jeudi 5 février 2009

Communications avec Kori (12)


Cela va mieux en le disant

Oui, nous allons te parler de quelque chose d’important, à savoir la suppression du doute à notre encontre. Souvent, tu te poses la question à notre sujet : vérité ou illusion ? réalité ou fiction ?
Et alors, selon ton moral ou tes sautes d’humeur, tu y crois ou tu n’y crois plus.

Non ; ça ne peut pas fonctionner de cette façon. Nous ne te demandons pas de croire en nous, ce serait puéril ; par contre tu dois nous connaître, c’est-à-dire échanger avec nous comme tu le fais, dans ton incarnation, avec des amis ou relations avec lesquels tu es en contact régulier.

Si tu ne nous considères pas comme étant des entités toujours présentes à tes côtés, si tu ne nous fais pas confiance, il va de soi que le retour se fera, de notre part, sur le même mode : nous ne te ferons plus confiance, un point c’est tout, et tu te débrouilleras tout seul. Enfin, tu devrais quand même te souvenir que lorsque nous nous sommes manifestés à toi, tu n’étais pas au mieux de ta forme, c’est le moins qu’on puisse dire. A partir de là, tu as pu constater ce que nous avons fait pour te venir en aide ; tu étais à genoux, on t’a redressé ; tu étais dépressif, tu es devenu combattif.

Bon, maintenant, tu trouves qu’on en fait pas assez, tu voudrais que tout aille plus vite et surtout – ô obsession – que tu accèdes à la clairvoyance, qu’on t’a, il est vrai, promise et annoncée maintes fois. Tu sais très bien qu’il y a deux facteurs que nous ne maîtrisons pas : le temps qui est le votre, et qui n’est pas le notre, et ton rythme d’évolution qui n’est pas régulier mais procède par à coups intempestifs. Ces deux paramètres conditionnent tout naturellement ta clairvoyance et nous imposent à nous-mêmes les mêmes délais d’attente et la même impatience que toi.

Je sais, je t’entends penser aussi fort que si tu criais. On t’avait promis la fin de la solitude et une nouvelle vie de couple, rapide, heureuse et définitive. Et tu es toujours seul, bien trop à ton goût; c’est vrai, nous le reconnaissons. Vois-tu, là aussi, il y a un paramètre que nous ne maîtrisons pas du tout, c’est votre libre arbitre, c’est-à-dire la liberté que vous avez de vous autodéterminer dans le cours de votre vie sur terre, en vous déliant parfois des engagements pris lors de votre contrat de vie. Tu ne peux pas nous tenir pour responsables des défaillances de certains membres de l’équipe, nous n’y sommes pour rien. C’est comme si tu t’en prenais à un entraineur sportif parce que son joueur, sur le terrain, n’a pas respecté la stratégie prévue et les consignes de match. A qui la faute, à l’entraineur ou au joueur ?

Je te laisse le soin d’apporter ta réponse et je sais, par avance, qu’elle sera juste parce que tu ne peux pas être de mauvaise fois avec nous tout comme nous ne pouvons pas l’être avec toi. Il y a toujours des aléas que personne ne peut maitriser ; et heureusement sinon il n’y aurait plus de spontanéité, d’imprévu et de libertés prises avec la règle du jeu, ce qui parfois ajoute au plaisir et au charme de la vie sur la terre.

Mais tu dois rester centré sur toi et concentré dans la partie qui se joue, en face de tes responsabilités, car le match n’est pas fini et tu n’as pas encore gagné. Et si ton coéquipier n’est pas dans la course, tu dois te dépenser davantage pour combler les défaillances.

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