lundi 3 novembre 2008

Le taux vibratoire énergétique


Le taux vibratoire
énergétique







« Soyez conscients, élevez votre taux vibratoire, montez sur la montagne.»
Omraam Mikhaël Aïvanhov


Tout être humain possède un taux vibratoire définissant la fréquence d’énergie correspondante à son degré d’évolution spirituelle ; c’est la nature et le degré de son énergie qui caractérisent son taux vibratoire.
Ce qui implique que nous nous pouvons le modifier et le faire augmenter; c’est le but de l’évolution spirituelle. Toute l’humanité a vocation à élever sa vibration et à l’ajuster à celle de sa planète, laquelle évolue également en fonction des vibrations émises par les autres planètes de sa galaxie, et ainsi de suite à tous les niveaux de la création cosmique.

L'élévation du taux vibratoire d'un individu augmente son intuition, qui représente la capacité d'une personne à être inspirée par des êtres supérieurs désincarnés et les guides spirituels.
Les vibrations que nous émettons créent un champ autour de nous qui entre en contact avec les lieux, les êtres et les objets qui nous entourent ; cet échange de rayonnement a pour effet de créer des affinités ou des inimitiés, de nous rapprocher ou de nous éloigner les uns des autres. C’est l’application occulte du dicton populaire : « Qui s’assemble, se ressemble ». La sympathie, l’antipathie, l’amour ou la haine en découlent.
Sur le plan sanitaire, le fait d’augmenter le taux vibratoire des cellules de l’organisme a pour effet de faire barrage à la maladie qui déclenche un abaissement du même taux. Le magnétisme curatif correspond à un transfert d’énergie du magnétiseur vers le patient ayant pour effet de relever son taux vibratoire.

L'énergie est en constant mouvement; toutes les énergies vibrent à différentes fréquences. Le processus d'évolution s'accomplit par une augmentation du taux vibratoire, en réponse à l'action d'attirance des énergies supérieures. C’est la prise de conscience de ce besoin d’ajustement qui permet d’atteindre l’harmonie vibratoire nécessaire à un bon équilibre existentiel et à une progression spirituelle régulière.

Un nettoyage s’impose pour se libérer de nos peurs, de nos pulsions, de nos colères, qui nous polluent et contribuent à abaisser notre rythme vibratoire, de nos mauvaises habitudes de vie inculquées par une société de consommation, futile et matérielle, qui nous rabaissent en nous enfermant dans un comportement mécanique stéréotypé. Nous devons nous alléger, nous épurer, afin justement d’augmenter notre taux vibratoire en vivant consciemment en esprit.

Cette constatation est extrêmement importante et il est de plus en plus fréquent à présent de rencontrer des personnes dont les taux vibratoires personnels sont en cours d'harmonisation avec les nouvelles fréquences de la planète.

Si la grande majorité des gens en sont encore aux 6 à 7000 traditionnellement admis, certaines personnes dont le style de vie (physique et spirituel) est en adéquation avec les grandes valeurs humaines et universelles, ont largement dépassé les 100.000 unités de Bovis en taux de vibration du corps physique.

De nombreux radiesthésistes et géobiologues se sont aperçus que la fréquence vibratoire humaine a doublé en trois ans. Elle est passée de 6 500 à 12 500 unités sur l'échelle de Bovis. La raison en est à la fois simple et fantastique : le taux vibratoire du globe terrestre est en train de s’élever à grande vitesse. Beaucoup d'humains, par manque de structuration spirituelle, ne passeront pas en toute intégralité les quatre années qui viennent car cette fréquence va encore tripler durant cette période.

Le biomètre de Bovis :

Pour mesurer les taux vibratoires, on utilise le biomètre de Bovis: c'est une sorte de réglette que l'on utilise avec un pendule et qui fut conçue par le physicien Bovis. Elle détermine la valeur en Unité Bovis d'un lieu (UB). Le biomètre nous donne trois dimensions :
de 0 à 10 000 UB : niveau physique
de 10 000 à 13 500 UB : niveau du corps éthérique, des nadis et des chakras
de 13 500 à 18 000 UB : domaine du spirituel, hauts lieux cosmo-telluriques, perceptible seulement dans les plus grands sanctuaires.
Un lieu moyennement équilibré, donc neutre, présente 6 500 UB. En-dessous, le lieu est affaibli et peut devenir nocif. Au dessus de 8 000, le lieu est trop fort pour l'homme : il ne peut y rester trop longtemps sans se déséquilibrer énergétiquement. On peut aussi mesurer la vitalité de l'homme avec le biomètre : à 3 000 UB, l'homme est malade, à 2 000 UB, il est très malade, et à partir de 1 000 UB, il a un pied dans la tombe. Entre 7 000 et 8 000, il est en pleine forme !
Le biomètre de Bovis est l’instrument de mesure indispensable pour pouvoir calculer le taux de vibration énergétique. Il est divisé en deux zones : de 0 à 6500 unités et de 6500 à 10 000 unités Bovis.

La référence de base est de 6500 unités, mesure moyenne de l’être humain en bonne santé. Toute mesure inférieure indique une perte d’énergie, toute mesure supérieure indique un gain, une réserve d’énergie.

On recense trois paliers vibratoires :

Le premier concerne le plan physique qui va de 0 à 10 000 unités permet de connaitre l’intensité d’un lieu, la vibration ayant un effet sur le physique de l’être humain.

Pour le second, on dépasse la conception de Bovis et on pénètre dans le domaine du monde et des corps éthériques ; le biomètre va s’étalonner de 11 000 à 13 500 unités.

Quant au troisième, il pénètre subtilement dans le domaine spirituel et dans un univers ésotérique que l’on va mesurer dans les sanctuaires. En Égypte, par exemple, des mesures sur la pyramide de Louxor ont donné des mesures allant de 28 à 30 000 unités.

Le taux vibratoire correspond à une intensité énergétique, ce qui correspond à un échange d’électricité magnétique entre les divers éléments existants. Nous sommes composés d’énergie densifiée et nous vivons dans un «bain» d’énergie éthérée il y a interaction permanente entre ces différentes qualités de vibrations. Dans l’univers et sur cette planète, rien n’est neutre et immobile ; tout agit sur tout, tout vibre et ondule en permanence, tout est solidaire ; l’individualisme énergétique n’existe pas; c’est la raison pour laquelle toute action de notre part, quelle que soit sa forme, agit sur ce qui nous entoure et le modifie.

L'echelle de Bovis:


Cadran extrait du site « Forêt de l’Arc en ciel » http://www.larcenciel-forum.com/

Parmi les nombreuses façons qu'a un radiesthésiste de mesurer les énergies, l'échelle de Bovis fait partie des plus communément utilisée. Elle est habituellement graduée de 0 à 18 000 unités, la précision entre chacune d'elle dépend des informations que l'on veut obtenir. Par principe, on prendra la valeur 6500 comme neutre pour la santé d'un individu moyen. Si votre taux vibratoire est de 8500, les objets ou lieux ce trouvant à des taux vibratoires de 6500 ou moins (et donc en dessous de vos 8500) ne vous conviendront pas. Comme n'importe quelle échelle, elle donne une représentation chiffrée du taux vibratoire. On peut donc connaître le taux vibratoire d'une pomme, d'une bague, d'un organe, d'une personne, d'une pièce d'une maison......
· Un homme capable de magnétiser les gens se situe, en général, entre 8500 et plus, vers les 9000 il n'est pas rare qu'il est de capacité de voyance.
· Les hauts lieux cosmo-telluriques sont souvent aux dessus de 10 000.
· Au centre du labyrinthe de la cathédrale de Chartres, on trouve une valeur de 18 000. L'autel est situé sur un lieu vibrant à 11 000. Devant la vierge du pilier, plus précisément les prie-Dieu, on trouve une valeur de 9000, hors dès que l'on s'approche un peu des pieds de la vierge, la valeur tombe à 1000.
· Les minéraux ont un T.V. harmonisé avec celui du sol sur lequel ils se trouvent.
· Les bovins "vibrent" aux alentours de 4000 Unités Bovis
· Les êtres humains sont en général entre 6000 et 9000 U.B.
· Les carnivores sauvages aux alentours de 12 à 16.000
· Les chevaux de 18 à 27.000
· Les oiseaux au dessus de 27.000
· Les plantes présentent un cas particulier, car les T.V. sont différents suivant les espèces, et pour les arbres, surtout les "espèces nobles" (les grands arbres), les T.V. évoluent au fur et à mesure de leur évolution.
· De grands et vieux arbres (chênes, cèdres, oliviers, vieux de plusieurs siècles) peuvent avoir des T.V. dépassant les 100.000 U.B.

Ainsi parlait Chateaubriand


François-René de Chateaubriand


Je voudrais n’être pas né ou être à jamais oublié.

François-René, vicomte de Chateaubriand, né à Saint-Malo le 4 septembre 1768 et mort à Paris le 4 juillet 1848, est un écrivain romantique et homme politique français.

L'homme n'a pas besoin de voyager pour s'agrandir ; il porte avec lui l'immensité.

La misère de l'homme ne consiste pas seulement dans la faiblesse de sa raison, l'inquiétude de son esprit, le trouble de son cœur ; elle se voit encore dans un certain fond ridicule des affaires humaines.

La vie, le bonheur, l'infortune, tiennent à un souffle. Vous mourez : deux heures après on ne pense plus à vous. Vous vivez, on n'y pense pas davantage. Qu'importent vos joies, vos peines, votre existence, non seulement à votre voisin qui ne vous a jamais vu, mais encore à cette tourbe qu'on appelle vos amis ? Pourquoi donc se faire une affaire de la vie ? elle ne mérite pas la moindre attention.

Aussitôt qu'une pensée vraie est entrée dans notre esprit, elle jette une lumière qui nous fait voir une foule d'autres objets que nous n'apercevions pas auparavant.

Les sentiments d'un certain ordre s'accroissent en proportion des malheurs de l'objet aimé : c'est la flamme qui se propage plus rapidement au souffle de la tempête.

La vertu est quelquefois oubliée dans son passage ici-bas, mais elle revit tôt ou tard ; on la retire des tombeaux comme on retire du sein de la terre une statue antique qui fait l'admiration des hommes.

Il serait étrange que l'homme prétendît à une constance inaltérable, lorsque toute la nature change autour de lui : l'arbre perd ses feuilles, l'oiseau ses plumes, le cerf ses rameaux. L'homme seul dirait : « Mon âme est inébranlable ; telle elle est aujourd'hui, telle elle sera demain » ; l'homme dont les sentiments sont plus inconstants que les nuages ! L’homme qui veut et ne veut plus ! L’homme qui se dégoûte même de ses plaisirs, comme l'enfant de ses jouets !
Il faut des secrets pour réparer la beauté du corps : il n'en faut point pour maintenir celle de l'âme.

Il est un âge où quelques mois ajoutés à la vie suffisent pour développer des facultés jusque alors ensevelies dans un cœur à demi fermé : on se couche enfant, on se réveille homme.
Si quelques heures font une grande différence dans le cœur de l'homme, faut-il s'en étonner ? il n'y a qu'une minute de la vie à la mort.

Il y a deux points de vue d'où la mort se montre bien différente. De l'un de ces points vous apercevez la mort au bout de la vie, comme un fantôme à l'extrémité d'une longue avenue : elle vous semble petite dans l'éloignement, mais à mesure que vous en approchez elle grandit ; le spectre démesuré finit par étendre sur vous ses mains froides et par vous étouffer.
De l'autre point de vue la mort paraît énorme au fond de la vie ; mais à mesure que vous marchez sur elle, elle diminue, et quand vous êtes au moment de la toucher, elle s'évanouit. L'insensé et le sage, le poltron et le brave, l'esprit impie et l'esprit religieux, l'homme de plaisir et l'homme de vertu, voient ainsi différemment la mort dans la perspective.

La voix de l'homme ne se ranime pas comme celle de l'écho : l'écho peut dormir dix siècles au fond d'un désert et répondre ensuite au voyageur qui l'interroge ; la tombe ne répond jamais.

"La mère du monde" de Nicholas Roerich


samedi 1 novembre 2008




Sur les chemins de Saint Jacques


Chaleur, moiteur, lourdeur, torpeur, langueur, qu’il est long le chemin et dur son labeur, pour ouvrir en soi la voie du cœur et de l’éveil spirituel.
La joie n’est pas dans les choses qui nous entourent mais au fond de nous.
Seul celui qui cherche trouvera.
Le chemin nous aidera.

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Vide, totalement vide. La deuxième étape des chemins de Saint Jacques, du 24 juillet au 4 août 2006, a produit un effet différent de celui de la première étape du 25 juillet au 3 août 2005 .
La première étape s’était achevée sur un sentiment de soulagement à la fin de la marche, avec une impression de randonnée complète et difficile, d’une expérience physique bien menée et terminée.
La fin de la deuxième étape laisse la place à un ressenti de manque, de vacuité. Tout se passe comme si j’avais besoin de continuer à marcher, dans ma tête et dans mon corps, hormis le soulagement dû à la tendinite du mollet gauche.
Pas d’expérience spirituelle, mais plus de sérénité, de calme dans la marche et une approche plus naturelle , comme intériorisée, permettant de mieux la vivre. La découverte d’une dimension nouvelle, palpable et stimulante…
Aujourd’hui, trois jours après l’arrêt, j’ai encore la tête sur le chemin; je suis ailleurs, avec au fond de moi, un mélange de tristesse et nostalgie et la conviction ,de plus en plus ancrée, que je dois faire - et que je ferai - l’intégralité du chemin. Pourquoi ? Seul l’avenir me le dira !

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Cette fois, j’ai marché dans ma tête; j’étais ailleurs, à tel point que j’ai eu du mal à m’arrêter de marcher. D’ailleurs, la nuit, souvent, je me surprends encore à marcher sur le chemin.
J’ai lu, sur un registre, dans une église, le témoignage d’une passante qui disait: " On commence le chemin randonneur, on le termine pèlerin" . Je ne sais pas encore, mais je constate que l’an dernier, la marche n’avait été qu’un effort musculaire, un test d’endurance, qui jamais n’a concerné l’esprit.
Cet été, l’expérience a été différente; beaucoup plus stimulante. Le lâcher prise a commencé son œuvre, rendant l’effort beaucoup plus facile et la fatigue moins pénible. Il n’y a pas eu de signe particulier, ou de manifestation sensible, mais un sentiment progressif et persistant de vacuité, calme et apaisant, comme une préparation à autre chose, une façon de commencer à faire table rase.
Je suis maintenant certain que, sur un mois de marche, continu et régulier, du Puy à Roncevaux, tout doit être différent et enrichissant sur le plan spirituel. Ne parlons pas de la marche complète, d’une durée de deux mois, jusqu’à Santiago…
J’ai acquis une certitude: on ne change pas les choses, mais on peut se changer par rapport à elles. Et plus rien n’est pareil. C’est comme cela qu’on peut installer une nouvelle réalité existentielle en soi.
Il faut que je le fasse; il faut que je sache.
« Ultreïa »

(22/08/06)

Le silence


Tu te questionnes, tu te cherches, tu cherches à comprendre.
Quand tu voudras la réponse à tes questions, arrête de chercher des réponses.
Laisse la réponse venir à toi.
Elle t'apparaîtra du plus profond de toi, quand tu auras fait le vide
Et que tu arrêteras de t'inventer des réponses. Ne cherche pas les conseils d'un sage. Ne cours pas au-devant des meilleurs devins.
Arrête-toi un instant, prends ton souffle et fais le vide.
Écoute Mon silence, Celui qui est en toi.
De là émergeront toutes les réponses que tu cherchais.
C’est en t’arrêtant de chercher que l’on se trouve.
Regarde en toi. Pas avec les yeux de l'aveugle, avec les yeux de ton cœur. Sans préjugé. Tu verras les messages que Je t'ai envoyés. Tous ces messages.
Je t'aime bien, mais Je ne te forcerai pas à t'aimer.
Je t'envoie des messages, mais Je ne te forcerai pas à les écouter, ni même à les entendre. C'est en écoutant attentivement ton silence intérieur que tu finiras par entendre cette douce mélodie qui se cache en toi depuis si longtemps.
Pourquoi chercher si loin, ce qui se cache en toi ?


Texte de Raymond Viger, journaliste et écrivain québécois.

http://www.chezserenite.com/diaporamas/Le%20silence.pps.

Ainsi parlait La Rochefoucauld


La Rochefoucauld


François VI, duc de la Rochefoucauld, né le 15 septembre 1613 à Paris et mort le 17 mars 1680, est un écrivain, moraliste et mémorialiste français, surtout connu pour ses Maximes.


Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face.

Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les produisent.

Plus on aime une maîtresse, plus on est prêt de la haïr.

On a bien de la peine à rompre quand on ne s'aime plus.

Quoique les hommes se flattent de leurs grandes actions, elles ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein, mais des effets du hasard.

Nous aimons toujours ceux qui nous admirent, et nous n'aimons pas toujours ceux que nous admirons.

L'esprit est toujours la dupe du cœur.

Il est du véritable amour comme de l'apparition des esprits : tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vu.

La jeunesse est une ivresse continuelle : c'est la fièvre de la santé ; c'est la folie de la raison.

Dans les premières passions, les femmes aiment l'amant, et dans les autres elles aiment l'amour.

Il est plus honteux de se défier de ses amis que d'en être trompé.

Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié.

En amour, celui qui est guéri le premier est toujours le mieux guéri.

Le plaisir de l'amour est d'aimer, et l'on est plus heureux par la passion que l'on a que par celle que l'on donne.

Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés.

Les vertus se perdent dans l'intérêt, comme les fleuves se perdent dans la mer.

La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir. Mais les maux présents triomphent d'elle.

Peu de gens connaissent la mort. On ne la souffre pas ordinairement par résolution, mais par stupidité et par coutume; et la plupart des hommes meurent parce qu'on ne peut s'empêcher de mourir.

Il semble que la nature, qui a si sagement disposé les organes de notre corps pour nous rendre heureux; nous ait aussi donné l'orgueil pour nous épargner la douleur de connaître nos imperfections.

L'homme croit souvent se conduire lorsqu'il est conduit; et pendant que par son esprit il tend à un but, son cœur l'entraîne insensiblement à un autre.

La sincérité est une ouverture de cœur. On la trouve en fort peu de gens; et celle que l'on voit d'ordinaire n'est qu'une fine dissimulation pour attirer la confiance des autres.

Il est difficile de définir l'amour. Ce qu'on en peut dire est que dans l'âme c'est une passion de régner, dans les esprits c'est une sympathie, et dans le corps ce n'est qu'une envie cachée et délicate de posséder ce que l'on aime après beaucoup de mystères.

Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amitié peut être vraie et parfaite.

Les vieillards aiment à donner de bons préceptes, pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvais exemples.

On s'est trompé lorsqu'on a cru que l'esprit et le jugement étaient deux choses différentes. Le jugement n'est que la grandeur de la lumière de l'esprit; cette lumière pénètre le fond des choses; elle y remarque tout ce qu'il faut remarquer et aperçoit celles qui semblent imperceptibles. Ainsi il faut demeurer d'accord que c'est l'étendue de la lumière de l'esprit qui produit tous les effets qu'on attribue au jugement.





"Trésor du monde" de Nicholas Roerich