samedi 19 novembre 2011

samedi 12 novembre 2011

L’œil de l’esprit



L’œil de l’esprit


« La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n'êtes pas cette entité, c'est-à-dire le penseur.
En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité.
 Dès l'instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé. »

Eckhart Tolle

« Quand l’ego est vide, le Soi se déploie dans toute sa grandeur, l’ego est un produit du mental. » 

 Daniel Maurin


Au-delà de la pensée, il n’y a pas de penseur ; et c’est bien là le vrai problème. On ne peut pas se libérer de la pensée … par la pensée, c’est aussi simple que cela.
La première étape consiste à prendre conscience de la pensée, ce qui permet de l’interrompre ; il suffit de faire un gros plan sur l’objet de votre pensée pour le faire disparaître.
Ce qui implique que nos pensées ne sont que des images, des mirages, qui disparaissent dés que notre attention les fixe.
Mais le combat n’est pas gagné pour autant, car les pensées sont organisées en cascade ; dés que vous en interceptez une, aussitôt une autre se manifeste, puis deux, puis trois et ainsi de suite.
C’est pour cette raison qu’il est vain de lutter contre les pensées qui nous parasitent en demeurant dans leur monde. Si vous voulez échapper au courant d’une rivière qui vous entraine, vous pouvez nager contre le courant, mais vous serez vite épuisé et emporté, ou bien alors tout faire pour quitter le lit de la rivière, et vous mettre hors d’atteinte de ses flots impétueux.

La pensée est une activité du corps mental inférieur, qui est matérialisée par le cerveau ; en fait, le cerveau, organe le plus important du corps humain, a une fonction similaire à un ordinateur. Et tout ordinateur obéit à celui qui le pilote ; ici, c’est l’ego, le moi, notre personnalité incarnée.

Le cerveau a une structure ternaire :
Le cerveau reptilien, ou cerveau de l'instinct responsable de la survie, de la reproduction et du fonctionnement organique, le cerveau limbique, ou cerveau de l'émotion et de la mémoire et le cortex, en charge de l’intelligence et de ses facultés d’organisation et de communication comme la pensée et le langage.

Et un moyen d’expression unique, la visualisation :

Il faut entendre par là le moyen de représentation mentale que la pensée va adopter pour se représenter.
Vous ne pouvez pas penser sans vous donner des images ; or la fabrication d’images relève d’une mise en scène, c’est-à-dire qu’elle est l’expression d’une fiction. Donc, quand vous pensez, vous n’êtes pas dans le réel, mais dans un fictif, qui se sert de l’intelligence et de l’imagination pour construire un scénario.

La pensée n’est que l’outil de travail de l’ego, votre personnalité dans cette incarnation. Si vous voulez lui échapper, vous devez changer de registre, élever votre rythme vibratoire, pour atteindre la sphère spirituelle, du corps mental supérieur, qui vous permet d’accéder à l’intuition et à la connaissance de tout ce qui nous dépasse dans notre vie courante. C’est par le vide mental et le silence, grâce à la concentration ou à la méditation, qu’on arrive à franchir ce niveau.

 Tout se passe comme si vous aviez alors accès à l’ultra-violet, que notre œil physique ne peut voir car il est situé, sur le plan vibratoire, immédiatement après le domaine de la lumière visible.


« Voir l’esprit originel, c’est le voir, que les pensées soient présentes ou non, que l’on soit immobile ou actif, que l’on parle ou que l’on se taise, que l’on soit empereur, moine ou sans feu ni lieu.
Tout homme est illuminé par l’esprit originel. Certains le voient et d’autres l’ignorent. C’est là seulement toute la différence entre eux.

Etre dans l’évidence de l’esprit originel, c’est là, la seule affaire de votre existence. Vous en écarter du trait le plus infime, et vous retombez aussitôt dans l’égarement et le tourbillon sans fin des causes et des effets. »

Les propos du vieux Tcheng
(extraits)

« Oublie que tu existes. Souviens-toi que tu es. »

  Eugène Ionesco

"Le Soi est l’œil spirituel sans limites." 

Ramana Maharshi

Morceaux choisis - Salim Michaël



Un éveil intérieur particulier

"L'être humain est appelé à un éveil intérieur particulier par lequel seul il pourra appréhender le sens de son existence et connaître, de son vivant, par une expérience directe, la Source mystérieuse d'où il a émergé et dans laquelle il sera inexorablement réabsorbé lorsqu'il quittera cette forme d'existence. Mais cet éveil exige de lui des efforts spécifiques qui lui permettront de comprendre l'étrange absence à lui-même ou sommeil diurne dans lequel il passe d'ordinaire sa vie entière sans le savoir. "

« Il doit se poser le genre de questions qui, d'ordinaire, ne peuvent surgir en lui sans sa participation — des interrogations si profondément troublantes qu'elles le poussent à être intensément éveillé et absorbé intérieurement :
—Quel sera mon état après la mort, si, toutefois, en parlant d'état, je ne me permets pas de me référer à quoi que ce soit de connu dans le monde phénoménal ?
— De quelle Source mystérieuse et insondable ma vie tire-t-elle son origine ?
—Quelle est cette force, incompréhensible pour mon esprit limité, qui est en train d'animer ma vie ?
—Qu'est réellement la vie, et que cherche-t-elle à accomplir, d'une façon si énigmatique, dans cet immense Univers ?
—Par quel mystère les différents organes de mon corps, qui ont chacun leur vie propre, fonctionnent-ils ?
—L'espace a-t-il un commencement et une fin, ou est-il vraiment sans limite aucune?
—Tous ces milliards de galaxies et d'étoiles qui habitent un Univers si inconcevablement gigantesque, et qui sont séparées les unes des autres par des distances vertigineuses, comment puis-je m'expliquer leur existence ainsi que celle des profondes ténèbres éternelles qui les entourent?
—Quelle est la nature véritable de ces étranges ténèbres qui, par rapport aux minuscules points lumineux que sont les étoiles, occupent une si grande partie du Cosmos ?
—Tout comme les innombrables cellules de mon corps, qui naissent et meurent à chaque instant sans savoir qu'elles existent en moi, les astres célestes sont-ils également des cellules vivantes dans le corps incommensurable de l'Être Cosmique ? Et, eux aussi, à une échelle qui me dépasse, naissent-ils et meurent-ils constamment sans savoir qu'ils existent en Lui ?
—Je suis si infiniment petit dans ce vaste Univers que je semble disparaître dans l'immensité de son espace et être totalement invisible ; est-ce que j'existe réellement, ou n'est-ce qu'un rêve ?
Toutes ces questions, et bien d'autres, doivent demeurer en suspens dans l'esprit de l'aspirant et il lui faut se refuser à tout commentaire à leur sujet. Elles doivent constamment l'accompagner afin de le rendre intensément éveillé et vigilant, de crainte que la pesanteur ne reprenne force en lui et ne l'attire à nouveau vers le bas, dans son état de passivité mentale habituelle.

Un homme sur le sentier doit, tel un grand scientifique, devenir un 'Chercheur' dans le vrai sens du terme s'il souhaite parvenir à un état d'être particulier qui lui permettra un jour de briser les murailles de la prison dans laquelle son moi profane l'a enfermé, et d'avancer vers les vastes étendues de lumière de son Être Céleste. »

Salim Michaël

"Vol de nuit" de Vladimir Kush

samedi 5 novembre 2011

L’harmonisation dimensionnelle de la glande pinéale


L’harmonisation dimensionnelle
de la glande pinéale

La glande pinéale appartient au système endocrinien et elle se trouve plus ou moins au centre de la tête.
 Elle est impliquée dans la production de la mélatonine, qui affecte notre rythme circadien, lequel en retour détermine notre cycle éveil-sommeil.
La glande pinéale est la seule glande endocrine possédant des cristaux dans sa structure. Les chercheurs ont établi que ces éléments cristallins sont faits de calcite.
Certains théoriciens, comme le biologiste cellulaire Bruce Lipton, ont supposé que ces cristaux opèrent comme de subtiles antennes énergétiques nous harmonisant peut-être avec des états de conscience supérieurs. Sa théorie n’est pas encore acceptée par le neurologie qui fait autorité.
Considérons maintenant cette glande d’un point de vue ésotérique.
 Le philosophe français René Descartes pensait que la glande pinéale était le siège de l’âme, une théorie qui n’a jamais été démontrée. Cependant, la spéculation au sujet de cette glande et de ses propriétés inhabituelles s’est poursuivie sous diverses formes jusqu’à ce jour.
Vers la fin du 19e siècle, la mystique Helena Blavatsky, fondatrice de la théosophie, affirmait que la glande pinéale était connectée au troisième œil ou «Œil de Shiva» tel que l’appellent parfois les yogis hindous. Elle en concluait que cette glande était le vestige d’un organe atrophié servant à la vision spirituelle. Cette conception de la glande pinéale et de sa relation avec le troisième œil est toujours populaire dans plusieurs cercles spirituels, bien qu’aucune étude n’ait été effectuée pour l’étayer dans le domaine de la recherche sur l’énergie subtile.
L’harmonisation dimensionnelle de la glande pinéale est un stimulus psycho-acoustique complexe que Tom Kenyon a créé en studio.
Il dure moins de six minutes, mais il ouvre de vastes mondes intérieurs quand l’attention de l’auditeur est fixée sur la région de la glande pinéale.
En écoutant cette méditation, imaginez que les sons sortent de la glande elle-même, même si, en fait, ils entrent dans vos oreilles. Cette différence imaginaire rend cette méditation plus efficace.
Cette méditation a été offerte à Tom Kenyon par les Hathors, un groupe d’êtres interdimensionnels qu’il contacte souvent en temps onirique et en ont dirigé l’enregistrement. Selon eux, son écoute régulière aide l’esprit/cerveau à s’ajuster aux changements énergétiques rapides qui se produisent sur la Terre. Ils considèrent aussi les cristaux se trouvant à l’intérieur de la glande pinéale comme de subtiles antennes énergétiques que l’on peut faire s’harmoniser avec ce qu’ils appellent les «Hautes Sphères de la Lumière» et que certaines personnes nomment «l’Éther Supérieur».
Selon les Hathors, la conscience humaine, tout comme celle de la Terre, traverse présentement une période d’évolution rapide et l’écoute régulière de cette harmonisation dimensionnelle aidera ceux d’entre nous qui l’utiliseront à se maintenir à l’avant de la courbe de Bell de l’évolution consciente.
Le conseil de Tom Kenyon est d’écouter cette méditation par le son et de voir si elle «résonne» en vous. Si c’est le cas, utilisez-la et vous verrez bien le résultat. Généralement, il ne recommande pas de l’écouter plus d’une fois par jour au début, afin de voir comment vous supportez les activations.
Selon les Hathors, les motifs sonores complexes que l’on entend dans cette méditation sont des analogues (images miroirs) des fluctuations qui ont lieu dans les sphères de la lumière. Selon eux toujours, l’écoute régulière de cette méditation activera votre glande pinéale de sorte que vous pourrez communiquer avec les Hautes Sphères de la Lumière, ce qui vous procurera davantage d’inspiration et de plus grandes révélations spirituelles.

Extrait d’une entrevue avec Tom Kenyon quant aux réactions que nous pouvons ressentir à l’écoute des sons.

«La perception est relative selon l’individu. Enfin, la peur, la colère et les autres émotions désagréables vécues occasionnellement au cours d’une session de thérapie sonore résultent du dégagement d’émotions et/ou de souvenirs occultés. Très franchement, ces émotions et/ou sensations physiques désagréables sont parfois une tentative de la personnalité ou de la structure égotiste de l’individu pour perpétuer le statu quo, pour empêcher le changement. Si certaines parties de nous désirent une évolution personnelle, il arrive parfois que d’autres parties appelées sous-personnalités en psychologie, préfèrent saboter nos tentatives d’autoréalisation. Généralement, si l’individu demeure dans le champ sonore et laisse simplement exister les émotions et sensations physiques désagréables, elles se résoudront d’elles-mêmes. S’ouvrira alors à l’intérieur de l’individu un espace de conscience permettant un nouveau type de mouvement mental/émotionnel et/ou spirituel. Nous les humains, nous sommes excessivement doués pour faire des sauts évolutionnaires lorsque deux éléments sont présents.
Le premier résulte d’un choix : nous devons permettre que des changements se produisent en nous. Le second élément requis, c’est que nous possédions les ressources nécessaires pour effectuer ces changements. Le son évolutionnaire est une ressource remarquable et puissante pour ce type de transformation personnelle. Il s’agit simplement d’être avec les sons et de les laisser accomplir leur magie. Pour parler clairement, je dirai que cette magie résulte directement de deux choses : la capacité du son catalytique de modifier la conscience, jointe à votre liberté de faire pour vous-même des choix évolutionnaires. En fin de compte, le pouvoir d’effectuer des changements ne provient pas du son lui-même. Le son ne fait qu’ouvrir la porte et c’est à vous de la franchir.»
[Extrait du livre 2011- Devenir, Ariane Éditions]

Instructions pour l’écoute de l’enregistrement
L’écoute de cet enregistrement de cinq minutes et quarante-sept secondes suscite l’accroissement de la conscience et active le potentiel énergétique de la structure cristalline de la glande pinéale.
D’un point de vue ésotérique, les cristaux pinéaux (enchâssés dans la glande pinéale) fonctionnent comme une antenne cosmique que l’on peut régler sur les hautes sphères vibratoires de la lumière. C’est précisément dans ce but qu’a été conçu ce catalyseur psycho-acoustique. Pour obtenir un meilleur résultat, il est préférable d’écouter cette méditation sonore avec des écouteurs. Tout type d’écouteurs fera l’affaire, mêmes les plus petits.
En écoutant cet enregistrement, concentrez-vous sur le centre de votre tête, où est située la glande pinéale. Imaginez que les sons proviennent de cette glande, même si, en réalité, ils entrent par vos oreilles. Ce simple subterfuge perceptuel vous procurera une expérience psychodysleptique plus intense.
Vous pouvez écouter l’enregistrement plusieurs fois en une seule session si vous le désirez. Sachez toutefois que l’écoute répétée peut provoquer une certaine réaction de purification psycho-spirituelle. Si c’est le cas, cessez l’écoute. Prenez un peu de recul et n’écoutez ensuite la séquence qu’une seule fois par jour jusqu’à ce que votre système énergétique se soit ajusté à l’activation accrue de la glande pinéale.
Une précision importante:
cela veut dire que si vous écoutez cet enregistrement sur un système de faible qualité sans écouteurs, les haut-parleurs pourront difficilement rendre toutes les fréquences. Autrement dit, votre système déformera les sons et/ou vous entendrez une vibration dans les haut-parleurs. Vous pouvez toutefois éviter entièrement ce problème en utilisant des écouteurs, ce qui est toujours la meilleure façon d’écouter cet enregistrement.

Vous pouvez télécharger gratuitement cette méditation en cliquant sur le lien ci-dessous :
Bonne écoute !
Source:

Morceaux choisis - Milan Kundera


«Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux.»

«L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures.»
« Si chaque seconde de notre vie doit se répéter un nombre infini de fois, nous sommes cloués à l'éternité comme Jésus-Christ à la croix. Cette idée est atroce. Dans le monde de l'éternel retour, chaque geste porte le poids d'une insoutenable responsabilité. C'est ce qui faisait dire à Nietzsche que l'idée de l'éternel retour est le plus lourd fardeau. »
« L'éternel retour est une idée mystérieuse, et Nietzsche, avec cette idée, a mis bien des philosophes dans l'embarras : penser qu'un jour tout va se répéter comme on l'a déjà vécu et que cette répétition va encore indéfiniment se répéter ! Que veut dire ce mythe insensé ?
   Le mythe de l'éternel retour nous dit, par la négation, que la vie qui va disparaître une fois pour toutes et ne reviendra pas est semblable à une ombre, qu'elle est sans poids, qu'elle est morte dès aujourd'hui, et qu'aussi atroce, aussi belle, aussi splendide fût-elle, cette beauté, cette horreur, cette splendeur n'ont aucun sens. Il ne faut pas en tenir compte, pas plus que d'une guerre entre deux royaumes africains du XIVe siècle, qui n'a rien changé à la face du monde, bien que trois cent mille Noirs y aient trouvé la mort dans d'indescriptibles supplices.
   Mais est-ce que ça va changer quelque chose à cette guerre entre deux royaumes africains du XIVe siècle de se répéter un nombre incalculable de fois dans l'éternel retour ?
   Oui, certainement : cela va devenir un bloc qui se dresse et perdure, et sa sottise sera sans rémission.
   Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l'historiographie française serait moins fière de Robespierre. Mais comme elle parle d'une chose qui ne reviendra pas, les années sanglantes ne sont plus que des mots, des théories, des discussions, elles sont plus légères qu'un duvet, elles ne font pas peur. Il y a une énorme différence entre un Robespierre qui n'est apparu qu'une seule fois dans l'histoire et un Robespierre qui reviendrait éternellement couper la tête aux Français.
   Disons donc que l'idée de l'éternel retour désigne une perspective où les choses ne nous semblent pas telles que nous les connaissons : elles nous apparaissent sans la circonstance atténuante de leur fugacité. Cette circonstance atténuante nous empêche en effet de prononcer un verdict quelconque. Peut-on condamner ce qui est éphémère ? Les nuages orangés du couchant éclairent toute chose du charme de la nostalgie ; même la guillotine.
   Il n'y a pas si longtemps, je me suis pris moi-même sur le fait : ça me semblait incroyable mais, en feuilletant un livre sur Hitler, j'étais ému devant certaines de ses photos ; elles me rappelaient le temps de mon enfance ; je l'ai vécu pendant la guerre ; plusieurs membres de ma famille ont trouvé la mort dans des camps de concentration nazis ; mais qu'était leur mort auprès de cette photographie d'Hitler qui me rappelait un temps révolu de ma vie, un temps qui ne reviendrait pas ?
   Cette réconciliation avec Hitler trahit la profonde perversion morale inhérente à un monde fondé essentiellement sur l'inexistence du retour, car dans ce monde-là tout est d'avance pardonné et tout y est donc cyniquement permis. »

Milan Kundera in « L'insoutenable légèreté de l'être »
 Editions Gallimard (1984)

"Pyramide" de Vladimir Kush