mercredi 17 avril 2019

Ainsi parlait Gérard de Nerval





« Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être
Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ;
Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher
Comme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde,
Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde
Rongera tristement ses vieux os de rocher !
Bien des hommes, de tous les pays de la terre
Viendront, pour contempler cette ruine austère,
Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
— Alors ils croiront voir la vieille basilique,
Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique,
Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort ! »
Gérard de Nerval, Odelettes

« Il n'y a pas de fumée sans feu, dit-on, mais je dirais surtout qu'il n'y a pas de feu sans incendiaire, non sans demander aussitôt à qui profite le crime. »

Tibor Déry, écrivain hongrois (1894-1977)

samedi 13 avril 2019

Premier contact


Premier contact

Au commencement est la vision

En mars 2001, lors d’un voyage d’agrément en Andorre, il m’a été donné de percevoir, par la vision éthérique, de façon tout à fait inattendue, la forme géométrique suivante.



Peu de temps après, je recevais cette communication télépathique  émanant de mes guides spirituels.
« Tu travailleras sur la superposition du rond sur le triangle et sur les couleurs des deux figures ; à partir de là, le canal s’ouvrira et les transmissions abonderont.

Pourquoi as-tu vu cette figure nettement ?
Pourquoi ne l’as-tu plus revue ?
Pousse la porte et tu rentreras. Mais si tu ne vois pas la porte, sache que personne ne pourra l’ouvrir pour toi. Concentre-toi sur le cercle et le triangle qui s’interpénètrent. Concentre-toi sérieusement, longuement et tu verras.
Tu dois savoir que le triangle rose représente le monde de la fraternité cosmique dont tu es issu. Le cercle bleu figure la terre où tu es actuellement incarné.
La formalisation de la réussite de ta mission se traduit par l’inscription du cercle bleu dans le triangle rose, alors qu’à ton arrivée sur terre le triangle rose était encapsulé dans le cercle bleu. Le processus de réalisation se traduit par le franchissement des étapes suivantes :
Prison-Incarnation ; Evasion-Concentration ; Libération-Visualisation ; Réintégration-Illumination.


Tu dois comprendre que la triangulation du cercle te permet de te libérer de l’emprise de la matière et t’affranchit du temps et de l’espace.
 L’être se retrouve tel qu’en lui-même, comme après une longue amnésie.
Le triangle est un vecteur d’énergie ; il symbolise l’action et la pénétration ; c’est un symbole de dynamisme. La forme triangulaire ne se trouve pas dans la nature, sauf dans les structures minérales microscopiques ; pourtant, à la recherche de la dimension sacrée, l’homme à cherché à retrouver sa forme en relief dans les pyramides (Egypte, Mayas, etc.)
Sur le plan ethérique, le troisième œil est le point culminant du triangle oculaire en l’homme ; il est ce qui le relie à l’au-delà.



 En plus d’images concrètes qui retransmettent des scènes d’autres vies désincarnées dans d’autres univers, peuvent être captées des visions symboliques sous forme de dessins ou figures géométriques. Il s’agit là de preuves tangibles d’un degré d’évolution spirituelle supérieur du sujet qui reçoit, au-delà d’une information, un authentique enseignement initiatique. La symbolique est toujours hautement initiatique car elle véhicule un ensemble d’idées condensées dans un signe universellement reconnu. Ces signes symboliques appartiennent à un code mystérieux qui ne se dévoile qu’au disciple qui l’a mérité. Il t’a déjà été donné d’avoir des visions pour te sensibiliser à cette recherche ; il t’appartient maintenant de la réaliser régulièrement en toi. »

"Médite sur ces symboles que je te donne. 
Ils sont des clés cachées aux hommes." 
(Tablette d’Emeraude de Thoth)

Puis vient le mouvement

Courant janvier 2016, vu le symbole du cercle triangulé qui basculait sur lui-même, sur fond de cosmos, avant de venir s’implanter sur une carte dont je n’ai pas reconnu les contours ; peut-être la voie lactée ou une autre avenue du cosmos, je ne sais.

Avez-vous voulu me faire un signe en me montrant où était ma patrie d’origine ? C’est la première fois que je vois le symbole en mouvement, suspendu dans l’espace, comme un luminaire céleste.

Pouvez-vous m’en dire davantage sur cette vision et sur la signification qu’elle revêt ?


« D’ordinaire, quand tu vois quelque chose dans ta vie quotidienne, tu identifies immédiatement ce que c’est, parce que ton esprit analyse son image en la rattachant à un exemplaire figurant dans la banque de données dont il dispose ; c’est pratique, utile et rassurant. Mais quand nous te présentons des visions subtiles, ton cerveau est dans l’incapacité d’en identifier le contenu, tout simplement parce qu’il n’en perçoit pas le sens ; nos images sont perçues par ton troisième œil et ne sont compréhensibles qu’à l’aide de l’intuition ou de la clairvoyance ; il est donc tout à fait normal que tu n’en comprennes pas le sens tant que tu n’as pas acquis les facultés de clairvoyance.

Toutefois, le fait que tu aies perçu le mouvement est la preuve que tu es en phase d’éveil sinon tu n’aurais perçu qu’une image figée, immobile, comme cela a été le cas jusqu’à présent. Cependant, le fait que tu n’aies pas reconnu la carte présentée, confirme que tes facultés sont encore embryonnaires aujourd’hui et que tu ne peux aller plus loin, pour l’instant du moins, dans la mesure où la télépathie n’est pas activée.

Cette vision, et celles qui vont suivre, constituent des tests d’orientation et ont pour objet de stimuler tes facultés endormies. L’important n’est pas de te permettre de savoir qui tu es originellement, ce que tu sais pertinemment au fond de toi, mais de t’apprendre à te situer et à te diriger dans les voyages spirituels que tu es appelé à faire. Considère ces visions comme des exercices pratiques nécessaires à l’acquisition des techniques propres à l’éveil spirituel. »


lundi 1 avril 2019

Ainsi parlait Hermann Hesse





« Nous ne devons pas nous efforcer de retenir le passé ou de le reproduire. Il faut être capable de se métamorphoser, de vivre la nouveauté en y mettant toutes nos forces. Le sentiment de tristesse qui naît de l'attachement à ce qui est perdu n'est pas bon et ne correspond pas au véritable sens de la vie. »

D’un âge à un autre

« Lorsque l’homme commence à décliner, après avoir atteint le faîte de son existence, il se débat ainsi contre la mort, les flétrissures de l’âge, contre le froid de l’univers qui s’insinue en lui, contre le froid qui pénètre son propre sang. Avec une ardeur renouvelée, il se laisse envahir par les petits jeux, par les sonorités de l’existence, par les mille beautés gracieuses qui ornent sa surface, par les douces ondées de couleur, les ombres fugitives des nuages.

 Il s’accroche, à la fois souriant et craintif, à ce qu’il y a de plus éphémère, tourne son regard vers la mort qui lui inspire angoisse, qui lui inspire réconfort, et apprend ainsi avec effroi l’art de savoir mourir. C’est là que réside la frontière entre la jeunesse et la vieillesse. Plus d’un l’a déjà franchie à quarante ans ou plus tôt encore, plus d’un ne la sent que plus tard, à la cinquantaine ou à la soixantaine.

 Mais c’est toujours la même chose : au lieu de nous consacrer à l’art de vivre, nous commençons à nous tourner vers cet autre art, au lieu de façonner et d’affiner notre personnalité, nous sommes de plus en plus occupés à la déconstruire, à la dissoudre et soudain, presque du jour au lendemain, nous avons le sentiment d’être devenus vieux. Les pensées, les centres d’intérêt et les sentiments de la jeunesse nous sont désormais étrangers.

 C’est dans ces instants où l’on passe d’un âge à un autre que le spectacle discret et délicat de l’été qui s’éteint et disparaît progressivement peut nous saisir et nous émouvoir, emplir notre cœur d’étonnement et d’horreur, nous faire trembler et sourire à la fois. »

Herman Hesse
Eloge de la vieillesse

samedi 9 mars 2019

Les visiteurs du temps



Tableau: Les visiteurs du temps

André Martins de Barros est né à Pau en 1942, artiste-poète, il vit maintenant à Paris.

De nombreux théoriciens à la recherche du devenir humain et animal, concevaient l'existence d'une âme collective, propre à chaque espèce. De même, l'artiste-poète André Martins de Barros crée des humanoïdes composés d'une multitude d'êtres de même nature, chacun d'eux prenant une place bien particulière dans le tout qui forme l'être supérieur.

Cependant, parfois Martins de Barros, tel un Arcimboldo moderne, joue avec ses personnages et les dispose à l'intérieur de son tableau, comme un enfant étale ses soldats de plomb.
Loin d'être un jeu innocent, les huiles que nous présente Martins de Barros sont comme les contes philosophiques de Balzac, porteur d'une pensée. Nous pouvons tous en pénétrer les secrets, en prenant le temps de lire chaque création jusque dans ses moindres détails, quitte à en trouver plusieurs interprétations.

Poème: Les visiteurs du temps

Ces êtres casqués et de nulle part
Qui mesurent d’un temps les radiations
Sont-ils d’une nouvelle génération
Sont-ils l’exemple d’un nouveau départ

Cherchent-ils le parfum de nos ancêtres
Dans ce site vieux d'un regard lunaire
Et rongé par mille années lumière
Peuvent-ils y trouver le bien-être

Leur arrivée  est-elle d’un mythe
Afin d’explorer d’immenses grottes
Là où la froideur des lieux vous transporte
Là où tout un mystère nous invite

Ils n’ont d’yeux que pour des flashs malheureux
Là où ils ne peuvent remonter dans le passé
Là où figés par les siècles espacés
Ils s’identifient à tous les leurres

Dans le sablier la vie continue
Les enfants sont dans toute leur beauté
Là où s’écoulent leurs heures escomptées
Là où l’on s’accorde à leur bienvenue

Mais vivre une vie est-ce un mystère
Tout en haut d’une reconnaissance
Qui donne lieu à des renaissances

Ou bien est-ce un chaud où bien un froid
Ou bien les deux dans leur fragilité
Afin que l'on meure d’immortalité

Dans la mouvance d’un sablier
D’où émergent des regards enchaînés
Où la vie si basse s’endort d’éternité

Où le tic tac des heures s'est arrêté
Où l’horloge du temps  ne peut régner
Happé par mille toiles d’araignées

Poème et tableau de André Martins de Barros



samedi 9 février 2019

L'obélisque brisé





L’obélisque brisé



Obélisque brisé autour duquel dansent des jeunes filles, 1798
Huile sur toile, 120 x 99 cm, Montréal, Musée des Beaux-Arts

Hubert Robert
(Paris, 1733 – 1808)
Dessinateur, peintre, graveur, professeur de dessin, créateur de jardins et conservateur au Muséum central des arts de la République, futur Musée du Louvre.
-----------
L'homme se tient sur une brèche, dans l'intervalle entre le passé révolu et l'avenir inconnaissable. Il ne peut s'y tenir que dans la mesure où il pense, brisant ainsi, par sa résistance aux forces du passé infini et du futur infini, le flux du temps indifférent.
Chaque génération nouvelle, chaque homme nouveau doit redécouvrir laborieusement l'activité de pensée. Longtemps, pour ce faire, on put recourir à la tradition. Or nous vivons, à l'âge moderne, l'usure de la tradition, la crise de la culture.
Il ne s'agit pas de renouer le fil rompu de la tradition, ni d'inventer quelque succédané ultra-moderne, mais de savoir s'exercer à penser pour se mouvoir dans la brèche. »
Hannah Arendt
La crise de la culture
Philosophe allemande et professeur de théorie politique, naturalisée américaine
(1906-1975)

« Notre temps est dur pour l'autorité. Les mœurs la battent en brèche, les lois tendent à l'affaiblir. Au foyer comme à l'atelier, dans l'État ou dans la rue, c'est l'impatience ou la critique qu'elle suscite plutôt que la confiance et la subordination. »
Charles de Gaulle
 Le Fil de l'Épée

 « Du triomphe à la chute il n'est qu'un pas.»
Napoléon
Les maximes et pensées (1769-1821)



dimanche 20 janvier 2019

La vieillesse





 Double étude de tête de vieillard
Jacob Jordaens, peintre et graveur flamand, (1593 – 1678) 


Henri Estienne
 Les Prémices, 1594


La vieillesse

La vieillesse est l'âge ultime de l'être humain, qui succède à l'âge mûr, appelé aussi « troisième âge » (on nomme parfois « quatrième âge » le moment où l'état de vieillesse entraîne une situation de dépendance).
Étymologiquement, vieux (du latin vetulus) signifie atteint par la vétusté. On dirait en langage contemporain : atteint d’obsolescence programmée. Et c’est bien le cas, on peut se demander pourquoi notre durée de vie a été bridée ainsi, quel que soit notre créateur.
Les gens, d’une façon générale, ne s’intéressent pas à ce qui ne les concerne pas et, dés qu’ils sont touchés personnellement, ils font connaissance avec l’anxiété et la souffrance. Peut-on passer sa vie à se divertir, à s’ignorer, à se fuir, à jouer un rôle futile et vain consacré au paraître social, à la réussite financière ou au culte de l’ego ?
Sans doute le peut-on, mais plus dure sera la chute si l’on ne s’est pas trouvé soi-même à la fin du parcours.
 "Je dois trouver une vérité qui en soit une pour moi-même ; une idée pour laquelle je puisse vivre ou mourir." Søren Kierkegaard (1813-1855) affirme que l'homme ne peut trouver le sens de sa vie qu'en découvrant sa propre et unique vocation.
Et c’est sans doute le temps de la vieillesse qui est le plus propice à cet éveil à soi-même, s’il n’as pas été provoqué auparavant.
On devient vieux progressivement, un peu comme la grenouille qui cuit en partant d’une eau froide pour arriver à sa mort avant son ébullition. Ce n’est qu’une image, mais si on remplace la chaleur par la vétusté, on arrive au même résultat.
La vieillesse nous renvoie lentement mais sûrement à notre caducité. Vieillir, c’est dépérir, c’est-à-dire s’acheminer vers sa destruction. Quand on en prend conscience, cela nous préoccupe ou nous inquiète ; on ne peut oublier qu’il va falloir, à un moment donné, chaque jour plus proche, sauter dans l’inconnu. Pourtant on a accepté la règle du jeu quand on est venu s’incarner, même si on ne s’en souvient plus. Jeunesse insouciante et vieillesse amnésique sont les deux faces de l’être ; pourquoi s’esbaudit-on sur l’une pour pleurer la seconde ?
La vieillesse s’écoule entre habitudes, solitude et lassitude, faute de conserver au fond de soi l’espoir d’un ailleurs consolateur et réconfortant. Pouvoir répondre à la question : « Pourquoi suis-je venu ? » c’est comprendre en quoi cette réponse donne tout son sens à notre vie, nous libère du doute et de l’angoisse de l’après.
Aussi, accepter au lieu de rechigner, s’approprier au lieu de rejeter, s’impliquer au lieu d’ignorer, c’est ouvrir la porte à la sagesse. Fort de nos expériences vécues, de nos joies et nos peines, nos réussites et nos échecs, nous avons forgé notre être tout au long de notre vie. Aujourd’hui nous pouvons en recueillir les fruits à condition d’en prendre conscience, calmement et lucidement, en nous regardant au fond de nous-même. La vie est un processus continu de découverte de soi-même dans des situations multiples et diverses, qui doit aussi nous préparer au passage vers l’au-delà.
La vieillesse a l’apparence d’une gageure quand on doit affronter nos épreuves les plus difficiles au moment où on est le plus faible. Au-delà de cette apparente contradiction, on doit se rendre compte qu’il s’agit d’un passage à un autre plan d’existence que nous avons à préparer. En déposant notre camisole de chair, nous revenons au royaume de l’esprit pur, et c’est là notre vocation essentielle. Tout comme la chenille doit devenir papillon, le vieil homme doit céder la place à l’homme nouveau, à l’être rené en esprit.
Il faut parfois souffler sur les cendres pour raviver les braises et ranimer le feu. Et chacun ne peut souffler que pour lui.
Ce qui doit être notre dernier voyage ne doit pas prendre des allures de naufrage ; il nous suffit pour cela de bien tenir la barre en espérant pouvoir éviter les récifs périlleux, en les anticipant et en se préparant à leur faire face.

« Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
mais, dans l’oeil du vieillard, on voit de la lumière. »

Victor Hugo
La légende des siècles


Une femme, depuis sa naissance jusqu’à 80 ans.
Très réaliste et admirablement bien dessiné.
A voir en plein écran, vidéo émouvante réalisée par l’artiste coréen Stonehouse.
Le Speed-Painting est une technique qui consiste à peindre numériquement en un temps limité une œuvre détaillée.


dimanche 6 janvier 2019

Le chemin initiatique



Claude Verlinde - 1927 - Le chemin

Le chemin initiatique

« Ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin. »

Soren Kierkegaard - Les maximes et pensées (1813-1855)

« Le travail que l'homme peut faire sur lui-même, je l'appelle le chemin initiatique.
Il commence avec une expérience. Cette expérience nous fait connaître notre Être essentiel.
Une telle expérience efface une fois pour toutes le doute qu'il s'agirait du résultat d'une recherche métaphysique, d'une pieuse spéculation ou d'une projection psychologique. 
L'Être essentiel est une réalité dont on peut vraiment faire l'expérience.»

Karlfried Graf Dürckheim - Le Centre de l'être


Le Tao commence par le taire et le non faire, et la voie s’ouvre ainsi.
Silence et immobilité avant d’entrer en contact avec soi.
Calme et respect envers soi-même.
Ouverture à l’univers.

C’est le « chemin sans chemin », la voie intérieure pour prendre conscience de son être profond.
Pour neutraliser le mental, qui multiplie ses interventions dès qu’on veut le tenir à l’écart, il faut faire le vide dans sa tête. Et pour faire le vide, il faut faire le noir.
Pour faire le noir, pour installer l’obscurité en soi, il faut fermer les yeux, calmement, sans se crisper.
 A partir de là, le mental, qui a compris la manœuvre, va se dépasser pour mettre en échec cette tentative de lui échapper.
Il faut surtout rester calme et ne pas rentrer dans son jeu…
Toutes les images, toutes les idées qu’il va vous envoyer doivent être chassées, effacées, sans être prises en compte. Si vous vous attardez sur une seule idée qu’il tente de programmer, il faut tout arrêter et reprendre à zéro.

Si vous arrivez à passer ce cap avec succès, vous allez constater au bout d’un moment, plus ou moins long, selon la sensibilité de chacun et son niveau d’entraînement, que le calme s’est installé et que l’obscurité règne en maître.
Si vous faites preuve de patience, en fixant votre regard interne sur une zone située entre les sourcils, vous aurez la satisfaction de voir apparaître une pastille d’un jaune lunaire, faisant suite a quelques éclairs de lumière, fugitifs et désordonnés.

A partir de là l’ouverture du canal se crée et la communication commence.
La présence du moi supérieur se manifeste à l’être au moment de l’éveil. Auparavant,  celui-ci plane au-dessus de l’être qui ne peut le contacter que pendant son sommeil,  sans s’en souvenir jamais au réveil.

"L'être humain est appelé à un éveil intérieur particulier par lequel seul il pourra appréhender le sens de son existence et connaître, de son vivant, par une expérience directe, la Source mystérieuse d'où il a émergé et dans laquelle il sera inexorablement réabsorbé lorsqu'il quittera cette forme d'existence. Mais cet éveil exige de lui des efforts spécifiques qui lui permettront de comprendre l'étrange absence à lui-même ou sommeil diurne dans lequel il passe d'ordinaire sa vie entière sans le savoir. "
Edouard Salim Michaël