lundi 26 janvier 2009

L'homme dans le labyrinthe


L’Homme dans le labyrinthe

ou la voie sans issue :



« Au milieu du chemin de notre vie je me retrouvai par une forêt obscure,
car la voie droite était perdue. »
Dante



« D'une façon générale, le labyrinthe représente le voyage psychique et spirituel que l'homme doit accomplir à l'intérieur de lui-même, à travers les épreuves et tous les motifs d'égarement, afin de trouver son propre centre. Il symbolise le long et difficile chemin de l'initiation. "Le cœur du labyrinthe est souvent vide", précise Michel Cazenave, "de sorte que le centre est à la fois la plénitude et le vide" (Encyclopédie des symboles).


J. Attali (1996), dans une étude sur l’image du labyrinthe dans les sociétés humaines, distingue quatre significations fondamentales de ce symbole (J. Attali, p. 65-68) :
1. la mort et le voyage vers l’au-delà ;
2. [par un « glissement naturel »]
la traversée d’une épreuve par un individu ou une collectivité ;
3. [de là] une initiation, consciente ou inconsciente ;
4. [enfin] une résurrection, une renaissance.
Notons que J. Attali élabore son modèle explicatif à partir de civilisations totalement différentes ; la définition à laquelle il aboutit se veut dès lors universelle : « tous les mythes du labyrinthe racontent d’une façon ou d’une autre cette quadruple histoire : un voyage, une épreuve, une initiation et une résurrection » (J. Attali, p. 67).


R. Guénon (1962, p. 195-199) propose une autre définition et discerne une double fonction pour le labyrinthe - dans un contexte chrétien du moins. D’abord, « le labyrinthe permet ou interdit, selon les cas, l’accès à un certain lieu où tous ne doivent pas pénétrer indistinctement » (R. Guénon, p. 195) : le labyrinthe sert de sélection. Ensuite, le point central du labyrinthe, l’aboutissement final, est une « Terre Sainte » (au sens initiatique du terme) : le labyrinthe est un pèlerinage vers la Jérusalem céleste, la « caverne », où aura lieu l’initiation. Nous préférons néanmoins, dans le cadre de l’Enfer, la lecture de J. Attali, qui ne sépare pas le voyage et l’initiation.
Nietzsche se proclamait homme labyrinthique, c'est-à-dire selon lui, celui qui s'enfonce toujours plus, détours et retours, profondément dans le chaos, jusqu'à la vérité radicale, plus réelle pour lui que la "vérité" elle-même. Quoi qu'il en soit, l'idée fondamentale du labyrinthe a toujours été la même: la conscience que l'homme peut prétendre atteindre le dépassement, la liberté de son esprit, que ce soit par la foi ou par la connaissance. »
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Mon Dieu, pourquoi tout est si compliqué !


Essayons de résumer la règle du jeu et de clarifier notre situation, en schématisant si besoin est.
L’homme qui vient s’incarner dans la matière revêt un corps qui lui est nécessaire pour s’adapter aux conditions de vie. A partir de ce moment, l’entité spirituelle parachutée est incarcérée dans la densité, prisonnière de son corps de chair et de ses attributs : pulsions, émotions, plaisirs et besoins, craintes et espoirs, prédation et survie. L’être a des œillères qui le séparent de sa patrie d’origine et le contraignent dans un espace clos et fermé, angoissant et sans fin. L’homme est dans une arène dont la seule issue possible est un labyrinthe.
Tout comme le taureau de corrida comprend dés qu’il entre l’arène qu’il n’y a plus de salut pour lui, l’homme comprend au bout d’un temps plus ou moins long, selon son niveau d’évolution, qu’il n’a aucun avenir à demeurer là. C’est ainsi qu’il va entrer dans le labyrinthe, non par goût, mais par nécessité, pour échapper à la course à la mort qui lui est réservée dans l’arène des réincarnations.
Seulement, comme la règle du grand jeu divin est un long parcours d’obstacles, avec moult handicaps, le labyrinthe qui s’offre à lui peut être, à la fois, perdition, illusion ou libération. C’est bien pour cette raison que dans l’inconscient collectif humain, aussi loin que l’on remonte, on retrouve cette obsession du parcours initiatique labyrinthique.


· Le labyrinthe de la perdition :

Au bout d’un moment, las d’errer dans l’arène, tu te décides à entrer dans le corridor ; mais c’est la peur au ventre, dans une véritable fuite en avant, sans véritablement avoir décidé d’assumer cet acte. Alors, en l’absence de décision et de maîtrise de soi, la peur va te gagner et devenir panique.
L’angoisse de te perdre va te faire rebrousser chemin pour revenir dans l’arène ; là, au moins, tu connais et tu sais où tu vas, du moins c’est ce que tu crois. Cette attitude relève de l’acte manqué et prouve que tu n’es pas prêt à quitter l’arène pour te risquer dans le labyrinthe. Après tout, on n’est pas si mal que ça dans notre incarnation ; et puis on est venu pour ça, non ?


· Le labyrinthe de l’illusion :

C’est la deuxième étape, celle où la volonté et la réflexion sont devenues les moteurs de l’action. Si je veux, je peux ; donc, je rentre dans le labyrinthe et je mettrai le temps qu’il faudra mais je trouverai la sortie. A coup d’allers et retours incessants dans le long dédale angoissant, on finit par progresser puis par trouver la sortie. Et alors on s’aperçoit, qu’en fait d’issue libératoire, on débouche dans une nouvelle arène.
Et ainsi de suite, d’arènes en labyrinthes, d’incarnations en réincarnations, le cycle continue pour l’être assujetti à l’illusion, en passant par les plans physique, astral et mental du système des vies multiples.


· Le labyrinthe de la libération :

Ce n’est que lorsqu’il a compris qu’il est enfermé dans une bulle étanche où le règne de l’illusion est la règle, lorsqu’il prend conscience qu’il doit à tout prix se libérer de cette roue sans fin, que l’être peut envisager la seule solution libératoire : le passe muraille.
Ce n’est qu’en élevant son niveau vibratoire assez haut pour échapper à l’emprise de la matière qu’il pourra se libérer de son univers carcéral. C’est en redevenant énergie sublime qu’il retrouvera le pur esprit de l’origine, celui qu’il a toujours été et dont le témoin-pilote, le Soi supérieur, est toujours resté présent en lui, mais impuissant, attendant que le Moi fasse sa jonction avec lui et lui permette ainsi d’ascensionner, de quitter la troisième dimension pour atteindre la quatrième dimension, d’abandonner une dimension spatio-temporelle pour une nouvelle dimension métaphysique, plus proche des mondes sans forme comme les plans du mental supérieur, puis du causal qui sonnera la fin des réincarnations et l’arrêt de la roue du karma.
C’est une vision certes schématique du scénario, mais dont l’approche est au fond véridique et pragmatique. La seule inconnue qui demeure c’est le temps qu’il nous faudra pour mettre fin au temps…
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« Fermez doucement les paupières, faites taire vos pensées et laissez-vous emporter par les profondeurs du silence. Quand vous êtes physiquement au repos vous ouvrez un chemin d'accès à votre esprit intuitif vers les cordons télépathiques qui vous lient à votre Moi supérieur. En développant votre aptitude à écouter le silence en vous, vous finirez par atteindre un état de sérénité extatique et tranquille, résultat de votre expérience de contact avec l'Esprit Omniscient. Parvenant de mieux en mieux à voyager intérieurement, viendra le moment où vous pourrez vous libérer des pièges de l'ego inférieur. Votre être physique retrouvant l'entrée des plans supérieurs de conscience, vous ouvrirez un passage -- une vraie porte des étoiles -- dans les royaumes du cosmos supérieur, un endroit où vous pourrez glisser aussi librement que n'importe quel résident des vaisseaux stellaires sur les grilles de lumière spatiale irisée, agréablement parfumées. Créant des torons d'énergie qui vous lient aux royaumes plus élevés, vos belles pensées invitent à un échange télépathique de concert avec tous les esprits qui bourdonnent et se soutiennent pour résonner à la hauteur du son éternel de l'Esprit du Un.En progressant dans votre capacité à méditer (qui est naturelle chez votre Moi intuitif) vous déclencherez un mécanisme intérieur qui commencera d'altérer la densité vibratoire de votre corps au niveau de votre ADN et élargira votre point de vue de la réalité tridimensionnelle. Alors vous avancerez dans la vie avec une vraie hardiesse ! »

L'extrait Arcturien (pages 181 et 182 du tome III des Chroniques de l'Etoile d'Arcturus :"Les Chants de Malantor")

« Nous découvrirons le fil d’Ariane qui doit nous guider à travers le labyrinthe…si nous gardons constamment présent à l’esprit le fait que les esprits vierges, qui constituent la vague de vie en évolution, sont devenus complètement inconscients quand ils ont commencé leur pèlerinage à travers les cinq Mondes de substance plus dense que le Monde des esprits vierges. Or, l’évolution a pour objet de les rendre tout à fait conscients et capables de dompter la matière de tous les Mondes, c’est pourquoi les conditions spéciales…sont combinées pour arriver à cette fin. »

Max Heindel – Cosmogonie des Rose-Croix

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