mercredi 9 décembre 2009

Ainsi parlait H. Laborit



Henri Laborit, (Hanoï (Indochine), 21 novembre 1914 – 18 mai 1995 (à 80 ans)) , était un médecin chirurgien et neurobiologiste, un éthologue du comportement animal et surtout eutonologue du comportement humain en même temps qu'un philosophe . Il est connu du grand public par la vulgarisation des « neurosciences », car, comme il le dira lui-même : « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici que cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. »


Beaucoup d’entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité, ayant confiné leurs systèmes associatifs l’innovation marchande, en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur.

Ce n'est pas l'utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l'évolution. C'est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance.

Conscience, connaissance, imagination, sont les seules caractéristiques de l'espèce humaine. Ce sont celles aussi le plus exceptionnellement employées. Par contre, l'homme entretient de lui une fausse idée qui sous la pelure avantageuse de beaux sentiments et de grandes idées, maintient férocement les dominances. La seule façon d'arracher ces défroques mensongères est d'en démonter les mécanismes et d'en généraliser la connaissance.

Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier.

On parle du droit à la vie, mais jamais du droit à la non-existence. Est-ce que vous avez décidé de naître ? Non, sans doute, mais ensuite, débrouillez-vous, même si vous naissez au Sahel en période de famine.

Il y a eu plus de crimes perpétrés au nom de l'Amour qu'au nom de la haine, qui a pourtant plus mauvaise presse.

Pendant que l'on cherche à comprendre, le temps passe et la vie avec lui.

Dire que Dieu n'existe pas, c'est déjà de la prétention, c'est prétendre connaître son absence.

Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.

Le bonheur ou le malheur, à partir du moment où l'on possède de quoi se nourrir, se couvrir, se loger, on les porte en soi.

Il est bon de noter combien la charge affective des mots : bien-être, joie, plaisir est différente. Le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect.

On ne peut être heureux si l'on ne désire rien.

Confronté à une épreuve, l'homme ne dispose que de trois choix :
1) combattre ; 2) ne rien faire ; 3) fuir.

Beaucoup d'entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité, ayant confiné leurs systèmes associatifs à l'innovation marchande, en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur.

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