jeudi 19 mars 2009

Mircea Eliade


Mircea Eliade (9 mars 1907 à Bucarest - 22 avril 1986 à Chicago) est un historien des religions, mythologue, philosophe et romancier roumain. Il parlait et écrivait couramment huit langues (roumain, français, allemand, italien, anglais, hébreu, persan et sanskrit), mais la majeure partie de ses travaux universitaires a été écrite d'abord en roumain, puis en français et en anglais.

Mircea Eliade est considéré l'un des fondateurs de l'histoire moderne des religions. Savant studieux des mythes, Eliade élabora une vision comparée des religions, en trouvant des relations de proximité entre différentes cultures et moments historiques. Au centre de l'expérience religieuse de l’homme, Eliade situe la notion du « Sacré ».

Sa formation comme historien et philosophe, l'a amené à étudier les mythes, les rêves, les visions, le mysticisme et l'extase. En Inde, Eliade étudia le yoga et lut, directement en sanscrit, des textes classiques de l'hindouisme qui n'avaient pas été traduits dans des langues occidentales.

Ses romans, 'La nuit Bengali' (1933) et 'Isabelle et les eaux du diable' (1930), dont le sujet est l'amour érotique, mélangent vampire et fantômes avec des aspects autobiographiques. Mais Eliade reste surtout connu pour ses essais 'Traité d'histoire des religions' (1949), 'Le Mythe de l'éternel retour' (1949), 'Mythes, rêves et mystères' (1957), 'Le Sacré et le profane' (1959) et 'Aspects du mythe' (1963).

«Qu'est ce que la capacité d'apprendre, sinon un aspect de l'éternité ?»

«Les livres nous obligent à perdre notre temps d’une manière intelligente.»

«Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.»

«Quand on ne croit plus au Paradis, on commence à croire au spiritisme.»

«Le chemin de la sagesse ou de la liberté est un chemin qui mène au centre de son propre être.»

Chaque exilé est un Ulysse en route vers Ithaque. - Toute existence réelle reproduit l'Odyssée. - Le chemin vers Ithaque, vers le centre.

Dans l'étendue homogène et infinie, où aucun point de repère n'est possible, dans laquelle aucune orientation ne peut s'effectuer, la hiérophanie révèle un «point fixe» absolu, un «centre».

Il suffira de se rappeler ce que la cité ou la maison, la Nature, les outils ou le travail sont devenus pour l'homme moderne et areligieux, pour saisir sur le vif ce qui le distingue d'un homme appartenant aux sociétés archaïques.

Je n'admire que ceux qui persistent à créer tout comme si notre monde avait devant lui un millénaire de paix.

L'exilé doit être capable de pénétrer le sens caché de ses errances et de les comprendre comme autant d'épreuves initiatiques qui le ramènent vers le centre.

L'homme se fait lui-même, et il n'arrive à se faire complètement que dans la mesure où il se désacralise et désacralise le monde.

La conscience est considérablement enrichie par l'effort herméneutique déployé pour déchiffrer la signification des mythes, des symboles et autres structures religieuses traditionnelles.

On ne devient homme véritable qu'en se conformant à l'enseignement des mythes, en imitant les dieux.

Pour toute la pensée indienne, l'existence humaine était vouée à la souffrance par le fait même qu'elle se déroulait dans le temps.

Qu'est-ce que la capacité d'apprendre, sinon un aspect de l'éternité?

Quand on ne croit plus au Paradis, on commence à croire au spiritisme.

Les instincts de l'homme restent intacts, voici la simple vérité qu'oublient les « rationalistes ». Or, sa soif de salut fait partie de l'ordre naturel des choses. Quoi qu'il lui arrive, quels que soient les changements qui s'opèrent en lui, l'homme veut, espère, croit faire son salut, trouver le sens central de son existence, valoriser sa vie.

Les symboles sont susceptibles de révéler une modalité du réel, ou une structure du Monde, qui ne sont pas évidentes sur le plan de l’expérience immédiate. Leur principale caractéristique est leur multivalence, leur capacité d’exprimer simultanément plusieurs significations dont la solidarité n’apparaît pas d’emblée.

Vouloir cerner ce phénomène par la physiologie, la psychologie, la sociologie, l’économie, la linguistique, l’art etc., c’est le trahir, c’est laisser échapper justement ce qu’il y d’unique et d’irréductible en lui, nous voulons dire, son caractère sacré.

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