vendredi 22 septembre 2017

Rêves en peinture

Rêves en peinture




Salvador DALI – L’interprétation des rêves


« Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l’image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparitions bizarres : - le monde des Esprits s’ouvre pour nous. »

Gérard de Nerval – Aurélia



Vladimir KUCH – Chandelle


« La flamme, parmi les objets du monde qui appellent la rêverie, est un des plus grands opérateurs d’images. La flamme nous force à imaginer. Devant une flamme, dès qu’on rêve, ce que l’on perçoit n’est rien au regard de ce qu’on imagine. La flamme porte sa valeur de métaphores et d’images dans les domaines de méditation les plus divers. »

Gaston BACHELARD – La flamme d’une chandelle


Roger SUREAU – Rêver ensemble

« En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être. »

Carl Gustav Jung


Georgio DE CHIRICO – Rêverie hermétique


 « La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse ; car c'est par le rêve que l'homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné. »

Charles BAUDELAIRE - Les Paradis artificiels 


mercredi 30 août 2017

Chimères en poésie

Chimères en poésie


Dessin de Léonard de Vinci

 

« Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, O toute poésie, ô toute extase, ô Mère ! A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand. »


Emile Nelligan 

Artisteécrivainpoète québécois (1879 - 1941)

 


Chacun sa chimère


    Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

    Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.

    Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.

    Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.

    Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

    Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.

    Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.

    Charles Baudelaire


La chimère


Une jeune chimère, aux lèvres de ma coupe,
Dans l'orgie, a donné le baiser le plus doux
Elle avait les yeux verts, et jusque sur sa croupe
Ondoyait en torrent l'or de ses cheveux roux.

Des ailes d'épervier tremblaient à son épaule
La voyant s'envoler je sautai sur ses reins ;
Et faisant jusqu'à moi ployer sou cou de saule,
J'enfonçai comme un peigne une main dans ses crins.

Elle se démenait, hurlante et furieuse,
Mais en vain. Je broyais ses flancs dans mes genoux ;
Alors elle me dit d'une voix gracieuse,
Plus claire que l'argent : Maître, où donc allons-nous ?

Par-delà le soleil et par-delà l'espace,
Où Dieu n'arriverait qu'après l'éternité ;
Mais avant d'être au but ton aile sera lasse :
Car je veux voir mon rêve en sa réalité.



La chimère

La chimère a passé dans la ville où tout dort,
Et l'homme en tressaillant a bondi de sa couche
Pour suivre le beau monstre à la démarche louche
Qui porte un ciel menteur dans ses larges yeux d'or.

Vieille mère, enfants, femme, il marche sur leurs corps...
Il va toujours, l'œil fixe, insensible et farouche...
Le soir tombe... il arrive ; et dès le seuil qu'il touche,
Ses pieds ont trébuché sur des têtes de morts.

Alors soudain la bête a bondi sur sa proie
Et debout, et terrible, et rugissant de joie,
De ses grilles de fer elle fouille, elle mord.

Mais l'homme dont le sang coule à flots sur la terre,
Fixant toujours les yeux divins de la chimère
Meurt, la poitrine ouverte et souriant encor.

Albert Samain
Symphonie héroïque


Sur le pays des chimères

Sur le pays des chimères
Notre vol s’est arrêté :
Conduis-nous en sûreté
Pour traverser ces bruyères,
Ces rocs, ce champ dévasté.

Vois ces arbres qui se pressent
Se froisser rapidement ;
Vois ces roches qui s’abaissent
Trembler dans leur fondement.
Partout le vent souffle et crie !

Dans ces rocs, avec furie,
Se mêlent fleuve et ruisseau ;
J’entends là le bruit de l’eau,
Si cher à la rêverie !
Les soupirs, les vœux flottants,
Ce qu’on plaint, ce qu’on adore…
Et l’écho résonne encore
Comme la voix des vieux temps,

Ou hou ! chou hou ! retentissent ;
Hérons et hiboux gémissent,
Mêlant leur triste chanson ;
On voit de chaque buisson
Surgir d’étranges racines ;
Maigres bras, longues échines ;
Ventres roulants et rampants ;
Parmi les rocs, les ruines,
Fourmillent vers et serpents.

À des nœuds qui s’entrelacent
Chaque pas vient s’accrocher !
Là des souris vont et passent
Dans la mousse du rocher.
Là des mouches fugitives
Nous précèdent par milliers,
Et d’étincelles plus vives
Illuminent les sentiers.

Mais faut-il à cette place
Avancer ou demeurer ?
Autour de nous tout menace,
Tout s’émeut, luit et grimace,
Pour frapper, pour égarer ;
Arbres et rocs sont perfides ;
Ces feux, tremblants et rapides,
Brillent sans nous éclairer !…

Gérard de Nerval
Odelettes

J'en ai ma part : veau d'or, sphinx, chimères, griffons,
Les princes des démons et les princes des prêtres,
Synodes, sanhédrins, vils muphtis, scribes traîtres,
Ceux qui des empereurs bénissaient les soldats,
Ceux que payait Tibère et qui payaient Judas,
Ceux qui tendraient encore à Socrate le verre,
Ceux qui redonneraient à Jésus le calvaire,
Tous ces sadducéens, tous ces pharisiens,
Ces anges, que Satan reconnaît pour les siens,
Tout cela, c'est partout. C'est la puissance obscure.

Victor Hugo
Religions et religion  






dimanche 30 juillet 2017

Arnold Böcklin




L’Île des Morts (Die Toteninsel) est une série de cinq tableaux peinte entre 1880 et 1886 par Arnold Böcklin.
Elle représente une île au coucher du soleil, vers laquelle se dirige une embarcation conduite par Charon, le guide des morts. À ses côtés dans le bateau, un défunt debout, dans son linceul regarde vers la crique dans laquelle va entrer la barque. Sur l’île, une cour dans l’ombre, des rochers escarpés et de hauts cyprès donnent à l’ambiance un parfum de solitude et d’oppression.


L'île de vie



Arnold Böcklin, né le 16 octobre 1827 à Bâle, et mort le 16 janvier 1901, à San Domenico di Fiesole, en Italie, est un peintredessinateurgraphiste et sculpteur suisse.
Avec Ferdinand HodlerMax Klinger et Lovis Corinth, c'est l'un des principaux représentants du symbolisme allemand, courant artistique rompant avec la peinture académique et le naturalisme de la seconde moitié du xixe siècle. Des surréalistes, comme Giorgio De ChiricoSalvador Dalí et Max Ernst, ont vu en lui un de leurs prédécesseurs et l'ont salué comme un « artiste génial et ironique ».

La Méduse
Relief en papier mâché peint
Musée d’Orsay, Paris
1897

lundi 3 juillet 2017

Synchronisation des heures doubles et manque de sommeil



Synchronisation des heures doubles et manque de sommeil


L’apparition des heures dédoublées à répétition est un signe d’une transformation de ton état de réceptivité intuitive qui s’améliore et doit te permettre davantage de communications et une meilleure qualité de transmission, venant des plans désincarnés.

La difficulté à bien dormir en est un autre signe. Un changement est à l’œuvre en toi, qui consiste en une ouverture plus grande des centres d’énergie subtils. Le fait que tu captes davantage d’informations, au niveau intuitif, perturbe l’équilibre de l’ego en troublant le fonctionnement du mental, qui se sent mis à l’écart et alerte la conscience vigile.

Rien de bien inquiétant, même si tu es surpris par la survenance de ces manifestations furtives et intrusives. Tes capteurs énergétiques fonctionnent de mieux en mieux et d’autres signes se manifesteront à très court terme, notamment sur les plans visuel et auditif.

En fait, tu réagis à l’élévation du taux de fréquence vibratoire de la terre, provoquée par les rayonnements cosmiques de plus en plus forts, en ajustant le niveau de ta fréquence vibratoire personnelle. Il n’y a que deux cas de figure dans cette situation qui sort de l’ordinaire : s’adapter ou disparaitre.
Soit tu suis le sens du courant en gardant la tête hors de l’eau, soit tu prends l’eau et tu te noies. Tout dépend de l’état d’évolution spirituelle de chacun, qui permettra à certains de passer le cap et de progresser plus rapidement et qui recalera tous ceux qui n’ont pas atteint le niveau suffisant. Tout se passe comme à l’école ; il y en a qui passe en classe supérieure et d’autres qui redoublent. Ce n’est pas une loterie mais bien le fruit du travail d’éveil spirituel effectué lors de votre vie incarnée.

Les signes précurseurs que tu as remarqués vont avoir une progression très rapide car l’heure de la grande mutation est là. Il ne faut pas te laisser envahir par la peur ou l’angoisse ; tu seras toujours au bon endroit au bon moment, nous y veillerons.
Tu auras du travail pour aider au maximum de tes possibilités ceux que tu pourras aider, que ce soit pour résister sur terre ou pour les accompagner dans leur difficile passage.

Ces visions régulières d’heures en miroir correspondent en fait à une reprogrammation de l’ADN, c’est-à-dire à une véritable mutation génétique de l’être humain.
L’humanité est en pleine métamorphose et s’apprête à accéder à un niveau supérieur de son évolution grâce à l’apogée de la nouvelle énergie cosmique qui inonde la terre depuis fin 2012.

Rappelons les étapes-clé de l’évolution spirituelle :

-         16 août 1987 : Convergence harmonique. Mesure de l’énergie humaine.
-         11 janvier 1992 : Ouverture magnétique  pour l’humanité et nouveau codage ADN.
-         23 avril 1994 : Transfert de pouvoir à la Terre ; départ des entités et passation de flambeau.
-         11 août 1999 : Alignement planétaire et synchronisation énergétique.
-         1er janvier 2000 : La voie de l’ascension humaine.
-         31 décembre 2002 : Fin du réajustement magnétique de la Terre.
-         26 décembre 2012 : Apogée de la Nouvelle Energie.

Il appartient à chacun de se déterminer en fonction des choix de vie qu’il fait et des priorités qu’il définit. Mais il est incontournable de faire un travail spirituel, régulier et constant, pour être capable de s’élever au-dessus du quotidien et de sa routine soporifique, pour pouvoir trouver sa voie et se reconnaitre enfin. L’introspection, la lecture, la méditation, peuvent aider mais il faut toujours tenir le cap et avancer sur son chemin volontairement. La distraction, la fainéantise, l’absence de motivation ou l’abdication sont autant d’écueils infranchissables.

Il se passe quelque chose qui nous dépasse, qui échappe à notre compréhension mais qui parle à notre être profond et contribue à notre évolution spirituelle. Alors il nous faut être à l’écoute, ouvrir nos oreilles internes et solliciter notre troisième œil pour faciliter la communication.






mardi 27 juin 2017

Ainsi parlait Eileen Caddy


Eileen Caddy

Eileen Caddy, qui nous a quittés le 13 décembre 2006, a été cofondatrice de la Fondation Findhorn, en Écosse, en 1962, avec son mari Peter, et Dorothy Maclean. Elle a joué un très grand rôle d’inspiration spirituelle auprès des milliers de personnes qu’elle a rencontrées ou qui sont passées à la Fondation Findhorn. Eileen Caddy croyait que chacun détient sa propre source de sagesse intérieure, la « petite voix ». Elle a consacré sa vie à encourager les gens à découvrir ce contact intérieur.

Tu es dans le monde mais tu n'es pas de ce monde.

Il est inutile de laisser les façons d'être du monde t'enfoncer.

Jouis-en, mais n'essaye pas de les posséder et ne leur permets pas de te posséder.

Dans le Nouvel Age, il n'est pas nécessaire d'être vêtu de hardes et couvert de cendres, ou d'aller partout en déclarant que tu es un misérable pécheur et n'es pas digne d'être appelé l’enfant bien-aimé du Très Haut.

Cet enseignement appartient aux temps anciens, et il est faux et sans réalité.

Accepte le fait que nous faisons Un avec Ce Très Haut et qu'Il est en toi.

Sens-toi tiré hors des ténèbres de cet enseignement erroné vers la lumière glorieuse.
Laisse l'ancien derrière et laisse-le mourir d'une mort naturelle.

Entre dans le Nouveau, renais en Esprit, et en Vérité, et découvre la signification de la vraie liberté. Le Très Haut a besoin de toi libre et non pas ligoté par toi-même et par le souci de ta propre personne.

Sois comme un tout petit enfant, libre et joyeux, et vis dans l'éternel présent.


La petite voix - Eileen Caddy
Le Souffle d'or

 (1994)

mardi 6 juin 2017

Origine et implications des bouleversements terrestres





« Il serait dangereux d’avoir raison quand votre gouvernement a tort. »
Voltaire

« La sottise d'un grand nombre et même de la majorité des hommes, à notre époque surtout, et de plus en plus à mesure que se généralise et s'accentue la déchéance intellectuelle caractéristique de l'ultime période cyclique, est peut-être la chose la plus difficile à supporter qu'il y ait en ce monde. »
René Guénon

Comprendre l’origine et les implications des bouleversements terrestres

Il n’est pas aisé de comprendre les phénomènes climatiques en cours : l’hémisphère nord se réchauffe, alors que l’hémisphère sud se refroidit…

De façon cyclique, environ tous les mille ans, la Terre entre dans une période d’une centaine d’années, où son climat est considérablement perturbé. Au plus fort de ce centenaire, l’hémisphère nord, en particulier une bande débordant largement de la zone tropicale, fait face à une sécheresse considérable, rendant toute terre stérile. Les étendues du grand nord, immenses réserves d’eau douce, se libèrent des glaces et jouissent d’un climat tempéré, propice à la vie.

Les changements climatiques sont la résultante de l’augmentation de l’angle d’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, exposant dramatiquement son hémisphère nord aux rayonnements solaires, tout en en éloignant son hémisphère sud.

Les populations du sud, afin de fuir la sécheresse, la faim, la maladie et les conflits, migrent inexorablement vers le nord, pour survivre. Les puissances du nord, afin de limiter, voire d’endiguer ces mouvements humains, déclenchent des guerres, des révolutions, toutes sortes de drames humains afin de désorganiser ces zones, devenues non-propices à supporter la vie.

Les rayonnements solaires nocifs, balayant la terre pendant cette période, conduisent à la stérilité progressive des humains, à des mutations négatives, à la mort d’espèces de tous les règnes. A un certain stade, la mortalité humaine devient considérable.


Notre passé et notre futur...

Toute forme de vie doit se préserver du soleil et vivre dans des lieux ombragés, où l’eau douce est encore disponible : canyons, cirques montagneux. Les humains habitent les grottes, sous terre ou dans des constructions massives.

Les niveaux des océans descendent vertigineusement, de plusieurs centaines de mètre à un kilomètre et plus dans certaines zones, suite à une déformation de la Terre non uniforme, provoquée par des influences externes. L’eau rentre progressivement dans la terre, les nappes phréatiques disparaissent.

Nous avons déjà entamé ce cycle de cent ans, nous constatons tous les jours les effets de ces grands changements, qui vont crescendo. Les élites qui se sont approprié ce monde, masquent de toutes les manières possibles les évènements majeurs en cours par des artifices : effondrement économique, révolutions, guerres, théorie du réchauffement entropique (COP21), théories du complot, mainmise sur les médias, les gouvernements, les politiques et tous les dirigeants…

La monnaie est l’arme ultime utilisée par ces élites, elles maitrisent les flux financiers et les redirigent au grès des résultats recherchés. Ces élites ne sont connues de personne, leur meilleure protection étant l’anonymat.

Ces élites sont constituées de lignées familiales, qui sont probablement entrées dans l’anonymat à partir de l’Empire romain. Elles ont une parfaite connaissance des cycles terrestres et sont préparées aux bouleversements actuels et futurs. Leur seul objectif est de survivre éternellement, pour cela elles doivent asservir perpétuellement l’humanité, dont elles dépendent : effacer l’Histoire, la réécrire constamment, canaliser l’attention des foules à travers des religions et des doctrines. Les humains sont perpétuellement dans la nécessiter de survivre, au moyen du travail rémunéré, ce qui les rend dépendants d’un système économique, quel qu’il soit.

Ces lignées familiales sont les vrais ennemis de l’humanité, les politiques et dirigeants de tous poils n’étant que des pions…

Prenez du recul et analysez objectivement l’actualité…

Pierre de Châtillon


samedi 20 mai 2017

Ainsi parlait Marc Aurèle


« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

« Ils se cherchent des retraites, chaumières rustiques, rivages des mers, montagnes : toi aussi, tu te livres d'habitude à un vif désir de pareils biens. Or, c'est là le fait d'un homme ignorant et inhabile, puisqu'il t'est permis, à l'heure que tu veux, de te retirer dans toi-même. Nulle part l'homme n'a de retraite plus tranquille, moins troublée par les affaires, que celle qu'il trouve dans son âme, particulièrement si l'on a en soi-même de ces choses dont la contemplation suffit pour nous faire jouir à l'instant du calme parfait, lequel n'est pas autre, à mon sens, qu'une parfaite ordonnance de notre âme. Donne-toi donc sans cesse cette retraite, et, là, redeviens toi-même. Trouve-toi de ces maximes courtes, fondamentales, qui, au premier abord, suffiront à rendre la sérénité à ton âme et à te renvoyer en état de supporter avec résignation tout ce monde où tu feras retour. »

Pensées
Marc Aurèle

« Lorsque la contrainte des circonstances t'a comme bouleversé, rentre au plus tôt en toi-même, et ne t'écarte pas plus longtemps qu'il ne faut de la mesure, car tu seras d'autant plus maître de son accordement que tu y reviendras plus fréquemment. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 6, XI

« Resserre-toi sur toi-même. Le principe raisonnable qui te dirige a pour nature de se suffire à lui-même en pratiquant la justice et, en agissant ainsi, de conserver le calme. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, XXVIII

« N'aimer uniquement que ce qui t'arrive et ce qui constitue la trame de ta vie. Est-il rien, en effet, qui te convienne mieux ? »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, LVII

« Creuse au dedans de toi. Au dedans de toi est la source du bien, et une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, LIX

« La perfection morale consiste en ceci : à passer chaque jour comme si c'était le dernier, à éviter l'agitation, la torpeur, la dissimulation. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, LXIX

« Souviens-toi que le fil qui te meut comme une marionnette est cette force cachée au-dedans de toi, cette force qui fait qu'on s'exprime, qu'on vit et qui, s'il faut le dire, fait qu'on est homme. Ne te la représente jamais comme confondue avec le réceptacle qui l'enveloppe, ni avec ces organes qui sont collés autour. Ils sont comme des outils, avec cette seule différence qu'ils naissent naturellement avec nous, vu que ces parties de notre être ne lui servent pas plus, sans la cause qui les met en mouvement et les ramène au repos, que la navette à la tisseuse, le roseau à l'écrivain, et le fouet au cocher. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 10, XXXVIII

« Du raisin vert, du raisin mûr et du raisin sec, tout cela est changement, non pour ne plus être mais pour devenir ce qui n'est pas encore. »

Pensées
Marc Aurèle