bilan et dresser un état des lieux. 

Faut-il croire tout ce que tu entends dire autour de toi ?

Sans rien savoir de particulier, sans être savant ou expert, il faut toujours pratiquer le doute vis-à-vis de toute information institutionnelle, surtout à l’heure actuelle. Car si tout n’est pas faux, du moins tout est déformé.

La sagesse consiste à ne pas s’impliquer et à prendre du recul. Qu’importe le choix ou le regard des autres, c’est à toi seul que tu dois. Tu détiens toujours au fond de toi la juste réponse ; nous y veillons.

La situation actuelle et la pandémie ?

Est-ce que la pandémie du Covid est réelle ?

L’épidémie qui sévit sur la terre n’a rien de ce que vos responsables veulent vous faire croire. Ils entretiennent la peur et l’illusion pour augmenter un contrôle illicite sur vous.

Cela ne durera pas et les instigateurs de cette crise sanitaire seront tous renversés sous peu. C’est une fuite en avant à laquelle vous assistez que les forces d’opposition ont programmée car ils savent très bien que leur temps est définitivement compté.

Guidance spirituelle ?

Tu te sens perdu car tu ne vois pas l’issue, c’est ce que ressentent de nombreux êtres en recherche spirituelle ces temps-ci. Désenchantement et défiance, sentiment d’abandon et perte de confiance sont les symptômes de la solitude. Un sentiment d’impuissance généralisée prend le pouvoir et vous paralyse. Pourtant tout cela n’est qu’apparence et illusion car en vérité vous n’êtes pas seuls, contrairement à ce que vous croyez. Nous sommes toujours là, à vos côtés et vous suggérons toujours ce qui nous semble être la meilleure voie à suivre ou la décision la plus juste à prendre selon la situation.

Mais nous ne pouvons pas faire plus car nous devons toujours respecter votre libre arbitre qui est essentiel pour jouer votre rôle. Nous pouvons vous guider mais nous ne pouvons pas nous substituer à vous.

Les temps sont difficiles, c’est vrai, mais vous avez choisi d’être ici pour affronter les événements qui se profilent à l’horizon. Et nous respectons ce choix. 

Savoir où j’en suis aujourd’hui ? 

Bonne question qu’il est temps de poser. Regarde ce long chemin parcouru, pour en arriver où ? Tu n’es pas satisfait de toi, tu fais un constat d’échec, tu t’en veux sans trop savoir pourquoi. Tu te complais dans une spirale négative, tu as perdu toute confiance en toi.

Alors reprends-toi. Rétablis le contact avec nous qui sommes toujours à tes côtés, même si tu ne nous vois pas. Pourquoi nous sommes-nous perdus de vue ? Nous avons toujours continué d’émettre mais tu ne réceptionnes plus.

 Lassitude, déception, impatience, manque de concentration.

 Pour capter un message encore faut-il être à l’écoute, ce que tu ne fais plus depuis bien longtemps déjà.

Ressaisis-toi, donne-toi les moyens de nous écouter et tu nous entendras.

La situation actuelle sur la terre n’est pas facile, mais n’est en rien dramatique. Nous t’avions averti. L’élévation du taux vibratoire collectif a pour effet immédiat le décrochage de tous ceux qui ne peuvent pas suivre le rythme ; c’est un grand nettoyage qui est à l’œuvre.

Continuer d’élever son taux personnel est la seule solution pour échapper à l’emprise négative et se préserver. Le niveau vibratoire des virus et autres entités parasites agressives ne peut rien contre les vibrations qui leur sont supérieures ; par contre, les basses vibrations constituent une condamnation sans appel. 

Sur le plan mental, il faut savoir rester sur le pont quand la tempête souffle à l’extérieur ; il ne sert à rien de se réfugier dans la cale du navire, si ce n’est à précipiter sa fin. Etre bien dans sa tête contribue à être fort dans son corps. Les moyens de défense naturels de l’organisme sont alors dans une forme optimale pour repousser toute tentative d’intrusion pathogène. Il est donc primordial de renforcer toujours son système immunitaire.

Conserver un bon moral est capital pour se maintenir à l’abri ; celui qui pense tous les jours qu’il va tomber est déjà à terre même s’il n’en a pas encore conscience. Le faible creuse sa tombe tout seul et le fort continue son chemin en passant à travers les gouttes. C’est la règle du jeu, ce que vous appelez la sélection naturelle qui est à l’œuvre partout dans la nature.

Croire en soi, continuer d’avoir confiance, cultiver une bonne hygiène de vie, une alimentation saine, pratiquer une respiration en conscience et s’immerger dans la nature le plus souvent possible sont les préceptes de base à respecter pour se mettre à l’abri. En plus, faire un travail sur soi, méditer et favoriser la recherche spirituelle ne peuvent que développer une immunité totale vis-à-vis des miasmes qui vous entourent.

Il faut donc positiver et toujours voir la solution au lieu de se complaire dans le problème.

Réciter chaque jour comme un mantra : « Si je veux, je peux. » fera de vous un vainqueur et mettra un terme à toute velléité dépressive.

Il y a toujours de l’espoir, même au milieu de la tempête qui affecte le plus grand nombre. Ne vous laissez pas affecter et maintenez votre vibration la plus élevée possible.

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 


lundi 10 janvier 2022

L’hiver de la vie

 


« Un caractère moral s’attache aux scènes de l’automne : ces feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s’affaiblit comme notre intelligence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, ces fleuves qui se glacent comme notre vie, ont des rapports secrets avec nos destinées… »

François-René de Chateaubriand

« Les mémoires d’outre-tombe »


L’hiver de la vie

L’élégance des termes peine à masquer le côté inquiétant d’une déchéance annoncée, même si les rapports secrets avec nos destinées entretiennent un certain mystère.

Mais on ne peut oublier, qu’après ces scènes automnales, se profilent à l’horizon les froideurs hivernales de la vie.

Le rythme naturel saisonnier, que nous connaissons chaque année, est sécurisant dans la mesure où chaque saison s’imbrique dans une continuité régulièrement renouvelée, et de ce fait rassurante.

Il n’en va pas de même pour l’hiver de notre vie, qui constitue un coup d’arrêt définitif à notre existence, et une plongée dans l’inconnu avec notre mort. Celle-ci est le point final, où tout s’arrête, avec notre disparition physique.

Et si ce drame existentiel n’était pas du tout ce que l’on croit ?

« La naissance est une descente, la mort est une ré-ascension », dit Plutarque dans son « Traité de l’âme ». 

En fait, la conscience est une énergie qui abandonne le corps physique après la mort, pour se fondre dans l’univers, à travers des particules subatomiques.

A son heure, la partie rejoint le tout pour s'y fondre et retrouver sa nature originelle. Aussi vrai que le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre qui le crée, l'être humain reste toujours proche de sa nature divine. Même s'il l'a oubliée quand il est venu sur terre. 

La réincarnation est dés lors possible puisque la conscience est simplement de l’énergie qui peut trouver un nouvel hôte et continuer son parcours.

Après la mort de son ami physicien Michele Besso, Einstein déclarait: 

«Il a quitté ce monde un peu avant moi. Ça ne veut rien dire. Les gens comme nous savent que la distinction entre le passé, le présent et le futur n'est qu'une illusion...» 

En vérité, l'esprit humain transcende les barrières du temps et de la mort.

Or, notre évolution n’est pas linéaire mais cyclique ; et cela change toute la donne. Ce que l’on prend pour un début et une fin ne sont en fait que les étapes d’un cycle qui manifeste les différents états de l’être. Naître, c’est vivre dans la matière, mais auparavant, avant l’incarnation, nous avions une existence propre, mais différente, en tant qu’esprit, entité désincarnée. Mourir, c’est quitter la matière, mettre fin à une expérience et retourner à la vie spirituelle.

Donc, en fait, mourir c’est renaître et échapper aux contraintes de la matière, c’est se libérer des limitations de l’espace et du temps, retrouver sa liberté métaphysique et son être authentique. Si nous étions lucides, si nous retrouvions le savoir des origines, nous saurions que la mort devrait être fêtée au lieu d’être pleurée. Mais nous préférons faire et perpétuer un contresens total, prendre des vessies pour des lanternes et continuer dans l’obscurantisme. Rappelons que les anciennes civilisations célébraient la mort comme un rite de passage d’un monde dans un autre et non comme une fin. Souvenons-nous de la sagesse antique enseignant que vivre c’est apprendre à mourir tout comme naître est apprendre à vivre.
 

«Désormais tout est changé. J'ai goûté - comme par mégarde - à la saveur d'être, et tout est changé.

Quelque chose, en moi, n'est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi. Par cette certitude, tout est changé.

Il n'y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit - plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit...

A l'instant où cesse en moi toute représentation - toute idée "sur" les choses, les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse, leur vide lumineux.»

Christiane Singer

« Histoire d'âme »

Pour le Docteur Roberto Lanza, créateur de la théorie du Biocentrisme, la conscience crée l’univers. Le temps et l’espace n’existent pas mais sont de simples manifestations dans notre esprit. La réalité est déterminée par l’observateur. Les particules voyagent dans un « champ de conscience ». Le biocentrisme et la relativité prévoient les mêmes phénomènes, mais le biocentrisme est supérieur car il n’a pas besoin d’imaginer une dimension supplémentaire ni de nouvelles mathématiques pour être formulé.

Selon la théorie du néo-biocentrisme, il y a donc de nombreux endroits dans l’Univers dans lesquels notre âme pourrait migrer après la mort.

Existe-t-il une théorie scientifique de la conscience qui appuie cette affirmation?

Selon le Dr Stuart Hameroff, une expérience proche de la mort a lieu quand l’information quantique qui habite le système nerveux quitte le corps et se disperse dans l’Univers.

La conscience reste dans des microtubules des cellules du cerveau qui sont les principaux sites du traitement quantique. Après la mort, cette information quitte le corps, avec la conscience.

Ils ont conclu que notre expérience de la conscience résulte des effets de gravité quantique dans ces microtubules. En fait, nos âmes sont construites de la structure même de l’Univers, et existent peut être depuis le début des temps.

"L'être humain est appelé à un éveil intérieur particulier par lequel seul il pourra appréhender le sens de son existence et connaître, de son vivant, par une expérience directe, la Source mystérieuse d'où il a émergé et dans laquelle il sera inexorablement réabsorbé lorsqu'il quittera cette forme d'existence.
Mais cet éveil exige de lui des efforts spécifiques qui lui permettront de comprendre l'étrange absence à lui-même ou sommeil diurne dans lequel il passe d'ordinaire sa vie entière sans le savoir. "

Edouard Salim Michaël

« Pouvons-nous connaître la « fin », qui est la mort, pendant que nous vivons ?

Je veux dire que si nous pouvions savoir, pendant que nous vivons, ce qu’est la mort, nous n’aurions pas de problèmes. C’est parce que nous ne pouvons pas entrer en contact avec l’inconnu pendant que nous vivons, que nous en avons peur. Notre lutte consiste à établir un rapport entre nous-mêmes qui sommes le résultat du connu, et l’inconnu que nous appelons mort.

Peut-il y avoir une relation entre le passé et quelque chose que l’esprit ne peut pas concevoir et que nous appelons mort ? Pourquoi séparons-nous les deux ? N’est-ce point parce que notre esprit ne fonctionne que dans le champ du connu, dans le champ du continu ?

L’on ne se connaît soi-même qu’en tant que penseur, qu’en tant qu’acteur ayant certains souvenirs de misères, de plaisirs, d’amour, d’affections, d’expériences de toutes sortes ; l’on ne se connaît qu’en tant qu’être continu, sans quoi on n’aurait aucun souvenir de soi-même « étant » quoi que ce soit.

Or, lorsque ce « quoi que ce soit » considère sa fin - que nous appelons mort - surgit en nous la peur de l’inconnu, donc le désir d’englober l’inconnu dans le connu, de donner une continuité au connu. Je veux dire que nous ne voulons pas connaître une vie incluant la mort, mais nous voulons nous persuader qu’un moyen existe de durer indéfiniment. Nous ne voulons pas connaître la vie et la mort, mais nous voulons apprendre à durer sans fin. »

Jiddu Krishnamurti

 

dimanche 28 novembre 2021

Il existe un tunnel

 



Il existe un tunnel

Il existe un Tunnel obscur dans la Lumière Infinie, on l’appelle Temps.


Lorsqu’un Humain entre dans ce Tunnel, on appelle cela Naître.


Lorsqu’un Humain marche au long de ce Tunnel, on appelle cela Vivre.


Lorsqu’un Humain sort de ce Tunnel, on appelle cela Mourir.

Considérer que vivre se réduit à évoluer au long de ce Tunnel obscur, cela s’appelle Illusion.


Percer des trous dans ce Tunnel obscur, cela s’appelle Science.


Savoir que la Lumière est autour du Tunnel, cela s’appelle Foi.

Voir la Lumière dans le Tunnel obscur,
cela s’appelle Amour.

Voir la Lumière à travers le Tunnel obscur,
cela s’appelle Sagesse.

Éclairer le Tunnel obscur de sa propre Lumière,
cela s’appelle Sainteté.

Confondre la Lumière et le Tunnel obscur,
cela est au-delà des mots.

Lao Tseu

(Extrait du Tao Te King)

 

mercredi 27 octobre 2021

Pas à pas

 Pas à pas

 

“Seuls quelques-uns trouvent le chemin, d’autres ne le reconnaissent pas lorsqu’ils le trouvent, d’autres ne veulent même pas le trouver.” 

Lewis Carroll


Nous traçons tous notre chemin au fur et à mesure, notre sentier, notre histoire personnelle, pleine de succès et d’erreurs, de moments heureux, mais aussi amers.

Mais, c’est la vie ; et la vie, on l’apprend sur le tas. On apprend à vivre sans avoir peur, à ne pas s’arrêter de marcher malgré les pierres qui se trouvent sur notre chemin et qui nous font parfois trébucher et tomber, puis trébucher et tomber encore, ne nous empêchant pas pour autant de nous relever, toujours avec plus d’envie et de force, et ce sans regarder derrière nous.

Car le passé n’est plus, et le futur arrive. On regarde au loin, et on discerne vaguement un horizon que l’on n’a pas encore atteint.

A certains moments on avance doucement, tel un escargot qui cache sa tête dans sa maison. Parfois, au contraire, on prend notre courage à deux mains et on va de l’avant. On marche, car… “Marcheur, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant”.

Parfois, on devra choisir entre traverser la rivière ou passer par un raccourci, on profitera du soleil qui brille dans toute sa splendeur, et on devra résister aux averses qui s’abattront sur nous. 

Ainsi, on pourra ramasser les petites pierres parsemées sur notre chemin, cueillir les petites fleurs, récolter les quelques gouttes de pluie, qui resteront toutes gravées dans notre mémoire et qui nous renverront aux leçons que l’on aura pu tirer de cette averse.

Cette averse qui nous a appris à couvrir nos épaules alors qu’on est épuisé afin d’éviter d’attraper bêtement un rhume qui nous empêcherait de continuer à avancer avec légèreté, de salir nos vêtements ou nos cheveux, ou de ne pas être présentable si on venait à rencontrer quelqu’un sur notre chemin…

Plus le temps passe, plus on remplit notre sac à dos, qui pèsera de plus en plus lourd. D’autre part, notre visage et notre peau se seront habitués au soleil, au vent et à la pluie.

Fort de notre expérience, on avancera sur le chemin de la vie, car… « Marcheur, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant ».

La force de volonté, le courage, le fait de continuer à avancer, et l’humilité dont on peut faire preuve si on manque d’orgueil après avoir réussi à escalader la montagne, tout cela nous aidera lors de notre parcours…

Ce long chemin qu’est la vie, et qui n’est pas limpide, car c’est avançant qu’on apprend, et les erreurs peuvent donc parfois être nécessaires. 

La vulnérabilité, la peur et l’incertitude pouvant nous envahir à la nuit tombée lorsque qu’on se retrouve seul sur ce chemin, où tout n’est plus qu’ombres mystérieuses qui nous perturbent et nous troublent la vue…mais qui peuvent aussi avoir leur charme.

https://nospensees.fr/chemin-de-vie/

« Le chemin spirituel est à l’opposé des valeurs décadentes sacralisées par votre société de consommation ; quand tu fais le chemin, tu n’as qu’une seule certitude, c’est que tu ne possèdes rien, et que tu n’as rien à attendre d’une telle illusion. 

Le chemin que tu suis sur la terre développe des résultats dont tu prendras conscience plus tard, quand tu auras quitté ce monde ; ce n’est qu’à ce moment-là que tu récolteras les fruits de tout ce que tu as semé.

Voilà pourquoi tu as toujours au fond de toi ce sentiment que tout ce que tu fais, ici et maintenant, est vain et inutile. Mais sache bien que c’est tout le contraire qui se passe dans ce grand jeu dont tu ne connais pas les règles.

Dis-toi, une fois pour toutes : « Je n’ai rien à attendre. » et tout te sera donné. Parce qu’il en va ainsi des choses de l’esprit qui ne s’offrent qu’à ceux qui le méritent par la pureté et la continuité de leurs actions quotidiennes.

Seul l’éveillé comprendra et continuera de creuser son sillon au milieu de l’indifférence générale et de l’apparente stérilité de son travail.

Tout cheminement initiatique se réalise au milieu des épines avant de pouvoir envisager découvrir les roses. Le chemin ordinaire est le moyen de partir d’un endroit pour se rendre ailleurs, il est en fait un outil de destination ; le propre de la voie spirituelle est de faire oublier au cheminant d’où il est parti sans lui faire connaître où il va se rendre ; ce qui compte c’est le chemin en lui-même qui est un instrument de réalisation dans le dénuement de soi-même. »

Extrait communication avec Kori n°40

Ce qui me rappelle ce que j’ai toujours dit :

« Ce n’est pas toi qui fais le chemin, c’est le chemin qui te fait. »

 « L'important n'est pas le chemin, l'important c'est l'authenticité du chercheur. Laissez moi vous l'expliquer.
Vous pouvez suivre n'importe quel chemin, si vous êtes sincère et authentique vous atteindrez le but. Certains chemins peuvent être ardus, d'autres peuvent être plus faciles; certains peuvent être entourés de verdure, d'autres peuvent traverser des déserts et d'autres encore de beaux paysages et certains autres peuvent ne pas avoir de paysage autour d'eux, c'est encore autre chose. Mais si vous êtes sincère, honnête, authentique et vrai, alors chaque chemin mène au but.
Cela peut donc être réduit à une chose; l'authenticité est le chemin. Peu importe quel chemin vous suivez, si vous êtes authentique, chaque chemin mène au but et l'opposé est également vrai; peu importe le chemin que vous suivez, si vous n'êtes pas authentique vous n'arriverez nulle part. Votre authenticité vous amène au but et rien d'autre. Tous les chemins sont secondaires, le principe de base est d'être authentique, d'être vrai. »
 

Osho

L'authenticité

 « Qui connaît le chemin qui mène aux champs éternellement fertiles de l'âme ?
Vous cherchez le chemin par le biais d'éléments extérieurs ;
vous lisez des livres et écoutez des avis : à quoi bon ?

Il n'y a qu'un seul chemin et c'est votre chemin.
Vous cherchez le chemin ?
Je vous mets en garde contre mon chemin.
 Il peut être pour vous le mauvais chemin.
Que chacun suive son propre chemin. »
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C.G. Jung
Livre rouge

mardi 28 septembre 2021

Scission secrète

 


Scission secrète


La rupture avec le vieux monde

Depuis de nombreux siècles, la civilisation est un bricolage politique qui nous permet de survivre tant bien que mal tout en demeurant déconnectés de la source universelle. La théologie et la science sont des rafistolages qui donnent l'impression d'un ordre cohérent, mais ils découlent d'une erreur fondamentale : l'existence n'est pas la vraie vie.

Les humains s'acharnent à vouloir perpétuer un système anti-divin, comme s'il était le produit d'une évolution régulière, alors qu'il engendre la misère morale et matérielle. C'est là le progrès que l'on n'arrête pas ...

Nous ne croyons donc pas que les conditions planétaires s'amélioreront par enchantement, mais à travers les chutes successives que nous subissons dans cet âge sombre, il apparaîtra encore des opportunités de redressement. Pour que de nouvelles possibilités puissent émerger, il faut que l'actuelle civilisation s'achève. Sinon, nous renforcerons l'ancien mode de vie en essayant de l'améliorer. Cela peut être difficile à admettre pour notre mentalité éduquée à croire au progrès et à l'évolution.

Nous savons qu'un processus de décadence a mis fin aux civilisations antiques, mais nous manquons de recul pour admettre que notre civilisation suivra le même destin. L'ordre mondial étant planétaire, il est difficile de comprendre que cet ordre pourrait se dissoudre un jour pour faire place à quelque chose d’entièrement différent.

Il devait paraître tout aussi impossible aux égyptiens, aux grecs ou aux romains d'imaginer la fin de leur civilisation et l'apparition de la société du haut moyen âge. Or, depuis cette époque, nous voyons se succéder des périodes très différentes mais qui sont toutefois organiquement liées entre elles, ce qui donne l'apparence d'un mouvement évolutif qui ne pourra plus s'arrêter. Cette illusion d'optique devait également faire croire au citoyen romain que l'empire de Rome allait s'étendre et durer sans fin jusqu'à la fin des temps. Mais la fin est venue, et il en sera de même pour l'empire mondial dont les américains tiennent à présent le flambeau. Quand le vent contraire commencera à tourner, tout pourra se précipiter, d'autant plus brutalement que la nature meurtrie se vengera de l’empire technologique.

Maintenant, les forces les plus rétrogrades sont à l'œuvre pour maintenir l'édifice en place grâce à des leurres technologiques et à un contrôle implacable de l'humanité. De plus, certaines hiérarchies spirituelles qui orientent politiquement l’évolution de l'humanité, résistent à un changement qui leur serait fatal, et ces lobbies se sont alliés avec les puissances obscures pour établir un ordre mondial centralisé.

En effet, il sera impossible aux masses de résister à la tentation d'invoquer un sauveur mondial « l'Antéchrist » et elles acclameront celui qui leur promettra la« sécurité et la paix». C'est pourquoi, cette époque est celle d'un «jugement », un test à l'échelle mondiale pour sélectionner les justes et qui ne sont pas prêts à sacrifier la Vérité pour du confort.

Parallèlement à l'écroulement de l'ancien système qui résistera avec l'énergie du désespoir, on assistera à l'émergence de petits foyers de civilisations isolés, qui entreront en résonance avec les rayonnements de l'ère du Verseau.

Les rayonnements du Verseau

La purification de la planète a commencé sur les hautes dimensions invisibles sous l'effet des ondes cosmiques qui véhiculent de nouvelles informations vibratoires. Il est urgent de s'harmoniser avec ces forces de régénération, ou bien alors, elles accompliront leur travail malgré nous et contre nous. La mauvaise assimilation de ces rayonnements est cause des maladies modernes. Les anciennes habitudes sont attaquées avec pour résultat une intensification de la tension nerveuse et le durcissement de nos traits de caractère les plus déplaisants. Individuellement ou collectivement, c'est un temps d'épreuves, et c'est pourquoi la psychose de sécurité et le désir d'une paix anesthésiante sont aussi répandues.

Durant cette phase de test, des pionniers émergent sur la surface de la Terre. Ils ne peuvent pas encore comprendre ce qui les attend, mais ils ne veulent plus du vieux monde et de ses maîtres visibles et invisibles.

Les pionniers de l'ère nouvelle devront affronter une nouvelle tâche. Il s'agira au début d'une activité modeste comme planter des graines pour l'avenir.

L'ancien ordre des choses est bousculé de fond en comble par les rayonnements très puissants de l'ère du Verseau. La loi divine empêche l'humanité de se recroqueviller sur elle-même, en l'aidant à desserrer l'étreinte des forces spirituelles rétrogrades.

Les humains qui entreront dans le nouveau courant seront libérés de leurs chaînes, mais les autres vont devoir descendre de niveau. Il y aura une rupture entre les deux groupes humains qui se détachent l'un de l'autre en sens contraire : l'un recherchant l'union avec l'univers supérieur, et l'autre devenant robotique afin de se maintenir dans la matière.

Ceux qui aspirent à une réelle mutation spirituelle vont se reconnaître et se rejoindre pour établir les bases d'une civilisation qui leur convient, en tournant le dos au monde ordinaire. Cela implique l'expérimentation de nouvelles formes de vie sociales et communautaires, car un être n'existe qu'en relation avec d'autres. L'individualisme devra être dépassé.

Les pionniers de la nouvelle ère

Positivement parlant, en quoi consistera la mission des pionniers qui ont conscience des possibilités révolutionnaires offertes par les nouveaux rayonnements cosmiques ?

Sur la base de leur intuition et de leur désir d'une nouvelle ère énergétique, ce qui n'a rien à voir avec le Nouvel Âge décadent, et par le rejet de l'ordre ancien, ils se regrouperont par affinité, au sein de petites unités communautaires. Ces unités formeront des lentilles où une nouvelle énergie pourra s'emmagasiner et s'enflammer pour de multiples usages. L'énergie libre qu'on nommait "le Vril" à la fin du 19e siècle ne peut trouver d'application avant d'être captée par une communauté où l'individualisme et l'égocentrisme sont absents.

Joël LaBruyère

Extrait du livre

 Undercover 

mercredi 15 septembre 2021

Ainsi parlait Bergson

 

« La conscience nous apparaît comme une force qui s'inscrirait dans la matière pour s'emparer d'elle et la tourner à son profit. »

Sur la vie intérieure

« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience, phrase semée de virgu­les, mais nulle part coupée par des points.

Et je crois par conséquent aussi que notre passé tout entier est là, subconscient — je veux dire présent à nous de telle manière que notre conscience, pour en avoir la révélation, n’ait pas besoin de sortir d’elle-même ni de rien s’adjoindre d’étranger : elle n’a, pour apercevoir distinctement tout ce qu’elle renferme ou plutôt tout ce qu’elle est, qu’à écarter un obstacle, à soulever un voile.

Heureux obstacle, d’ailleurs ! Voile infiniment précieux ! C’est le cerveau qui nous rend le service de maintenir notre attention fixée sur la vie ; et la vie, elle, regarde en avant ; elle ne se retourne en arrière que dans la mesure où le passé peut l’aider à éclairer et à préparer l’avenir. Vivre, pour l’esprit, c’est essentiellement se concentrer sur l’acte à accomplir.

C’est donc s’insérer dans les choses par l’intermédiaire d’un  méca­nisme qui extraira de la conscience tout ce qui est utilisable pour l’action, quitte à obscurcir la plus grande partie du reste.

Tel est le rôle du cerveau dans l’opération de la mémoire : il ne sert pas à conserver le passé, mais à le masquer d’abord, puis à en laisser transparaître ce qui est pratiquement utile.

Et tel est aussi le rôle du cerveau vis-à-vis de l’esprit en général. Dégageant de l’esprit ce qui est extériorisable en mouvement, insérant l’esprit dans ce cadre moteur, il l’amène à limiter le plus souvent sa vision, mais aussi à rendre son action efficace.

C’est dire que l’esprit déborde le cerveau de toutes parts, et que l’activité cérébrale ne répond qu’à une infime partie de l’activité mentale. »

Henri Bergson - L'énergie spirituelle


mardi 24 août 2021

Naufrage

 

Claude Joseph Vernet - 1763 


Naufrage

"Les bateaux ne coulent pas à cause de l'eau autour d'eux.

Ils coulent à cause de l'eau qui rentre à l'intérieur.

Ne laissez pas les événements qui surviennent autour de vous pénétrer votre esprit et vous faire couler."

Auteur inconnu

Quand tout s’agite autour de nous, quand nous nous sentons mis à mal par des circonstances menaçantes pour notre intégrité physique et psychique, il faut impérativement faire face et comprendre ce qui se passe si nous voulons rester maître de la situation et continuer de tenir la barre dans la tempête pour éviter le naufrage.

Il faut adopter et appliquer la devise « Fluctuat nec mergitur » pour continuer à flotter sans être submergé.

C’est d’autant plus difficile de faire face quand l’on perçoit que la majorité des gens autour de nous perdent pied et se laissent emporter par les vagues. Pourquoi cette perte de repères nous ébranle-t-elle autant, au point de nous égarer ?

La singularité de l’homme, qui en fait toute sa richesse,est en train de disparaître, à savoir ses capacités à réfléchir, à s'interroger sur son origine, sa place dans cet univers, sur l'esprit, le sens de la vie, la mort ou le sacré.

Quelque part au fond de nous, nous ressentons que nous approchons d'une fin de cycle, sans bien comprendre ce que cela signifie mais en prenant conscience que nous approchons progressivement d’un point de rupture dans notre civilisation, une rupture se situant à plusieurs niveaux, économique, social, financier, écologique, démographique, et démocratique.

Il ne faut pas céder à la tentation de l’abandon sous peine d’être aspiré par un vide spirituel dangereux. Un sentiment d’impuissance s’installe sans doute du à la perte du sacré et au dédain des traditions dans nos sociétés modernes essentiellement matérialistes.

Résister pour exister, c’est le secret de la réussite dans la vie spirituelle.

Plier l’échine, accepter le joug et se soumettre ne sont que les symptômes d’une vie ordinaire sur laquelle l’esprit n’aura jamais soufflé.

Il y a des langues où il n'y a pas de mot pour désigner l'avenir, peut-être parce qu’ils vivent dans un éternel présent, sans se poser de questions sur leurs lendemains. Peut-être n’en sont-ils que plus forts pour faire face à leurs épreuves, pour rester calmes et efficaces dans la gestion des difficultés rencontrées, souvent dans des milieux hostiles.

Quant à nous, nos préoccupations concernant notre devenir oblitèrent sans aucun doute la qualité de vie de notre présent. Faut-il pour autant se contenter de vivre au jour le jour ? N’est-ce pas réducteur, voire simpliste ?

 « De tout, il restera trois choses :
La certitude que tout était en train de commencer, la certitude qu’il fallait continuer, la certitude que cela serait interrompu avant que d’être terminé.
Faire de l’interruption un nouveau chemin, faire de la chute un pas de danse, faire de la peur un escalier, du rêve un pont, de la recherche... une rencontre. »

Fernando Pessoa - Livre de l’intranquillité

" Le grand problème de notre temps tient à ce que nous ne comprenons pas ce qui se passe dans le monde.

 Nous sommes confrontés à l'obscurité de notre âme et à l'inconscient. Des impulsions pressantes en proviennent, obscures, impossibles à reconnaître. Il évide et met en pièces les formes de notre culture et ses réalisations historiques majeures. Nous les avons perdues, ou bien elles se trouvent dans le futur. Nos valeurs chancellent, il n'y a plus rien de certain, même la sanctissima causalitas est descendue du trône des axiomes et s'est transformée en simple champ de probabilités.

Quel est donc l'hôte terrifiant et funeste qui frappe à notre porte ?

La peur le précède, montrant que les ultimes valeurs se mobilisent à son encontre, ces valeurs auxquelles nous avons cru jusqu'ici et qui maintenant donc s'écroulent, cependant que notre seule certitude est de savoir que le monde nouveau sera différent de ce à quoi nous sommes habitués. " 

C.G.Jung, le 2 septembre 1960