samedi 20 décembre 2008

La dépression


Je pleure donc je suis. La dépression consiste à pleurer sur soi ; le dépressif est toujours autocentré et mécontent de lui, dévalorisé et sans ressort, pour des raisons aussi diverses que possible. Il passe sa vie à la peindre en noir.

La dépression est l’un des troubles psychologiques les plus fréquents en France. Selon des études, 10 à 25 % des femmes et 5 à 12 % des hommes risquent de présenter une dépression majeure au cours de leur vie. Depuis les années soixante-dix, la dépression tend à être plus fréquente. Une dépression peut survenir à tout âge, chez les enfants comme chez les sujets âgés. La dépression engendre une modification pénible de l’humeur et un ralentissement de l’activité intellectuelle et motrice. L’individu souffrant de ce trouble est triste et perd son tonus habituel. Il s'agit là des symptômes les plus classiques, mais ils peuvent être tout autres, plus discrets, et aussi de types différents, avec surtout des manifestations physiques, avec en particulier des douleurs chroniques.

Approche médicale :

En psychiatrie le terme dépression du latin depressio, "enfoncement" désigne une maladie pour certains, ou un syndrome pour d'autres, dont la manifestation centrale est un état mental caractérisé par une lassitude importante, une dépréciation de soi, un pessimisme qui entraînent des perturbations importantes dans les rapports psychoaffectifs.
Le risque évolutif le plus grave de cette pathologie est le suicide, en particulier quand elle n'a pu être détectée et prise en charge. Ainsi, près de 70% des personnes décédant par suicide en France souffraient d'une dépression le plus souvent non diagnostiquée et traitée.

Il ne faut pas confondre la dépression avec ce qu'on appelle communément "coup de blues" ou "déprime" qui traduit une tristesse passagère, normale dans une situation difficile.
Le terme dépression décrit un processus psychique douloureux lié à une perte sans être nécessairement pathologique. La dépression est un état qui se poursuit dans le temps et qu’il convient de ne pas négliger.

Cette baisse du tonus psychique est caractérisée par :

Une profonde tristesse et une perte de goût pour des activités autrefois appréciées (hobbies, sexe, etc.) : c’est ce principal symptôme qui peut permettre à votre médecin de diagnostiquer. Certains patients peuvent devenir tendus ou irritables. Cette nervosité excessive et ce sentiment d’inutilité s’accompagnent d’idées noires qui peuvent aller jusqu’à des pulsions suicidaires ;
Des changements d’appétit ou de poids, une altération du sommeil : la dépression peut affecter le corps en plus de l’esprit. Ainsi, certaines personnes pourront souffrir d’un manque d’appétit alors que d’autres compenseront en prenant du poids. De la même manière, certaines personnes auront du mal à s’endormir pour se réveiller au milieu de la nuit alors que d’autres auront tendance à dormir de manière excessive ;
Des humeurs changeantes : en plus de l’état déprimé, la personne peut être l’objet d’autres changements émotionnels : un sentiment injustifié de culpabilité, un manque de confiance en soi et d’incapacité. Certaines personnes fuiront les situations nécessitant de leur part une prise de responsabilité, de peur de mal faire ;
Une difficulté à se concentrer : ces symptômes empêchent les personnes d’étudier et de travailler de manière efficace. Dans des cas extrêmes, des tâches anodines deviennent insurmontables.

La dépression est une maladie qui se soigne et se guérit. Pour guérir, il vous faut nécessairement des médicaments (des antidépresseurs). Ces médicaments sont plus efficaces si vous suivez en même temps une psychothérapie. Beaucoup croient faussement qu'il faut choisir entre psychothérapie et médicament. Il n'en est rien, bien au contraire, les deux traitements se complètent : médicaments et psychothérapie s'unissent ainsi contre la dépression.
Le traitement de la dépression prend du temps. Les spécialistes considèrent en effet qu'il doit durer au moins six mois. En dessous de cette durée, vous risquez de rechuter. Et si vous avez été dépressif une fois dans votre vie, vous n'avez pas envie de recommencer. Pour guérir, il est nécessaire de suivre régulièrement votre traitement. C'est la clé de la réussite; or on sait qu'un patient sur trois ne suit pas bien son traitement.

Approche psychologique :

Déjà, au Ve siècle avant J.C., Hippocrate fut le premier à avoir identifié cette forme de spleen qu’il a nommée « mélancolie » du grec melas (noir) et chloé (bile), en raison de la bile noire qui empoisonne le cerveau et l’âme humaine. La notion de dépression s’est passablement étendue et a fini par englober l’ensemble des difficultés psychologiques que chacun est susceptible de rencontrer à un moment donné. Même si certaines dépressions, rares au demeurant, sont d’ordre biologique et peuvent surgir de nulle part, la majorité naissent en réaction à des changements et des pertes survenus au cours de l’existence. Divorce, séparation, rupture, deuil, la perte affective est sans doute l’une des premières causes de dépression.
Freud décrit la dépression comme une " psychonévrose narcissique " marquée par un conflit entre le Moi et le Sur Moi. L'échec du Moi à satisfaire les exigences irréalistes de l'Idéal du Moi expliquerait la diminution de l'estime se soi, symptôme majeur des dépressions .... Pour mémoire, Freud définissait la normalité comme pouvoir " aimer et travailler ".

Pour les analystes, la dépression correspond à une régression du Moi, due à l'existence de conflits infantiles inconscient non résolus. Cette régression libidinale trouverait sa cause dans une blessure narcissique infantile grave, dont l'accès dépressif représenterait une réactivation déclenchée par une perte d'objet réelle ou symbolique.

Approche spirituelle :

Les mondes, dans lesquels la conscience humaine peut entrer, ont été clarifiés, entre autres, dans la Théosophie de Rudolf Steiner.

Pour illustrer la forme de communication qui prévaut entre ces mondes de l'esprit, des âmes, et le monde physique sensible, il donne l'image suivante: "En effet, comme la glace ne représente qu'une forme d'existence de l'eau, les contenus méditatifs ne sont qu'une forme dans laquelle existent les êtres du monde psychique et du monde de l'esprit. Si on a saisi cela, alors on comprend aussi que, de la même manière que l'eau se change en glace, le monde de l'esprit peut se transformer dans le monde des âmes et celui-ci se transformer à son tour dans le monde des sens".

"Notre conscience de soi grandit dans l'interaction d'une âme "rayonnante" et d'un corps "réfléchissant"... Au cours de plusieurs vies, l'âme rassemble des personnalités, au travers desquelles elle s'éprouve elle-même et parvient plus ou moins à elle-même... Chaque personnalité est en devenir (parfois aussi en dépérir), jusqu'à ce qu'elle ait trouvé une paix et qu'elle soit stabilisée en s'encrant dans une supra-personnalité, jusqu'à ce qu'elle ait trouvé sa place dans la maison de la conscience, dans laquelle il existe de nombreuses pièces, dans la lumière de l'âme."

Le traitement de la dépression

Malheureusement, le traitement médical consiste à en fermer le patient dans une camisole chimique qui d’une part ne solutionne pas les causes mais seulement les effets et d’autre part contribue à faire du malade un drogué qui aura beaucoup de mal à retrouver son équilibre, de façon naturelle.

Pour guérir une dépression, il faut avant tout identifier son origine et comprendre sa nature profonde. Pour réussir un traitement, sortir de l’égocentrisme et regarder autrui est une première mesure à adopter. Il faut s’ouvrir sur le monde et quitter l’enfermement dépressif qui isole totalement le sujet dans un comportement introverti qui le dessèche et le liquéfie véritablement.

Mais, au-delà, il y a lieu d’établir le dialogue avec son âme, car la dépression est le résultat d’une absence – ou d’une rupture – de communication entre notre moi et notre soi supérieur, disons notre âme pour simplifier. Parce que l’âme a une finalité tout à fait différente de celle de la personnalité, elle a besoin d’établir le contact avec celle-ci pour la guider, l’éclairer sur le but réel de l’existence. L’absence de dialogue oblige l’âme à se manifester alors pour obliger le moi à s’ouvrir à des valeurs d’ordre spirituel qui, bien souvent, lui passent au-dessus de la tête.

La dépression prend naissance dans le corps astral, où elle puise son énergie dans le désordre des pulsions négatives. Elle se développe, plus ou moins rapidement, selon la force du corps mental qui, dans une situation normale, doit arriver à la réguler et à la résorber en reprenant le dessus. Si le corps mental est faible, la dépression s’installe en force et se répand sur les corps physique et éthérique. C’est le début des troubles psychosomatiques et des aberrations du comportement : insomnie, anorexie, inaction et perte de volonté totale. La personne devient passive et la dépression devient chronique.

« Tout se fait par l’intermédiaire de l’énergie de votre Soi Supérieur.L’action de vos Guides ne peut se faire qu’au travers de votre Soi Supérieur au niveau de l’énergie. Vous seriez totalement fermé à toute guidance extérieure si vous n’aviez pas ce relais précieux qu’est votre soi Supérieur.
Plus vous demanderez à votre Soi Supérieur de guider votre existence, plus vous contrôlerez vos émotions, vos pensées, vos sentiments, plus Il se manifestera dans votre vie, dans votre corps physique, dans vos corps énergétiques.
C’est comme si, d’un seul coup, vous enleviez les voiles qui masquent votre réalité. Cela ne se fait pas aussi facilement que vous le pensez car certaines fréquences vibratoires sont nécessaires. Il faut développer beaucoup plus l’Amour Inconditionnel pour arriver à ce stade, il faut maîtriser toutes les émotions, tout du moins les émotions négatives.»
http://assoc.wanadoo.fr/ciel-a-la-terre

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