lundi 9 mars 2009

Morceaux choisis - Ramana Maharshi



Ramana Maharshi


Le cœur est l'unique vérité.

L'esprit n'est qu'une étape.


Un sage m’a dit un jour, il y a une incarnation divine par siècle.
De cette extraordinaire floraison de grands sages hindous qui apparurent vers le 1er quart du 20è siècle, ce fut sans contredit Ramana Maharshi (1879-1950) qui fut cette incarnation.


Vous êtes le Soi. Soyez cela.


La conscience du Soi (Atma) est l’état normal ; notre condition actuelle est un état anormal. Nous croyons qu’il nous faut progresser vers un certain état de perfection, alors que nous sommes déjà parfaits ; seulement cette perfection se trouve recouverte par des couches de pensées et par le monde objectif. On dit qu’il faut atteindre la supra-conscience. Rien n’est plus faux. Le Soi est notre état de conscience normal ; nous nous imaginons qu’il faut progresser pour l’atteindre alors que nous sommes toujours en lui. Mais notre attention est accaparée par les objets et les pensées.


L’état de Réalisation est semblable à une longue route toute droite ; l’intellect et les sens ressemblent à une forêt vierge. Nous sommes tous au milieu de cette forêt. Il est difficile de parvenir à la grand-route, mais une fois qu’on y est tout devient clair et facile. C’est pourquoi je dis que la Réalisation est une chose facile.


Le développement spirituel ne se fait pas par étapes. Vous êtes un être spirituel ici et maintenant. Ne vous enfermez pas dans ces notions de plans, de niveaux, d’étapes ; ne chérissez pas ce qui n’est que fausses limitations. Vous êtes le Soi. Soyez cela.


Penser que vous devez découvrir votre propre moi est stupide. Qu’y a-t-il à trouver ?

« Cela » désigne le Soi intérieur, immanent en toute chose. Pour trouver le Soi, l'homme préfère s'abandonner, se quitter et se laisser happer par le monde ? Qu'est-ce que le monde ? Qu'y a-t-il d'immanent en lui ? C'est «cela ». Toutes ces idées ne prennent corps que lorsque l'on oublie son propre Soi. Je ne me suis jamais égaré dans d'aussi vaines recherches. Ce n'est que plus tard que je me suis rendu compte que les hommes s’y intéressaient.


Je ne m'en vais pas. Où donc irais-je ? Je suis ici !

Le silence est la plus grande des éloquences.

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