mardi 16 juin 2009

L'enseignement de Seth - Quatrièmes extraits




Le Dieu multidimensionnel


Il y a donc de nombreux systèmes de réalité probables dans lesquels les données physiques sont prédominantes, mais celles-ci ne représentent qu’une faible part de la réalité. Chacun de vous existe également dans des systèmes non physiques, et j’ai déjà expliqué que la moindre de vos pensées ou de vos émotions se manifeste de bien d’autres manières que dans votre champ d’existence. Comme vous le savez, seule une partie de votre identité totale vous est « actuellement » familière.

Donc quand vous considérez la question de l’Etre suprême, vous imaginez une personnalité masculine, disposant de capacités que vous possédez vous-mêmes, et vous mettez fortement l’accent sur les qualités que vous admirez. Ce dieu imaginé s’est modifié à travers vos siècles, en reflétant les idées souvent changeantes que l’homme se fait de lui-même.

Dieu était perçu comme cruel et puissant quand l’homme croyait que de telles caractéristiques étaient désirables, particulièrement nécessaires dans sa lutte pour la survie physique. Il les projetait sur son idée de Dieu parce qu’il les enviait et les craignait. Vous avez donc coulé votre idée de Dieu dans votre propre image.

Dans une réalité multidimensionnelle, les vieux concepts de Dieu sont relativement sans signification.

L’appellation « Etre suprême » est, en elle-même, une déformation car vous y incorporez des qualités humaines. Si je vous dis que Dieu est une idée, vous n’êtes pas à même de comprendre parce que vous n’avez aucun moyen d’appréhender les dimensions où l’idée a sa propre réalité ni l'énergie qu’elle peut produire et projeter. Vous ne croyez pas aux idées comme vous accordez foi aux objets physiques. Aussi, si je déclare que Dieu est une idée, vous vous méprenez et pensez aussitôt qu’Il est moins que réel, nébuleux, sans réalité, sans action effective.
Votre image physique est la matérialisation de l’idée que vous vous faites de vous-mêmes en fonction des propriétés de la matière. Sans cette idée, votre image n’existerait pas, bien qu’elle constitue souvent la seule chose dont vous soyez conscients. Le pouvoir et l'énergie première de cette idée permettent à votre image de se perpétuer. Les idées sont beaucoup plus importantes que vous ne le croyez.

J’essaie de vous faire accepter le fait que votre existence est multidimensionnelle, que vous habitez dans un milieu aux probabilités infinies.

Partant de là, vous pouvez imaginer la réalité qui est derrière le concept de Dieu et en déduire qu’il est presque impossible de la saisir avec des mots.
Dieu, donc, est avant tout le Créateur, non d’un univers physique mais d’une variété infinie d'existences probables, beaucoup plus vaste que ces aspects du monde physique qui sont familiers à vos hommes de science. Il n’envoie pas simplement Son fils pour vivre ou mourir sur une petite planète. Il est une partie de toutes les probabilités.
Il y a eu des paraboles et des histoires se rapportant aux commencements. Elles constituaient des tentatives pour transmettre une connaissance de la manière la plus simple possible. Les réponses correspondaient souvent à des questions qui n’avaient littéralement pas de signification en dehors de votre système de réalité.

Par exemple : il n'y a pas eu de commencement et il n’y aura pas de fin. Les paraboles qui vont dans ce sens vous ont été transmises en raison de vos idées déformées concernant le temps. Commencement et fin semblent être des événements valables et indissociables.
Apprenez à détourner le centre de votre attention de la réalité physique et vous aurez ainsi un léger aperçu de l'évidence d’autres réalités. Mais en même temps votre conscience s’accroche à de vieilles idées qui rendent les véritables explications incompréhensibles. La connaissance multidimensionnelle est disponible dans vos rêves, dans des états de transe et souvent même sous la conscience ordinaire telle qu’elle fonctionne dans la journée.

Cette connaissance vous donne l’expérience personnelle des richesses multidimensionnelles qui existent, non pas inaccessibles, mais dans votre univers physique. Dire que celui-ci n’est pas réel, c’est nier que la réalité participe de l’apparence. De même, Dieu n’existe pas hors de la réalité physique, Il est en elle comme Il existe dans d'autres systèmes.

Votre image du Christ représente symboliquement votre idée de Dieu et de Ses relations.

L’Histoire a fondu en une seule trois individualités séparées qu’on a appelées le Christ – d’où les nombreuses divergences des récits. C'était à chaque fois un homme parce qu’à cette période vous n’auriez pas accepté de contrepartie féminine.
Ces individualités faisaient partie d’une entité. Vous ne pouviez imaginer Dieu que comme un père et sous des apparences humaines. Composantes terrestres, ces trois figures résolvaient un drame hautement symbolique, projeté par une énergie puissamment concentrée.

Pourtant, les événements tels qu’ils ont été rapportés n’appartiennent pas à l'Histoire. La crucifixion du Christ est une fiction purement psychique. Des idées d’une ampleur presque inimaginable furent représentées.

Judas, par exemple, ne fut pas un homme au sens où vous l'entendez. Il fut – comme les autres disciples – une personnalité « fragment », bénie, créée, formée par le Christ. Il représentait l’auto trahison. Il incarna comme dans une dramatique cette part propre à toute individualité qui lutte âprement pour accéder à la réalité physique, niant le soi intérieur dépourvu d’agressivité.
Les douze apôtres représentaient chacune des individualités de sa personnalité et l’ensemble de ses qualités.

Le Christ tel que vous le connaissez n’était autre que le soi intérieur.

Les apôtres, donc, plus le Christ (trois figures en une) formaient une personnalité individuelle terrestre – le soi intérieur – et les douze principales caractéristiques liées au soi égotiste. Comme le Christ est entouré de ses disciples, le soi intérieur a tout un faisceau de potentialités qui ne demandent qu’à s’extérioriser dans la réalité quotidienne du monde extérieur tout en vivant dans l’orbite du soi intérieur.
Les disciples, donc, détenaient leur réalité physique du soi intérieur, tout comme vos caractéristiques terrestres viennent de votre nature intérieure. C’était une parabole vivante, s’incarnant parmi vous, un jeu cosmique étudié à votre intention, transmis dans des termes que vous pouviez comprendre. Les leçons devenaient faciles dans la mesure où les idées qu’elles véhiculaient étaient personnifiées.

Si vous me pardonnez cette expression, c’était comme une fable morale localisée, dans votre univers, à votre intention.
Cela ne signifie pas qu’elle était moins réelle que vous ne l’aviez supposé auparavant. En fait ce qui est dit ici devrait faire ressortir clairement les aspects les plus convaincants de la divinité.

Les trois personnalités étaient nées sur votre planète ; en vérité, elles se firent chair au milieu de vous. Aucune d'entre elles ne fut crucifiée. Les douze disciples rassemblèrent en eux les énergies combinées de ces trois personnalités. Ces dernières furent vraiment dotées d’une originalité, mais leur principale tache était de manifester clairement par elles-mêmes certaines capacités inhérentes à tous les hommes.

Cette dramatique a été représentée de diverses manières, et bien qu'elle soit toujours différente, elle est toujours la même. Cela ne veut pas dire que le Christ est apparu dans chaque système de réalité. Cela signifie que l’idée de Dieu s’est manifestée dans chaque système d’une façon compréhensible pour ses habitants.
Ce drame continue à se jouer. Il n’appartient pas à votre passé.
Vous l’avez simplement situé là. Cela ne signifie pas qu’il resurgit toujours. Le drame était loin d'être sans signification, et l’esprit du Christ est, dans votre perspective, légitime. C’est le drame divin que vous choisissez de percevoir comme d’autres le font à leur propre échelle.

Que la crucifixion ait eu lieu ou non, c’était un événement psychique, et comme tous les autres, il est en relation avec le drame. Nombre d’entre eux furent d’ordre physique mais quelques-uns non. Il est évident que l’événement psychique a affecté votre monde autant que l’événement physique. Le drame dans sa totalité a surgi en réponse aux besoins du genre humain. Il fut créé en fonction de ce besoin ; il prit de l’ampleur à partir de lui, mais son origine n’était pas dans votre système de réalité.

D’autres religions reposèrent sur des drames différents ; les idées y étaient interprétées d’une façon qui les rendait compréhensibles par différentes cultures. Malheureusement, les variantes d’un drame à l’autre ont souvent conduit à des malentendus et ont servi d’excuses à la guerre. Sur le plan intime, ces drames trouvent souvent leur solution à l’état de rêve. Les figures de Dieu, personnifiées, furent d’abord présentées à l’homme dans le rêve. Ainsi, le chemin était préparé.
Dans les visions, l’homme savait que le drame du Christ serait joué. Partant de là, il L'a reconnu pour ce qu'Il était quand Il est apparu dans le monde physique. Son pouvoir et Sa force ont fait retour vers l’univers du rêve. Il avait accru Sa vigueur et Son intensité à travers la matérialisation physique. Dans les rêves particuliers, les hommes étaient alors en relation avec les principales figures du drame, et, à l'état de rêve, ils reconnaissaient sa véritable importance.

Dieu est plus que la somme de tous les systèmes de réalité qu'Il a créés, et pourtant Il est dans chacun d’entre eux sans exception.

Il est donc dans chaque homme et dans chaque femme. Il est aussi dans chaque araignée, ombre, grenouille, et c’est ce que l'homme répugne à admettre.
Dieu peut seulement être expérimenté, et vous le faites, que vous en ayez conscience ou non, à travers votre propre existence. Il n'est ni mâle ni femelle, et j’utilise ces termes en liaison avec vos conventions. Dans Son incontournable vérité, Il n’est pas du tout humain au sens où vous l'entendez, pas plus qu’Il n’est une personnalité.

Vos idées concernant la personnalité sont trop limitées pour contenir les multiples facettes de Son existence multidimensionnelle.
D’un autre côté, Il est humain, en ce sens qu'Il fait partie de chaque individualité ; et dans l’immensité de Son expérience, Il possède une image de Lui-même en tant qu'humain avec laquelle vous pouvez entrer en relation. Il s’est littéralement fait chair pour habiter parmi vous. Car Il donne l’impulsion initiale, source de l’énergie qui dispense vitalité et valeur à votre Soi multidimensionnel intime, lequel, à son tour, crée votre image en accord avec vos propres idées.

Ce Soi multidimensionnel, ou âme, a alors une valeur éternelle.

Il est maintenu, soutenu, confirmé par l’énergie, l'inconcevable vitalité de Tout Ce Qui Est.
Il ne peut être détruit, ce Soi qui est votre, pas plus qu’il ne peut être limité. Il partage les capacités qui sont inhérentes à Tout Ce Qui Est. Il doit donc créer comme il est créé, parce que c'est la grande offrande qui est derrière toutes les dimensions de l’existence, la grande effusion de la source de Tout Ce Qui Est.



L’enseignement de Seth
Permanence de l’âme
Jane ROBERT
Séance 560. Lundi 23 novembre 1970. 21 h 10.

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